Jusqu’où va l’amour de Jack-Laurent Amar

Chronique de AMR

En août 2019, j’ai eu le privilège de lire ce roman en avant-première à la demande de son auteur, qui cherchait des bêta-lecteurs(trices) ne connaissant pas son univers habituel…
Aujourd’hui, Jusqu’où va l’amour de Jack-Laurent Amar est enfin publié et trouve ses lecteurs, l’occasion pour moi d’en parler enfin au grand jour et d’apporter ma pierre à sa renommée naissante.
En toute honnêteté, je dois avouer que le titre a un côté « romance » qui ne m’aurait pas du tout attirée…, même par simple curiosité. Mais, sachant déjà que Jack-Laurent Amar était l’auteur d’un thriller (que je n’ai toujours pas lu), sa démarche m’avait suffisamment intriguée pour que j’accepte cette bêta-lecture. Conscient de ce décalage, l’auteur a d’ailleurs prévu un message pour ses lecteurs au début de son livre et, dans le courant du récit, son titre (que je qualifiais de « risqué » au départ) prenait sens peu à peu autour d’un jeu de mots et d’une variation sur le thème d’aimer « tout court » qui revenaient, tel un fil rouge, pour donner une réelle profondeur au récit.
Contre toute attente, j’ai signé le pacte de lecture et apprécié cette comédie sentimentale qui me semblait parfois proche de Sixième sens, le film de M. Night Shyamalan, en moins poussé cependant. Je me disais : « voyons donc où tout cela nous mène »…
 
Dès les premières pages, Tom et sa mère forment un duo craquant et attachant. Ils évoluent dans un décor vivant et réaliste avec juste ce qu’il faut de mystère pour captiver et accrocher les lecteurs.
Les dialogues sont très bien écrits, font « vrai » et naturel. Les problématiques sont actuelles : famille monoparentale, grand-mère alzheimer, maladie incurable… ; les lecteurs et surtout les lectrices s’y reconnaîtront sans doute.
J’adhère moins aux histoires de mômes et aux plaisanteries de cours de récréation ; tels quels, je les considère comme des respirations amusantes, des moments de fraîcheur dans un contexte plus grave.
L’écriture est fluide, agréable et rythmée avec une alternance des points de vue et des registres, aller-retour entre passé et présent : focalisation sur les enfants, puis sur les adultes, extrait de journal intime, retour au récit à la première personne, langage courant et plus châtié, recherché et métaphorique.
 
La rencontre entre l’écrivain et la belle journaliste n’a rien de vraiment original au départ mais elle sert d’écrin à toute l’histoire :  deux personnages un peu étrangers l’un à l’autre, rapprochés par un petit garçon à l’étrange pouvoir… Le retour ponctuel à cette situation initiale agit comme une mise en abyme, devient un récit dans le récit, fait d’Héloïse une sorte d’alter ego du lecteur : comme elle, on se demande quel rôle joue le narrateur dans l’histoire. 
En effet, l’originalité vient du fait que, dans la majorité du roman, l’histoire nous est racontée en partant du point de vue de l’enfant qui l’a vécue et non pas de l’adulte qui la raconte. Parfois, la linéarité du déroulement des événements est un peu bousculée, présentée selon des focalisations différentes.
J’ai beaucoup aimé la manière dont l’humour fait passer le côté un peu trop « guimauve » à mon goût de certains passages ; les scènes entre la mère de Tom et le beau et ténébreux voisin ont pu m’agacer un peu, je l’avoue, trop « clichés » à mon goût, mais Jack-Laurent Amar m’a gentiment remise à ma place et recadrée sur le sujet en m’expliquant sa vision personnelle des dits clichés ou stéréotypes dont la vraie vie est remplie…
Naturellement, les retournements de situation et le dénouement m’ont prise de court… Je ne peux rien dire de plus ici sous peine de divulgacher, mais c’est plutôt bien ficelé, croyez-moi sur parole et l’émotion est au rendez-vous !
 
Sachant que la romance n’est vraiment pas mon genre de prédilection, je reconnais que ce roman est très bien construit, original. J’ai passé un excellent moment et apprécié mes échanges avec son auteur…
Du coup, et même si cela n’a pas vraiment de rapport, j’ai bien l’intention de lire ses thrillers, L’ombre et sa lumière et Les Méandres du mal, où je serai peut-être plus dans mon élément.
 

 

Cette lecture valide :

La consigne n°10 du Défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : A 12 ans, Tom est un petit garçon espiègle et plein de vie. Il découvre qu’il est capable d’influencer l’univers, afin que tous ses vœux soient exaucés.
Élevé seul par sa mère à qui il voue un amour inconditionnel, il décide de faire de leur vie un véritable conte de fées. Pourtant, très vite, il réalise que tout ne se passe pas exactement comme prévu…
Et s’il existait un prix à payer à son incroyable don, une ligne d’horizon qui répondrait à la question : Jusqu’où va l’amour ?

Roman de 141 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. A découvrir 🤗

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s