JEUX LIT AVEC SALLY : la musique

C’était le thème du club de lecture du mois de juillet. Nous étions trois à explorer la littérature sur le sujet

Kadeline a lu

Résumé : Il n’a que sept ans et a déjà beaucoup voyagé pour donner des concerts à travers l’Europe.
Il s’appelle Wolfgang Amadeus Mozart, c’est un entant prodige, il compose pour  » chercher les notes qui s’aiment « . C’est alors qu’un homme se présente à lui : Thamos, comte de Thèbes, venu de Haute-Égypte pour initier le « Grand Magicien » dont l’œuvre évitera à l’humanité de sombrer dans le chaos. Et ce Magicien, il le pressent, est peut-être Mozart. Dès lors, ils ne se quitteront plus. Mais Thamos parviendra-t-il à sauver Mozart des pièges qui lui seront tendus ?

Roman de 400 pagesSe le procurer

Chronique de Kadeline

Sitôt lu sitôt oublié, une lecture dispensable J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune sur le thème de la musique et quelle déception. Je garde un bon souvenir de cet auteur que je lisais souvent ado et je n’ai pas retrouvé ce que j’y trouvais avant. L’écriture n’est ni travaillée ni fluide, le rythme est haché et l’histoire ne m’a pas convaincue. Alors oui Mozart était franc-maçon et oui Christian Jacq est connu pour sa passion pour l’Egypte mais il y a des limites à tout. Entre devenir franc-maçon et avoir été suivi dès l’enfance par un mystérieux Egyptien il y a un écart auquel je n’ai pas adhéré. De même, je n’ai pas vu l’intérêt de couper la vie de Mozart sans arrêt par des guéguerres de loges maçonniques qui tombent comme un cheveux sur la soupe. Ce n’était clairement pas fait pour moi.

PaulLennon2019 a lu

Résumé : Retiré dans la campagne bourguignonne, Franck se rappelle comment, trente ans plus tôt, avec son meilleur ami, il a composé une chanson qui a fait le tour du monde et transformé sa vie.
Par touches successives, il va reconstituer l’histoire de ce tube des années 80, qui est aussi celle de son amitié avec Richard, devenu un naufragé de l’art, et de sa fascination pour un producteur de musique, Wilfried M. Enfermé dans sa solitude, il décidera alors de renouer avec son passé. Et de tout recommencer.
Mark Greene dépeint avec tendresse l’univers tourmenté de son antihéros. À la fois drôle et mélancolique, 45 tours est tout autant une odyssée musicale que le portrait doux-amer d’une génération.

Roman de 200 pagesse le procurer

Chronique de PaulLennon2019

Ce livre me fut offert il y a un moment mais s’il est resté longtemps là discret caché dans la bibliothèque, je savais qu’un jour j’irai à sa découverte, happé par l’idée de découvrir pourquoi un single peut changer la vie d’un homme.
Et je ne fus pas déçu car Mark Greene parle à la 1 ère personne d’un monde aujourd’hui disparu, celui de l’industrie du disque des années 1980.
Si Mark Greene est parfois comparé à Modiano, c’est surtout en raison de cette capacité à décrire avec moult détails cette époque que personnellement je n’ai pas vraiment connu.
On imagine un duo pop-variété qui pourrait ressembler par exemple à Partenaires Particuliers, un 45 tours, du succès et puis plus rien ! ou presque car le 45 tours devient un tube qui continue y compris de nos jours à passer à la radio.
Il nous plonge dans la nostalgie à la simple évocation d’adresses (ou d’enseignes) aujourd’hui disparues : Félix Potin, , Lido Music, Prisunic, Raoul Duval… « En ces temps-là, les Champs-Élysées étaient encore les Champs-Élysées, il y flottait encore un parfum particulier, un air d’insouciance et de nouveauté, hérité de la Libération et de l’après-guerre… C’était un quartier cosmopolite, un peu américain, l’un des seuls quartiers de Paris à n’avoir pas pour vocation d’être pittoresque. Il s’agissait, plutôt, d’une large plate-forme, d’un interminable hall d’aéroport dans lequel les voyageurs en partance avaient pour coutume de flâner. Les commerces étaient ceux d’une zone d’embarquement : cafétérias, parfums, vêtements de luxe, souvenirs, journaux… », écrit Mark Greene.
Le roman alterne les moments de souvenirs et les moments dans le présent où le narrateur collectionne de la terre dans des sachets comme pour mieux s’éloigner de la futilité des paillettes parisiennes.
Mais le plus surprenant, c’est qu’au final, après réflexion, le narrateur décide de revenir à Paris pour achever son rêve en enregistrant cet album dont il a rêvé avec son partenaire et ami.
Un journaliste du Point s’est récemment interrogé sur les raisons de ce style si particulier en se demandant si c’est tout simplement parce qu’il « écrit en musique ? » Il est vrai que son style utilise une rythmique propre et il n’hésite pas à utiliser magnifiquement des points de suspension comme pour nous indiquer comment évoluent les mélodies chantées par les groupes pop de l’époque.
Mark Greene est lui-même un écrivain franco-américain qui a dû bien connaitre les années 80. Il est né en 1963 à Madrid et il est le fils d’un photographe américain et d’une Française.
Paru en 2016, 45 tours est son 5 ème roman.
Dans ce roman, Mark Greene a choisi de se pencher sur la vacuité du show-business.
Mais il se penche aussi sur la fuite, le retour à la terre dans la campagne nivernaise où le narrateur cherche à retrouver ses racines et ses envies pour finalement trouvera une forme d’apaisement.

Les passages sur son obsession de la terre surprennent, voir ennuie un peu mais n’est-ce pas pour mieux nous questionner sur le sens de la vie.

Sally Rose a lu

Résumé : «Mon éloge est un dithyrambe totalement subjectif, sincère et ressenti, un discours « pour l’édification commune », ainsi qu’il est écrit dans les manuels de rhétorique. Il ne cherche pas à plaire aux critiques ou aux chroniqueurs. Il s’adresse aux lecteurs qui veulent découvrir le jazz, à ceux qui l’aiment un peu mais de loin ; aux simples enthousiastes, aussi, ces ravis du jazz, comme moi, qui communient dans la ferveur d’un solo de sax, d’une envolée de trompette, d’un murmure de basse…» Véritable déclaration d’amour au jazz, ce Petit éloge retrace l’histoire du genre et fait (re)découvrir ses figures les plus mythiques.

Essai de 128 pagesse le procurer

Chronique de Sally Rose

Petit livre très fourni sur l’histoire du jazz mais aussi ses musiciens et leurs techniques, le tout dans un style enthousiaste. Il est impossible de ne pas aller chercher les références musicales au cours de la lecture.

Il y a du swing dans l’enchaînement des chapitres, un peu de blues pour les plus Grands qui sont disparus, une vraie joie dans la découverte sans cesse renouvelée de nouveaux accords et nouvelles techniques tant cette musique est protéiforme.

Cet essai ravira autant les fans que les néophytes.

Ecouter du jazz, c’est ne plus pouvoir s’en passer !

Publicité

Un commentaire sur “JEUX LIT AVEC SALLY : la musique

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s