JEUX LIT AVEC SALLY : La couverture comporte majoritairement du rouge et/ou du vert

C’était le thème du club de lecture du mois de décembre

Nous étions 6 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Jeune diplômé désargenté, Satyacharan accepte un poste de régisseur aux confins du Bihar, dans le nord est de l’Inde. Quittant Calcutta, ce Bengali raffiné et mondain est bientôt fasciné par l’exubérance de la faune et de la flore et par la diversité des habitants de ce vaste domaine forestier. L’illustre roi des Santals garde ses vaches à l’ombre d’un banyan sacré, Yugalprasad embellit la jungle en y plantant de nouvelles espèces, Dhaturiya préfère danser sans manger plutôt que travailler aux champs… Satyacharan sait qu’il est le dernier témoin d’un formidable écosystème ; il doit pourtant en orchestrer la disparition. Son rapport au monde en sera à jamais bouleversé.

Roman de 299 pages – se le procurer

La Chronique de Amélie

Sans argent ni perspective, le jeune Bengali Satyacharan accepte, plus par nécessité que par enthousiasme, un poste de régisseur dans un domaine forestier du Bihar. Son rôle est d’attribuer la location des terres de cette jungle luxuriante à de modestes cultivateurs.


De l’expérience de ce citadin invétéré, largement inspirée par celle de l’auteur, naîtra un texte passionné. Sa rencontre avec la nature éblouissante, vierge de toute exploitation est une véritable révélation de la beauté suprême. De ces 6 années passées dans un environnement qui n’avait rien pour être le sien, Satyacharan rentrera changé : enrichi en son cœur d’une conscience écologique (bien que sa fonction l’ait lié directement à la déforestation), mais également d’une conscience sociale pour s’être peu à peu débarrassé de sa condescendance à l’égard des populations qui vivent en ces lieux reculés.


Ce texte hors du commun se situe à mi-chemin entre le carnet de bord et le  nature-writing, on y croise des personnages fabuleux, un peuple autochtone oublié, et des descriptions somptueuses d’une nature qui confine au divin, nous éblouissant de sa diversité. On s’y familiarise également avec le système totalement révoltant des castes et avec d’autant plus de réalisme et de sincérité que l’auteur indien vit lui aussi avec cette conscience de caste même si par bien des aspects elle paraît moins prégnante chez lui que chez les ruraux qu’il rencontre.


C’est un livre aussi beau par sa plume qu’intéressant par son propos, et finalement aussi exotique qu’universel qui donne à penser une fois de plus à la beauté perdue du monde et à celle qui peut encore être préservée. 

Kadeline a lu

Résumé : «  Bloomsbury m’enchante, il est la vie même.  »   Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d’Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants  : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l’union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d’édition Hogarth Press. Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l’affirmation de la vie, d’une «  vie intense et triomphante  ».   Inclus  : des extraits de lettres, une nouvelle de Virginia Woolf et une nouvelle inédite de Leonard Woolf.

Roman de 224 pages. Se le procurer

La Chronique de Kadeline

Ce livre est un ouvrage hybride, il contient une biographie partielle et 2 nouvelles, une par protagoniste. La biographie couvre une période de temps restreinte qui va de leur naissance à leur mariage. Cette partie était agréable à lire et intéressante bien qu’elle ne colle pas vraiment avec les codes d’une biographie habituelle. Au lieu d’une narration contenant quelques citations pour étayer les propos, l’autrice a privilégié la traduction brute du matériel de base. Il y a une grande proportion d’extraits, de correspondances, de journaux intimes, de photos… tandis que la part d’analyse et de récit propre à l’autrice est réduite. Ce retournement des proportions est un parti pris déroutant mais qui fonctionne plutôt bien. J’ai aussi beaucoup aimé les 2 nouvelles. La nouvelle de Virginia parle d’une tâche sur le mur. L’ambiance créée était étonnante mais c’était agréable à lire. La nouvelle de Léonard peut faire polémique car la vision de ses compatriotes juifs est bien salée. J’ai aimé le regard acéré et découvrir certains points culturels. Vu le ton, ça ne m’étonne pas qu’elle n’ait jamais été traduite précédemment mais elle a vraiment quelque chose de marquant.

C’est un très bel objet avec tranche rouge, couverture dure, mise en page soignée et présence de photos. C’est une lecture intéressante même si ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Je n’ai pas passé un mauvais moment mais je ne pense pas qu’il m’en restera longtemps des souvenirs à part la nouvelle des 3 juifs dont le discours m’a marquée.

