Days de James Lovegrove

Chronique de Ptitmousse

J’ai passé un très bon moment au cours de cette journée qui se déroule chez Days. On lit avec aisance cette description de réalité alternative. On se balade dans les rayons, trouvant tout cela dingue !
Sur une journée, on suit trois destins, trois points de vue différents sur le gigastore :
– Frank : employé depuis 30 ans
– Linda et Gordon : clients pour la première fois
– les sept frères Day : propriétaires et décisionnaires de Days
C’est la journée et les détails concernant ces derniers qui m’ont le plus enthousiasmé.
Les épisodes des ventes flash, où les gens deviennent dingues pour avoir 15% de réduction sur des produits dont ils ignoraient l’existence et donc dont ils n’avaient pas besoin d’acheter, sont criants de vérité, tragiquement…Sympa le clin d’œil pour le nom donnée à la responsable livres : Rebecca Dalloway :,-)Bon, à ce propos, je suis un peu perturbée par la fin ; il fallait bien trouver comment terminer le livre mais je n’ai que peu adhéré au pétage de plomb de cette dernière. De manière générale, la fin est glauque et cruelle (cf : Sonny, petit dernier des frères Day)… mais finalement n’est-ce pas tout ce mode de consommation qui est le plus affreux et cruel ?
Dernier détail : j’ai aimé les citations/apartés en début de chapitre.
Pour conclure, moi qui cherchais à entrer dans la SF, entrée appréciée et réussie !

PS : Heureusement, d’après de récentes études, il semble que l’on s’oriente vers une décroissance consumériste et moins d’achat en très grandes surfaces. Ouf !

Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Days Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s’achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu’avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l’un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l’intérieur, à l’abri du monde et des tracas quotidiens, l’âme emplie par toutes les promesses qui s’offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on… mais à quel prix ?

Roman de 477 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Ce roman me tente bien, hop dans ma LAL 😍

PS : à noter que cette chronique a été rédigée avant le premier confinement 😉

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