JEUX LIT AVEC SALLY : Sidonie-Gabrielle Colette

C’était le thème du club de lecture du mois de mars

Nous étions 5 à explorer le sujet

Laehb a lu

Résumé : «Ils nageaient côte, à côte, lui plus blanc de peau, la tête noire et ronde sous ses cheveux mouillés, elle brûlée comme une blonde, coiffée d’un foulard bleu. Le bain quotidien, joie silencieuse et complète, rendait à leur âge difficile la paix et l’enfance, toutes les deux en péril.» Comme tous les étés, Vinca, quinze ans, et Philippe, seize ans, passent leurs vacances ensemble en Bretagne. Cet été là, leur amitié de toujours se transforme en amour grandissant et cette sensation nouvelle vient bousculer leur naïveté d’enfants. De la complicité et l’insouciance qui les unissaient, il ne reste plus que souffrance, incompréhension et trahison. En luttant contre leurs sentiments confus, ils quittent peu à peu le monde de l’enfance et découvrent, amers, les tourments de l’adolescence.

Roman de 128 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Découverte de Colette, roman choisi au hasard dans mon anthologie. « Hasard » sûrement guidé par la notoriété de ce roman, mais pas hasard heureux cette fois.
Les premiers chapitres m’ont enthousiasmée, j’étais sous le charme de cette belle plume nous présentant Vinca et Phil, deux adolescents inséparables depuis leur plus jeune âge.
Chaque année les deux familles se retrouvent dans une maison sur la côte bretonne pour y passer les mois d’été. Les enfants découvrent la vie ensemble, grandissent, mûrissent et leur attachement devient plus fort, plus adulte.
C’est le roman du passage à l’âge adulte, de l’initiation et la découverte des plaisirs charnels, du jeu de la séduction, de l’immorale relation que Phil entretient avec une voisine adulte, la Dame, qui lui fera finalement comprendre la profondeur de ses sentiments pour Vinca, si jeune et pourtant si mature. On peut comprendre sans aucun problème le scandale créé à sa sortie, même si l’écriture et la narration sont tout en pudeur, sans grossièretés ni descriptions, le sujet de la sexualité, adolescente de surcroît, est tabou.
Si la première partie m’a ferrée par ces personnages attachants, ses parties de pêche et leurs baignades, j’ai vite déchanté et les deux héros ne m’ont plus paru attachants mais pénibles.
Fin de lecture un peu fastidieuse, je suis tout de même contente d’avoir enfin lu ce monument de la littérature française et renouvellerai sûrement l’expérience.


Maggy a lu

Résumé : La Seconde reste le plus méconnu des grands romans de Colette. Pourtant les thèmes sont bien caractéristiques de l’écrivain : l’amour et son faire-valoir, la jalousie ; l’alliance, au-delà, justement, de la jalousie, et renouvelée ici, de deux femmes qui se savent solidaires face à l’homme qu’elles aiment ; un adolescent torturé et maladroit ; le théâtre, perçu, cette fois, du point de vue de l’auteur « Lorsqu’il suffit à un écrivain de se montrer, d’être lui-même pour émouvoir et faire œuvre d’art à la fois, pour enchanter nos sens, notre cœur, notre goût, dans une approbation sans réserve de notre intelligence, on peut, sans crainte de se tromper, parler de génie » (Henry de Montherlant, à propos de La Seconde ).

Roman de 192 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

J’avoue avoir vraiment galéré à entrer dans ce roman. Première lecture de Colette pour moi et j’ai éprouvé beaucoup de difficultés avec son style que je ne connaissais pas. J’ai l’impression d’avoir lu le premier quart du livre de manière très mécanique. Je lisais, mais finalement je ne comprenais rien. Je me suis attardée sur certaines phrases et effectivement, en l’état, certaines ne voulaient rien dire…
Comme il n’est pas dans mes habitudes d’abandonner, que l’autrice a quand même la renommée qu’on connait, j’ai persévéré mais j’ai lâché prise et finalement, ça c’est bien passé. Vouloir à tout prix comprendre chaque phrase n’était pas le bon plan. En se laissant porter par les mots et le style, j’ai réussi à me glisser dans le trio Farou, Fanny et Jane et j’ai pu poursuivre ma lecture jusqu’au bout sans tirer la langue et soupirer.

Question intrigue, je pense qu’on a ici les sujets fétiches de Colette: une femme amoureuse et trompée, mais qui ne semble pas s’en émouvoir outre mesure; deux femmes aux relations ambigües; un homme qui affiche plus d’aplomb qu’il n’en ressent réellement; un jeune homme qui fait ses premier pas dans le monde de l’amour… le tout dans une ambiance pesante, sur fond de création d’une pièce de théâtre, côté auteur.

Au final une lecture pas désagréable, mais qui ne me fera pas me ruer sur un prochain Colette et dont la fin m’a laissée un peu dubitative.