Laehb a lu

Résumé : UNE EFFROYABLE DÉCOUVERTE, DOUBLÉE D’UNE ÉNIGME INSOLUBLE. Pourquoi des dizaines de pieds mutilés, revêtus de chaussures vertes, sont-ils venus s’échouer sur l’île paradisiaque de Sanibel, en Floride ? Ce phénomène inexplicable et les questions qui en découlent aiguisent la curiosité de l’inspecteur Pendergast, du FBI, qui décide d’interrompre ses vacances. POUR LE COMMUN DES MORTELS, PEUT-ÊTRE… PAS POUR L’INSPECTEUR ALOYSIUS X.L. PENDERGAST !Nul ne sait d’où viennent ces pieds sectionnés. Ni même si leurs propriétaires sont toujours en vie. Débute alors une enquête qui mènera notre héros aux sources d’une rivière maudite… Confronté au complot le plus diabolique qu’il ait jamais eu à déjouer, l’agent spécial Pendergast va devoir redoubler de sagacité s’il ne veut à son tour servir de cobaye…« Un inspecteur aussi inclassable qu’irrésistible. Et des auteurs au sommet de leur art ! » Kirkus Reviews

Roman de 442 pages. Se le procurer

La Chronique de Laehb

Le duo Preston & Child est une valeur sûre. Je ne me rappelle pas avoir déjà été déçue. Si c’est le cas, les bons souvenirs ont complètement écrasé une potentielle déception.

Oui, Preston & Child is always a good idea. Pendergast ou pas d’ailleurs. C’est extrêmement bien écrit, avec un vocabulaire riche, de belles phrases travaillées, une profondeur dans la psychologie des protagonistes et l’intrigue, ce qui manque parfois aux polars et les dessert très souvent. Le suspense est toujours au rendez-vous grâce à une imagination, une créativité morbide et glauque tellement distrayante ! Des personnages intelligents et intéressants, denses, de l’action et des rebondissements « à l’américaine ». N’est pas Aloysius qui veut !

J’ai adoré les accompagner à travers la Floride (Etat cher à mon cœur ) et surtout faire connaissance avec Constance, la pupille et Coldmoon le collègue du FBI, personnages que je ne connaissais pas encore car j’ai loupé les derniers tomes des enquêtes de Pendergast.

Ce 19e tome m’a donné envie de reprendre la série depuis le début. Résolution 2021 ?

Maggy a lu

Résumé : Malgré un quotidien bien huilé, Irène a l’impression de passer à côté de son destin. Alors, quand elle apprend que la vieille amie de sa grand-mère lui lègue sa maison en Angleterre, elle n’hésite pas et saute seule dans le premier avion, direction Charlestown. À l’aube des fêtes de fin d’année, elle démarre une nouvelle vie avec de nouveaux voisins : un septuagénaire loufoque, une pétillante serveuse… mais surtout Rudolph, solitaire et bourru, veuf depuis deux ans. Aussi attirant qu’agaçant, cet homme des cavernes se maintient tant bien que mal au-dessus des flots grâce à son fils. Et si l’étincelante Irène réussissait à le faire sourire à nouveau ? Et si c’était ça, la magie de Noël ?

Roman de 461 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

A 35 ans, sans enfant, Irène s’ennuie dans une relation qui dure depuis presque vingt ans. Quand elle apprend qu’une amie de sa grand-mère lui lègue une maison dans une petite ville de bord de mer en Cornouailles, elle ne réfléchit pas longtemps pour sauter dans un avion et tenter de se donner une nouvelle chance. Dans sa petite maison rose, elle va d’abord rencontrer et s’attacher à Jacob, son septuagénaire de voisin, un brin facétieux, toujours optimiste et bien déterminé à lui redonner le sourire. De l’autre côté du mur, Rudolph, jeune veuf, et son fils de 9 ans et demi (important le demi!) tentent de reconstruire une vie de famille. Bourru, aux allures d’ours ma léché, le père aux yeux verts a bien l’intention de ne pas se laisser envahir par la jeune française qui vient de débarquer dans sa vie.
En voilà une bien belle romance de Noël ! Tous les ingrédients classiques sont là. Une jeune femme seule, un peu triste par moment; un jeune veuf, tel le loup terré dans sa tanière pour lécher ses plaies; un jeune garçon qui voudrait bien profiter de la vie et voir son père à nouveau heureux; un voisin un tantinet envahissant mais ô combien décidé à ce que tout le monde profite du bonheur quotidien; le tout dans une petite ville de bord de mer, équipée d’un café accueillant.
Si tout semble bien prévisible dès le début, l’autrice aborde tout de même quelques thèmes pas vraiment guimauves comme la solitude, le désir d’enfant, la mort de l’être aimé, la reconstruction,… Et c’est là tout le charme de ce roman. Parce que rien n’y est mièvre. L’histoire tient la route, même si tout va très vite, bien entendu. L’autrice se fend même de se moquer des clichés des téléfilms de Noël à plusieurs reprises, rendant son roman encore un peu plus ancré dans la réalité. Et cerise sur le gâteau, l’humour délicat mais omniprésent de Valentine Stergann arrache régulièrement des sourires, voire quelques éclats de rire, aux lecteurs consentants.

