Friday Black de Nana Kwame Adjei-Brenyah

Chronique de Sally Rose

Voici un recueil de nouvelles qui, je pense, trouvera sa place dans la bibliographie « Black live matter ».
Le genre utilisé est celui de la dystopie, qui permet de grossir le trait jusqu’à l’absurde (en sommes-nous certains ?). C’est ainsi qu’un père de famille est relaxé pour légitime défense après avoir décapité en pleine rue cinq enfants noirs qui se trouvaient sur son chemin et qui lui ont donné le sentiment d’être en danger par leur simple présence.
Voilà pour la première nouvelle. Elles sont toutes aussi aberrantes et nous montrent combien le traitement de la société diffère selon que les personnages sont Blancs ou Noirs.
Mais l’auteur va plus loin. Il met en exergue la déshumanisation de la société de consommation, entraînant une grande confusion sur ce qui est essentiel, existentiel. La nouvelle Friday Black est en ce sens un vrai chef-d’œuvre.
Petit bémol : beaucoup de violence dans ces récits, heureusement que le format de nouvelles m’a permis de faire des pauses sans casser la trame.

#PicaboRiverBookClub

A propos du livre :

Résumé : Avec ce premier livre incroyablement inventif, Nana Kwame Adjei-Brenyah s’est imposé aux États-Unis comme une nouvelle voix explosive dans la lignée de Colson Whitehead et Marlon James. Entremêlant dystopie, satire et fantastique, et ses nouvelles donnent à voir avec une effarante lucidité la violence et la déshumanisation de notre monde.  Qu’il mette en scène le procès d’un Blanc accusé du meurtre effroyable de cinq enfants noirs (et qui sera acquitté), le parcours d’un jeune qui tente de faire diminuer son « degré de noirceur » pour décrocher un emploi, le quotidien d’un vendeur de centre commercial confronté à des clients devenus zombies, ou celui des employés d’un parc d’attractions faisant du racisme ordinaire une source de divertissement, AdjeiBrenyah le fait avec une maîtrise et une maturité stupéfiantes. On renferme ce livre hébété : si la fiction peut contribuer à bousculer les mentalités, alors Friday Black est une puissante arme littéraire.  « Une voix nécessaire. Un premier livre inoubliable. » Tommy Orange, auteur d’Ici n’est plus ici

Recueil de nouvelles de 272 pages – se le procurer

Avec cette lecture, je conseille le thé Magic Moon de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

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