JEUX LIT AVEC SALLY : Une autrice

C’était le thème du club de lecture du mois de mars

Nous étions huit à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Inspiré d’un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l’horreur et la folie d’un passé douloureux. Ancienne esclave, Sethe a tué l’enfant qu’elle chérissait au nom de l’amour et de la liberté, pour qu’elle échappe à un destin de servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire et transcende la douleur des opprimés. Prix Pulitzer en 1988, Beloved est un grand roman violent et bouleversant. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hortense Chabrier et Sylviane Rué

Roman de 379 pages – se le procurer

Chronique de Amélie

Existe-t-il une bonne manière d’aimer inconditionnellement ? Existe-t-il une manière d’être libre réellement?

Au 124, Bluestone Road on s’y emploie de tout son être. Les réminiscences de l’esclavage sont chevillées au corps et le fantôme du passé prompt à en assurer la vivacité.
Les voisins ne passent plus, les garçons sont partis, le chien est terrorisé et le fantôme d’un bébé mort prend de plus en plus de place.

Quand les temps anciens s’invitent, les souvenirs rejaillissent par bribes éparses. Le puzzle d’une époque révolue et pourtant impossible à oublier se reconstitue comme un joyau à l’éclat bouleversant.

Sur le fil ténu qui sépare le fantastique de la folie, Toni Morrison se fait envoûtante. Elle laisse percevoir le fredonnement choral de la souffrance de ces vies brisées qui tentent de trouver la paix.  

Béatrice a lu

Résumé : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamours  : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… Une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse  ? Numéro un sur la liste des best-sellers du New York Times pendant plusieurs mois, ce thriller inquiétant de Lisa Gardner nous plonge dans l’intimité troublante d’une famille au-dessus de tout soupçon.   Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Deniard

Roman de 576 pages – se le procurer

Chronique de Béa

À l’heure où les réseaux sociaux (et surtout Instagram soyons honnêtes) ont un impact assez discutable et négatif sur les jeunes (et moins jeunes), et leur font éprouver un sentiment de mal-être par rapport à certains contenus, sur la vie « idéale » des autres, j’ai trouvé ce livre complètement d’actualité. 
Une famille où en apparence tout va bien, tout est (trop) beau, aucun nuage à l’horizon, argent, boulot, succès. Une famille que tout le monde envie. Mais voilà, quand on gratte un peu, bien cachées en dessous, il y a les failles. Les blessures et les secrets. Une vie pas si idéale que ça en fin de compte.
L’intrigue commence très rapidement, après seulement quelques pages, avec l’enlèvement de la famille Denbe.
Le suspense quant à cet enlèvement (assez violent on va se le dire) est de courte durée parce que les ravisseurs annoncent la couleur sur l’endroit où ils sont séquestrés.
Au fil de l’enquête, on découvre des personnages hauts en couleurs, d’apparence sincère et sans histoires mais qui renferment de nombreux secrets.
Je ne connaissais pas Lisa Gardner et je compte bien me rattraper prochainement😉 . Elle tient son lecteur en haleine jusqu’au bout, vraiment. 
On entre aussi au coeur des guéguerres entre services de police (c’est mon affaire, non c’est la mienne, je te dis que non bla bla bla bref).
Une super lecture qui se lit très facilement. Au fur et à mesure des pages on a vraiment envie de connaître le fin mot de cette histoire et croyez-moi on n’est pas déçu.

Kadeline a lu

Résumé : «En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique, qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de pays, et lorsque la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et nous offre une grande histoire d’amour, parcourant trois continents d’un pas vif et puissant.

Roman de 704 pages – se le procurer

Chronique de Kadeline

Une très belle découverte
Dans Americanah, on suit une héroïne et son amour d’enfance de leur enfance au Nigéria en passant par la découverte du pays où ils s’expatrient pour finir par leur retour au pays.
Pendant cette lecture, on voit bien toutes les difficultés subies sans apitoiement. Toutes les problématiques auxquelles notre héroïne va être confrontée, auxquelles on ne pense pas quand on n’est pas noire ni immigrée.
J’ai apprécié voir à quel point il existe une différence de comportement selon que l’on a affaire à un noir américain ou à un nigérian mais le plus intéressant est de voir tous les questionnements qui apparaissent. Comment rester soi-même tout en réussissant à faire illusion pour ne pas être identifié comme immigré ? Comment gérer le décalage entre la fierté d’être soi et le besoin/l’envie de s’intégrer ? Comment s’intégrer sans renier ses origines ?…
Une fois tous les questionnements et réflexions autour de la vie d’immigré abordés, on part sur ceux liés au retour au pays. C’est très intéressant de voir aborder le décalage que l’on subit au retour, ce sentiment d’être perdu, de ne pas reconnaître son pays… Tout tourne autour de la prise de conscience de l’écart entre soi et ceux qui ne sont pas partis. Sa famille et ses amis ont vécu des épreuves différentes ce qui entraîne une évolution différente. A cela s’ajoute les préjugés qui sont collés sur la personne qui revient. Cette lecture était passionnante, elle met en avant tout un tas de choses dont on n’a pas consciences si on n’est pas concerné et surtout de la place qu’elles peuvent prendre dans le quotidien. Ayant une mémoire plus visuelle qu’auditive, je suis surement passée à côté de plein de choses en choisissant le format audio pour cette lecture mais malgré cela elle était géniale.