Une jolie romance de Noël, à déguster bien au chaud, armé d’un chocolat ou d’un thé.

Priscilla a lu

Résumé : Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie ? Est-il possible de manger tout ce que l’on aime sans prendre dix kilos ? Comment trouver l’amour ? Trop de doutes pour être heureuse, trop d’envies pour se contenter du banal… Jusqu’au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire. La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens gorges, les garçons, l’électricité et les lois qui gouvernent l’Univers… Libérée des a priori, portée par un cœur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même… Gilles Legardinier confirme brillamment qu’il n’a pas son pareil pour allier le rire à l’émotion. Qui n’a jamais rêvé de tout oublier pour recommencer?

Roman de 480 pages – se le procurer

Chronique de Priscilla

Toute la fraîcheur de la plume de Gilles Legardinier au service de Laura, atteinte d’amnésie suite à un coup à la tête lors d’une balade à poney.
C’est drôle, bourré d’optimisme et de bons sentiments : soit exactement ce dont j’avais envie en cette période noire.
Comme à son habitude Gilles Legardinier sait rendre parfaitement crédible son héroïne qui, à cause de (ou grâce à) son accident vit son quotidien comme un enfant le ferait, avec les yeux de l’innocence. Autant dire que par moment c’est loufoque mais ça donne lieu à des situations et réflexions bien cocasses qui, pour ma part, m’amusent beaucoup !   
Laura c’est un peu la fille qu’on voudrait avoir comme copine ou collègue et avec qui on se marre bien. 
Et puis il y a toujours la petite patte féline qui vient se glisser dans la plupart des livres de l’auteur et qui n’est pas pour me déplaire !

Sally Rose a lu

Résumé : Son nom est Liv Maria Christensen. Elle fut l’enfant solitaire, la jeune fille fiévreuse, l’amoureuse du professeur d’été, l’orpheline et l’héritière, l’aventurière aux poignets d’or. Maintenant la voici mère et madone, installée dans une vie d’épouse. Mais comment se tenir là, avec le souvenir de toutes ces vies d’avant ? Faut-il mentir pour rester libre ?  Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d’une femme marquée à vif par un secret inavouable.  Et explore avec une grande justesse les détours de l’intime, les jeux de l’apparence et de la vérité.   Née en 1987 à Nantes, Julia Kerninon est l’une des voix importantes de la nouvelle génération d’autrices.  Ses précédents livres ont été couronnés de nombreux prix, salués par la critique et traduits à l’étranger. Avec ce cinquième roman, elle affirme encore son talent.

Roman de 270 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Liv Maria est le fruit d’une bretonne et d’un norvégien. De nature opposée mais unis par une passion fusionnelle, ils vont donner à Liv Maria le respect de la liberté et le goût des livres.

Alors qu’elle suit des études à Berlin, elle s’éprend de son professeur. Durant deux mois, cette liaison enivrante façonnera la femme qu’elle deviendra.

Plusieurs thèmes sont abordés dans ce roman mais globalement le sujet central tourne autour de la connaissance de soi, du respect que l’on doit avoir pour ses propres aspirations.

Liv Maria est un personnage très attachant, une femme libre, curieuse, ardente, vivante.

Le ton est érudit, les références littéraires sont nombreuses, le style est un peu académique mais il ne brise pas la flamboyance de Liv Maria ni ne jure avec son apparente frivolité.

À découvrir

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