JEUX LIT AVEC SALLY : Un pavé de plus de 700 pages

C’était le thème du club de lecture du mois de mai

Nous étions 7 à explorer le sujet

Audrey a lu

Résumé : La guerre est un enfer, mais c’est aussi un gagne-pain pour certains, comme Monza Murcatto, la plus célèbre et redoutée des mercenaires de Styrie. Trahie et laissée pour morte, Monza se voit offrir en guise de récompense un corps brisé et une haine brûlante envers ses anciens employeurs. Elle aura pour alliés un soûlard des moins fiables, le plus fourbe des empoisonneurs, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare décidé à se racheter une conscience. C’est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la vengeance.

Roman de 800 pages – se le procurer

La Chronique de Audrey

Sombre, très sombre. Même un peu glauque par endroit.
Joe Abercrombie nous sert un opus en Styrie qui n’est rien de moins qu’un nid de serpents. Au programme, la vengeance! Agrémentée d’un soupçon de trahison.

Monza, mercenaire de son état, est laissée pour morte par son employeur, le duc d’Orso après que lui et six autres hommes aient assassiné son frère sous ses yeux. Elle crie vengeance et dans l’ombre envisage de tuer les sept coupables, les uns après les autres. Aidée en cela d’une fine équipe : adepte de la torture, Homme Né, empoisonneur, mercenaire trahi, ex-bagnard. Tout ça fait un petit monde avec des personnalités atypiques, amorales, loin d’être manichéennes, qu’on apprécie autant qu’on désapprouve voire déteste par moment.

Avec astuce, l’auteur nous dévoile par les différents objectifs de Monza la situation politique de la Styrie, les cités en conflit les unes avec les autres, les ambitions des puissances voisines rivales, les aspirations du duc d’Orso. Une trame de fond palpitante!

Dans ce long pavé, les coups de théâtre sont nombreux. Pas trop le temps de s’ennuyer, d’autant que le livre est divisé en sept parties et on devine aisément la fin de chacune de ces parties. La sixième partie est celle qui m’a sans doute le moins emballée mais la fin est épique.

Placé dans le même monde que la Première Loi, je conseille la lecture de cette dernière trilogie avant. J’ai également lu Les Héros avant. Pour le coup, je conseille de le lire après, permettant de se garder quelques mystères sur le devenir de certains personnages…

Béa a lu

Résumé : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Roman de 864 pages – se le procurer

La Chronique de Béa

Dès la 1ère page, je savais que j’allais adorer ce livre. 
Joël Dicker a une plume qui vient vraiment me chercher (d’ailleurs son roman Le livre des Baltimore est mon préféré de tous les temps) 
Dans La vérité sur l’affaire Harry Quebert j’ai retrouvé l’univers de l’auteur, et je m’y suis sentie tout de suite très bien. Comme dans ma bulle, et je suis rentrée dans l’histoire à une vitesse folle. 
On retrouve le personnage principal de Joël Dicker, Marcus Goldman. 
Dans le Livre des Baltimore, livre qui est sortit après La vérité sur l’affaire Harry Quebert (mais que j’ai lu avant – by the way – 🤷🏻‍♀️) on découvre l’enfance de Marcus Goldman. 
Ayant eu un aperçu de son passé, j’avais déjà l’impression de le connaître (et de bien l’aimer 😉)
Tout est réuni pour faire un bon roman. De l’intrigue, des vieilles histoires d’amour, de la jalousie, la vengeance, le meurtre.
L’histoire est racontée de façon déstructurée, et c’est à travers les souvenirs des différents personnages qu’on apprend vraiment ce qu’il s’est passé cet été de 1975, et comment les événements se sont déroulés. On navigue comme ça tout le long de ce livre et l’histoire se dessine peu à peu.
Le livre est rempli de rebondissements; il m’est même arrivée de me mettre dans la peau de Marcus Goldman, d’analyser les personnages, de revenir quelques pages en arrière pour éliminer tel ou tel suspect ou au contraire trouver un personnage bien louche (tel un épisode d’Arabesque je me prenais pour Jessica Fletcher)
Et croyez-moi jusqu’au bout (même si j’avais eu le coupable dans ma liste des suspects pendant un moment) je n’ai pas su qui était le meurtrier et sa révélation m’a surprise.
Définitivement Joël Dicker sait me parler (🤗) c’est le seul qui, avec ses histoires, arrive à me faire me sentir si bien quand je suis plongée dedans et si maussade quand je les termine. 

