Des Hommes Couleur De Ciel de Anaïs Llobet

Chronique de AMR


Ma seizième lecture pour les 68 premières Fois : Des hommes couleur de ciel d’Anaïs LLobet, un second roman.

Quand je me plonge avec grand intérêt dans la sélection des 68, je suis toujours davantage attirée par les livres qui me dépaysent, au sens propre ou au sens figuré… En effet, je discutais dernièrement avec une autre 68 et nous déplorions de toujours lire un peu la même chose : des crises existentielles, des relations parents enfants, des comptes à régler avec des traumatismes, la vieillesse…
Des Hommes couleur de ciel rompt avec tout cela.

 D’abord, le titre, une périphrase métaphorique à la fois poétique et ambiguë, avec son article indéfini, sa détermination volontairement vague et incomplète, m’a interpelée annonçant une sorte de flou, des zones de non-dits et de mystère.
Puis, la répression de l’homosexualité en Tchétchénie est un sujet qui me touche et me révolte particulièrement ; les médias en ont beaucoup parlé puis sont passés à autre chose alors que les exactions continuent.

Anaïs LLobet a construit un véritable thriller sur fond d’exil, d’attentats et de culpabilité. Son roman est terrible au sens tragique du terme, provoquant horreur et pitié, quand quels que soient les choix des protagonistes, ils seront toujours perdants. Elle a admirablement façonné ses personnages, a joué avec la chronologie et avec les nerfs de ses lectrices et lecteurs qui ne sauront le fin mot de toute cette histoire qu’à l’ultime dénouement.

L’écriture est factuelle, précise, captivante.

Du grand art ! Parmi mes préférés de la sélection…

Cette lecture valide :

À propos du livre

  • Résumé : Dans le pays où est né Oumar, il n’existe pas de mot pour dire ce qu’il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ». Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et embrasse des garçons dans l’obscurité des clubs. Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie à son jeune frère Kirem, à la colère muette. Par une journée de juin, Oumar est soudain mêlé à l’impensable, au pire, qui advient dans son ancien lycée. La police est formelle : le terrible attentat a été commis par un lycéen tchétchène. Des hommes couleur de ciel est l’histoire de deux frères en exil qui ont voulu reconstruire leur vie en Europe. C’est l’histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d’intégration et de désintégration.
  • Roman de 224 pagesSe le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR . Ta chronique est convaincante. Je glisse ce titre dans ma LAL 😉

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