Laehb a lu

Résumé : Claire DeWitt, la meilleure détective privée du monde, se réveille dans une ambulance à Oakland en Californie : quelqu’un vient d’essayer de l’assassiner. Mais elle n’est pas morte. Pas encore. Se méfiant de la police, Claire suit les indices à travers la scintillante Las Vegas et ses faubourgs désertiques afin de découvrir qui veut sa peau. Pour survivre, Claire va devoir naviguer dans le présent mais aussi revisiter son passé compliqué  ; entre rivalités de détectives, amitiés perdues et mystères généralement – mais pas toujours – résolus. Trois récits entremêlés éclairent trois époques de la vie de Claire : son adolescence de jeune détective ambitieuse à Brooklyn, qui s’est achevée avec la disparition de sa meilleure amie ; une enquête sur la mort inexpliquée d’un artiste à Los Angeles à la fin des années 1990 lorsque Claire, dévastée par le décès de son mentor, a dû tout recommencer ; et enfin, ses recherches actuelles face à un tueur déterminé. Lorsque le lien entre les trois récits se précise, la vérité se fait jour. Mais Claire n’abandonnera jamais sa quête de la réponse au plus grand mystère de tous : comment survivre dans ce monde manifestement conçu pour nous briser le cœur ? Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton « Un univers étrange et onirique où les mystères, affublés de noms poétiques, sont légion. Claire Dewitt ou la plus attachante détective du monde.  » L’Obs

Roman de 288 pages – se le procurer

Chronique de Laehb

Claire DeWitt est victime d’une tentative de meurtre, et en tant que détective privée ( la meilleure du monde, rien que ça ), elle est bien placée pour enquêter et coincer le coupable. Les indices la  conduisent à Las Vegas et pour démêler cette nouvelle énigme, elle revient sur des vieilles affaires des années 80 et 90.
Il ne faut pas perdre le fil car ces bonds dans le temps peuvent parfois être déstabilisants mais j’adore ce style de récits enchâssés de flash back et de digressions. Moins la chronologie est linéaire, plus on se perd et plus je me régale à ramasser des bribes d’indices et d’explications.

Maggy a lu

Résumé : Sur fond de luttes politiques et militaires, le portrait d’une femme moderne et déterminée, qui n’hésite pas à faire valser les traditions pour défendre corps et âme la cause en laquelle elle croit. Considéré comme l’un des textes les plus importants sur le mouvement des suffragettes, un éclairage historique précieux sur une époque à feu et à sang. De 1909 à 1918-1918, Londres. Ursula Winfield, la belle, la brillante, la délicate, fait partie de la upper class londonienne. Elle vit dans une sublime demeure de Kensington avec sa mère et son beau-père, le colonel Hibert. Et la jeune femme n’a qu’une idée en tête : faire de la chimie ! A longueur de journée, elle s’enferme dans son laboratoire, au grenier, et s’adonne aux expériences les plus farfelues. C’est décidé, scientifique elle sera. Jusqu’à ce qu’elle croise la route des suffragettes. Une lutte acharnée démarre pour la nouvelle recrue, qui n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour défendre sa cause. Mais, au loin, les tensions politiques grondent et la guerre est imminente. Ursula pourrait bien être prise dans un autre combat.

Roman de 455 pages – se le procurer

Chronique de Maggy


Ursula Winfield, jeune fille de bonne famille, ne mène pas la vie habituelle des jeunes femmes bien nées. Passionnée par les sciences, elle passe ses journées enfermée dans son laboratoire afin de mener à bien ses expériences. En tant que femme, elle s’aperçoit bien vite que ses chances de percer dans ce milieu masculin sont maigres. D’abord opposée au mouvement des suffragettes et à leur militantisme, peu à peu, elle découvrira que le combat pour le droit de vote des femmes est essentiel. Pour que les femmes puissent un jour être considérées comme les égales des hommes, pour que les femmes puissent sortir de leurs cuisines, pour que les femmes scientifiques comme elle puissent être prises au sérieux, pour leur liberté, tout simplement.
Si le roman a été publié en 1924 en Angleterre, il restait inédit jusqu’à présent en français. La traduction étant récente, il est fort probable que ceci contribue à la modernité de style qui permet une lecture très facile.
Edith Ayrton Zangwill s’est inspirée de sa belle-mère, scientifique et femme moderne du début du 20e siècle pour créer Ursula. Parce que l’autrice a fréquenté une femme qui se battait pour l’égalité avec les hommes, qui osait se prendre en mains et faire fi de certaines conventions, il a semble-t-il été naturel pour elle de rédiger un roman féministe dans les années 20.