Kadeline a lu

Résumé : Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle, leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très puritaine dominée par une Église implacable pour les femmes, Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés d’elle. « Marie Laberge signe une fresque vivante et généreuse. » Michel Grisolia – L’Express

Roman de 877 pages – se le procurer

La Chronique de Kadeline

Le goût du bonheur est une saga familiale québécoise aux petits oignons où l’on se sent bien et où l’on voit toutes les évolutions de la société dans cette période charnière post krach de 29.
On suit Gabrielle, toute sa petite famille et leur entourage dans leur quotidien. J’ai beaucoup aimé la gestion de toutes les contradictions et envies de Gabrielle, au sein de cette société en plein bouleversement. D’un côté, elle est catholique très pratiquante et veut un respect stricte de sa religion mais d’un autre, elle a conscience que si elle est heureuse en ménage ce n’est pas le cas de la majorité des femmes donc les choses doivent changer. Elle cherche un équilibre entre religion et bonheur pour ses filles et toutes les femmes : Comment concilier la modernité qui appelle une plus grande liberté des femmes sans abandonner sa foi, comment ne pas juger les personnes réfractaires au changement ? Tout est toujours une question d’équilibre : aider son prochain mais accepter la volonté de préserver sa fierté,  divorce ou pas divorce, place de l’automobile, gérer la tuberculose…
Le quotidien est rythmé par les faillites, la tuberculose, la montée des extrêmes et les conflits entre canadiens français et anglais. Gabrielle est un personnage très attachant, très posée et réfléchie, pleine de bonnes intentions et qui veut que chacun soit heureux. C’est un livre qui fait du bien car malgré tous les problèmes qui tombent, notre héroïne parvient à préserver un cocon. 
L’écriture est agréable, il y a un lexique pour les expressions québécoises mais finalement l’écriture fait qu’on n’en a pas spécialement besoin pour comprendre le récit.

Laehb a lu

Résumé : Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que… Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake. Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock‘n’roll. L’œuvre d’un génie ! Time Magazine. Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G. Wells. New York Times. Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. Miami Herald. Un fabuleux cas d’exorcisme littéraire. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.   King passe de l’enquête – remarquablement documentée – sur l’attentat de Dallas à un poignant roman d’amour, d’une jubilatoire célébration de glorieuses sixties aux sombres vertiges d’une hallucinante uchronie. Scotchant. Philippe Blanchet, Le Figaro magazine.

Roman de 1 043 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Les romans de Stephen King sont souvent jugés avec beaucoup de condescendance, voire du mépris, pas suffisamment intellectuels, un « mauvais genre » comme on appelle aujourd’hui les polars et SF, lectures de seconde zone en somme.

Et bien moi je suis fan depuis mon adolescence où j’ai découvert Roland de Gilead, mon héros préféré de tous les temps, jusqu’à l’infini, Amour éternel etc, etc.

Le King m’a valu quelques nuits blanches, que ce soit par des romans impossibles à lâcher ou par la frousse (dans ces cas là, je fais des pauses avec un bon doudou Agatha Christie ), j’en ai lu pas mal, aimé beaucoup, peu de déceptions, mais 22/11/63 est clairement un roman d’exception.

Le thème premier m’a ferrée : Jake se voit confier le secret d’une faille temporelle, un passage vers 1958. L’assassinat de Kennedy en MacGuffin crée une portée dramatique et une date butoir, et plus cette date approche et plus la tension augmente, les pages filent, tournent fébrilement.

Mais ce roman est avant tout un formidable témoignage de la vie dans les années 60 aux États-Unis, un documentaire social faire valoir d’une magnifique histoire d’amour, ou comment utiliser le prétexte d’empêcher un attentat pour écrire un roman magistral.

Maggy a lu

Résumé : Quand, en 1848, la jeune Américaine Olivia O’Rourke débarque à Calcutta, sa tante, digne aristocrate britannique, espère que cette villégiature se conclura par un bon mariage.
Mais, contrevenant aux règles de la bienséance, Olivia s’éprend de Jai Raventhorne, un énigmatique paria, bâtard d’un Anglais inconnu et d’une Indienne de basse caste.
Jai incarne à lui seul tous les charmes de l’Orient. Et il serait si bon de s’y laisser prendre… Les âmes charitables préviennent Olivia : il la détruira. Mais, emportée par une passion dévorante, Olivia n’écoute plus personne. Jai devient son obsession, son opium.
Un poison doux et violent qui ne tardera pas à causer de terribles dégâts… À moins que le trident de Shiva, emblème de Jai et des forces du Mal, ne se retourne contre celui qui le brandissait.