Ptitmousse a lu

Résumé : Sido est d’abord un volume qui réunit les souvenirs d’enfance de Colette. L’hommage à la mère de l’écrivain occupe la première partie, les deux autres sont dédiées au père : le Capitaine, et l’autre aux frères et sœurs : les sauvages. Pourtant ce titre est révélateur, il marque bien la place essentielle qu’occupait la mère dans la « maison de Claudine », dans le cœur du père, dans la vie des enfants, et, ici, dans le souvenir de la benjamine, l’écrivain. Sido fut accueilli en 1930 comme « le plus pieux monument qu’on éleva jamais à une mère » (Pierre Scize).

Roman de 124 pages – Se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Tout d’abord, c’est une belle langue, agréable, poétique ! Ensuite, les situations m’ont parlée. Cela peut parler à tout le monde (enfin, les moins jeunes…) je pense. N’a-t-on pas tous une grand-mère, une grand-tante ou arrière cousine qui ressemble à Sido, qui vit dans un village, une vie un peu à l’ancienne, avec une maison et un grand jardin derrière ? En tout cas, moi, j’ai de suite visualisé.

Par rapport au sujet, c’est finalement autant un hommage à la jeunesse de Colette, à la vie de campagne, à la nature qu’à sa mère. Et même sur les deux récits suivants, sur son père et ses frères, cela se ressent. Soit dit en passant, un sublime hommage à sa mère. En tant que maman, quelle preuve d’amour de la part de sa fille !

Après, pour une première œuvre de Colette, peut-être n’était-ce pas le meilleur choix parce que j’ai quand même sauté quelques lignes… j’avoue
… A voir si un jour, je me plonge dans un de ses autres récits.

Ranine a lu

Résumé : Un titre bien sage pour un roman qui l’est moins. Claudine le reconnaît : « Vrai, cette école n’est pas banale ! » Comment pourrait-elle l’être ? Les élèves ont des personnalités peu communes : la grande Anaïs, que Claudine qualifie de menteuse, filouteuse, flagorneuse, traîtresse, possède en outre « une véritable science du comique » ; les Jaubert sont agaçantes à force de sagesse ; Marie Belhomme, « bébête, mais si gaie » ; Luce, charmeuse autant que sournoise ; et les autres, « c’est le vil peuple ». Quant aux maîtresses… Mlle Sergent, « la rousse bien faite », aussi intelligente que laide, est tout yeux pour son assistante, Mlle Aimée, la bien nommée. Ajoutez les instituteurs des garçons, le pâle Duplessis et le vaniteux Rabastens, le médecin scolaire, le Dr Dutertre, aux dents de loup, qui aime s’attarder auprès des grandes… et vous obtenez un mélange détonant. Pour parfaire l’ensemble, c’est une Claudine débordante de vitalité, excessive dans ses élans, qui mène la ronde.

Roman de 256 pages – Se le procurer

Chronique de Ranine

Mais quelle surprise ! Belle et étonnante surprise ! Je pensais, naïvement, que c’était de la littérature jeunesse ! Ah mais pas du tout ! Elle est plutôt coquine Claudine, et tout son entourage aussi. Je pensais aussi que le roman allait être un peu vieillot. Pas du tout non plus, au contraire même. C’est simple mais pas simpliste. Un excellent moment.

Sally Rose a lu

Résumé : Son père ayant décidé d’emménager à Paris, voilà Claudine transplantée loin de ses « chers bois ». Le choc est rude ; elle tombe malade, mais la vitalité reprend le dessus. Chez sa tante Cœur, elle fait la connaissance de Marcel, joli et charmant. Il lui présente ses amis, tout aussi raffinés que lui. Elle devient leur confidente… Marcel a un père, Renaud, jeune encore. Claudine n’est pas longue à en tomber amoureuse. Renaud, aimable dilettante, lui fait découvrir les charmes secrets de la ville – les théâtres, les restaurants, les soupers – et sa faune… Mais Claudine, malgré sa curiosité et son exubérance, est farouche. Suivre Renaud, ce serait renoncer à la solitude qui la vivifie, à son village qu’elle regrette, à un passé dont elle n’arrive pas à se détacher. Il va lui falloir choisir…

Roman de 256 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

J’avais lu la série des Claudine dans mon enfance et j’en avais gardé un souvenir désagréable, tout simplement parce que ça me paraissait transgressif sans trop savoir pourquoi.
Souhaitant en relire un volume avec mes yeux, mes sentiments et mes réflexions d’adulte, j’ai choisi celui-ci.
Alors certes, transgressif, ça l’est ! Tant pour l’époque de publication que pour la petite fille que j’étais. Mais j’ai trouvé le style ennuyeux, le récit insuffisamment construit. Il est comme le personnage, inconséquent et inintéressant.
J’ai cependant apprécié les passages relatifs à Fanchette mais j’ai été déçu de ne pas en lire davantage sur le Paris de l’époque.
Bref, une déception

Un commentaire sur “JEUX LIT AVEC SALLY : Sidonie-Gabrielle Colette

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