Bien entendu, nous y retrouvons le combat des suffragettes mais nous entrons aussi dans l’univers très fermé des scientifiques. Univers dont les femmes sont également exclues à l’époque, quelle que soit leur apport à faire progresser la science. La belle-mère de l’autrice, Hertha Ayrton, avait elle-même inventé un ventilateur destiné à dissiper les gaz dans les tranchées et il lui a fallu beaucoup d’énergie et de courage pour combattre l’incompréhension et la résistance du corps (masculin) scientifique pour qu’enfin l’on distribue des centaines de ces « ventilateurs » aux troupes britanniques, sauvant ainsi des milliers de vies.

Le féminisme qui transparaît à travers tout l’ouvrage, y compris à travers l’inévitable histoire d’amour qui y est intégrée, reste d’actualité sur le fond. Forte tête est assurément un roman d’une modernité certaine, même s’il a été écrit il y a presque un siècle
. »

Priscilla a lu

Résumé : C’est en accompagnant son meilleur ami sur la tombe de sa mère assassinée il y a tout juste un an, que Christelle remarque une étrange inscription : « OO14-DEBUT DE JEU ». Le même jour, le corps d’un étudiant est découvert, un code gravé dans la chair : « 02F01 ». Et c’est au tour de l’une des policières chargées de l’enquête d’en recevoir un dans son courrier : « 02F01 : le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy ! ». Puis Christelle par SMS : « Bienvenue dans le jeu. Règle n°1 : ceux qui rentrent dans la partie ne peuvent pas la quitter avant la fin ». Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

Roman de 408 pages – se le procurer

Chronique de Priscilla

Euh…la fin de ce livre est démente.
Non. En fait c’est TOUT le livre, des premières aux dernières lignes, qui est juste dingue !

C’est clairement un des meilleurs thriller que j’ai eu l’occasion de lire. J’en ai pourtant lu quelques uns mais alors là c’est une vraie pépite…

Angélina Delcroix réussi avec brio à capter notre attention et à la garder. Une plume incroyable qui sait rester légère même pour décrire pléthore d’horreurs et de supplices.
Un régal.

Et alors ce scénario est oufissime…. J’ai gardé les mâchoires serrées et les poings crispés tout du long.
L’intrigue est hyper recherchée et sort vraiment des sentiers battus. 
Je suis scotchée.

Conclusion: WAOUH 

À lire absolument !

Ptitmousse a lu

Résumé : Retrouvez la plume d’Aurélie Wellenstein dans un roman écologique, glaçant et puissant ! Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.
Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.
Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

Roman de 363 pages – Se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Des marées fantômes, des spectres, des exorcistes… le grand saut pour moi, et, a priori, pas du tout mon genre de prédilection. Et c’est bien la raison pour laquelle je crois que je vais avoir pour toujours une tendresse particulière pour ce roman ; il sera celui qui m’a ouvert la porte d’un nouveau monde ! Déjà, c’est très visuel ; j’ai tout de suite imaginé un film de ce livre. Niveau style, l’écriture est propre (certains diraient trop) et très aisée. Après, on sent quand même qu’on est dans de la littérature pour adolescent.e.s. Les personnages sont tous attachants. On part bien dès le début avec Sélène (prénom que j’aime beaucoup) et son histoire d’amour caché. Ensuite, j’ai aimé que des ennemis a priori aient besoin de s’apprivoiser pour finalement former une sorte de famille, du moins un clan. J’ai aimé qu’ils appellent Oural « petit prince » ; j’y ai vu, contrairement à Oural lui-même, de la bienveillance. Peut-on parler de ce livre sans évoquer qu’il est fort marqué écologie, drame du réchauffement climatique, cruauté des humains envers les animaux. Les rêves d’Oural, en particulier, étaient terrifiants. Après, pour le détail, je suis une scientifique, j’aime ce qui est carré, je connais un peu Lavoisier, « Rien de ne perd, rien ne se crée… », toussa, toussa… Et du coup… elle est où l’eau alors s’il n’y en a plus sur Terre ? Cela mis à part, je suis vraiment ravie de cette lecture !

Sally Rose a lu

Résumé : Après un demi-siècle d’existence, les femmes des histoires de Bulbul Sharma découvrent avec stupeur que la vie n’est pas telle qu’elles l’avaient toujours imaginée. Passant de la révélation à la rébellion, elles vont apprendre à écouter leurs désirs, s’ouvrir au monde extérieur et à leur monde intérieur, et s’épanouir enfin. Pour Bulbul Sharma, à cinquante ans, la vie ne fait que commencer. Ecoutons-la nous en convaincre avec une tendresse et un humour délicieux.

Recueil de nouvelles de 250 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Savoureux recueil de nouvelles qui mettent en scène des femmes indiennes de la classe supérieure. Elles se sont toutes conformées à leur éducation, ont toujours respecté les contraintes du rôle social et familial attribué du fait de leur sexe.
La cinquantaine arrivant, elles vont découvrir que la vie a bien plus que ça à leur offrir.
Ces femmes forment un patchwork qui dessine le portrait de la femme indienne victime d’une très forte discrimination basée sur son genre. Pour autant, la plume est légère et joyeuse, dénonçant avec ferveur mais aussi tendresse ces maris et ces belles-mères qui martyrisent consciencieusement les jeunes femmes au nom de la tradition.
Publicité

2 commentaires sur “JEUX LIT AVEC SALLY : Une autrice

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s