Roman de 717 pages – se le procurer

La chronique de Maggy

Le Trident de Shiva, c’est un peu un Autant en emporte le vent indien. Nous sommes à la moitié du 19e siècle à Calcutta alors colonie anglaise. L’impétueuse américaine Olivia, la petite vingtaine, est venue passer un an chez son oncle et sa tante. Au détour d’une fête ennuyeuse, elle rencontre le mystérieux Jai Raventhorne. L’homme est maudit par l’intelligentia en place, ce qui le rend d’autant plus attirant aux yeux de la jeune femme…
Dans l’Inde des colonies, Rebecca Ryman, nom de plume d’une indienne de souche, nous entraîne dans une formidable histoire d’amour passionnée sur fond de senteur exotique et de commerce maritime. Les personnages sont présentés assez rapidement et la plume de l’autrice les rend attachants dès les premières pages. Dans des décors très bien décrits sans en faire trop, le lecteur plonge littéralement dans cette fresque où l’on nous emmène chasser le grand tigre à dos d’éléphant, où le commerce de l’opium avec l’Europe fait la richesse de certains au désespoir des autres, où la maharani se révèle être une femme beaucoup moins effacée que l’histoire nous ne le laisse parfois croire…

Le roman de Rebecca Ryman est envoûtant et même s’il fait plus de 700 pages, il se lit très vite malgré quelques longueurs en milieu d’ouvrage. Olivia, la femme au caractère bien trempé, n’a décidément rien à envier à Scarlett O’Hara et Jai, le bad boy de l’époque, supplante même parfois ce cher Rhett Butler.
Une vraie découverte que ce roman indien qui se laisse dévorer

Priscilla a lu

Résumé : Je suis la balle dans votre fusil. C’est vous qui tirez, c’est moi qui tue. 1985. Alors que Paris est frappé par des attentats, Marc Masson, un déserteur, est rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d’opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henri Lœvenbruck raconte un moment de l’ histoire de France – qui résonne particulièrement aujourd’hui – dans un roman d’une tension à couper le souffle.

Roman de 832 pages – se le procurer

La Chronique de Priscilla

Parmi les sujets qui me désintéressent totalement il y a la politique et tout ce qui touche à la religion. Ici ce sont les deux thèmes qui habillent tout le récit. On peut donc dire que lire les 800 et quelques pages de ce livre tient du miracle pour moi…Et le pire dans tout ça c’est que j’y ai même pris du plaisir !
Le gros point fort, selon moi: les personnages. Marc Masson, alias Hadès, est le principal atout de ce récit. À la fois fort et très humain, on se passionne pour sa carrière et son parcours de vie hors norme.
Le livre est palpitant, bourré de détails sans jamais être étouffant. C’est aussi une mine d’infos sur des faits réels qui jalonnent cette période noire des attentats du milieu des années 80, j’ignorais beaucoup de choses sur ces événements et j’ai trouvé intéressant d’en savoir plus.
Sincèrement, même après avoir fini cette lecture je me demande encore comment l’auteur à réussi l’exploit de me faire aimer une telle histoire….le talent, forcément.

Sally Rose a lu

Résumé : « Alors, en début de soirée, ce 3 août 1962, vint la Mort, index sur la sonnette du 12305 Fifth Helena Drive. La Mort qui essuyait la sueur de son front avec sa casquette de base-ball. La Mort qui mastiquait vite, impatiente, un chewing-gum. Pas un bruit à l’intérieur. La Mort ne peut pas le laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet, il lui faut une signature. Elle n’entend que les vibrations ronronnantes de l’air conditionné. Ou bien… est-ce qu’elle entend une radio là ? La maison est de type espagnol, c’est une « hacienda » de plain-pied ; murs en fausses briques, toiture en tuiles orange luisantes, fenêtres aux stores tirés. On la croirait presque recouverte d’une poussière grise. Compacte et miniature comme une maison de poupée, rien de grandiose pour Brentwood. La Mort sonna à deux reprises, appuya fort la seconde. Cette fois, on ouvrit la porte. De la main de la Mort, j’acceptais ce cadeau. Je savais ce que c’était, je crois. Et de la part de qui c’était. En voyant le nom et l’adresse, j’ai ri et j’ai signé sans hésiter. »

Roman de 1 113 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Biographie fictionnelle, ce roman est une expérience littéraire de premier ordre.
Bien que flirtant de façon pressante avec les grands épisodes de la vie de Marilyn Monroe, l’autrice entreprend de mettre en exergue le point de vue de Norma Jean Baker. Que ressentait-elle ? Quelles étaient ses réflexions sur sa vie, sur le monde, sur les autres ?
C’est là que réside la beauté de l’exercice littéraire car si personne n’en sait rien, l’approche de Joyce Carol Oates est non seulement crédible mais semble parfaitement légitime.
Le lecteur passe donc 1 000 pages avec cette femme à fleur de peau qui exhale la souffrance autant que la beauté, dont la beauté est une souffrance.
Depuis longtemps, on sait que Marilyn n’était pas une petite blonde sexy et idiote mais une actrice au talent époustouflant d’une intelligence supérieure à la moyenne.
Dorénavant, je la regarderai aussi comme une femme écorchée vive, si pressée de plaire, qui voudrait tant que l’intérêt aux formes de Marilyn se porte sur l’esprit de Norma Jean.
Ce récit est envoutant, l’autrice fait preuve d’un grand talent en le conduisant avec tant de brio.
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3 commentaires sur “JEUX LIT AVEC SALLY : Un pavé de plus de 700 pages

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