Le Nord du monde de Nathalie Yot

Chronique d’AMR

Le Nord du monde de Nathalie Yot est un roman très court, à peine 145 pages, assez inclassable mais plutôt remarquable dans la forme et dans le fond. Je l’ai dévoré en quelques heures et puis relu, encore et encore…

L’écriture est très belle, rythmée, musicale, toute en respiration… Il ne faut pas hésiter à lire quelques passages à voix haute. C’est poétique, oral, parlant et profond.
Ce roman est une fuite en avant…, un retour à la source aussi.
Ce roman nous parle des limites, celles qui nous sont imposées, celles que l’on se fixe, celles que l’on accepte, celles que l’on repousse, celles que l’on dépasse parce qu’il le faut bien, celles que l’on transgresse aussi…
C’est captivant, animal, sensuel, sexuel, maternel…
La métaphore n’est jamais clairement évidente : Qui est « l’homme-chien » ? Pourquoi « un trot de poulain » et non de cheval ? Comment aime-t-on quand on est mère, enfant ou amante ? Comment reproduit-on l’amour ? Peut-on s’inventer une forme d’aimer autre que celle que l’on a connue ou subie ? 

Le nord du monde est tout cela et plus encore. Et, en même temps, c’est factuel et sans jugement normatif ou moral. Il ne faut surtout pas essayer de raconter ce livre, ni le résumer. Il faut le lire ou passer son chemin.
 Ce n’est pas un coup de cœur, ni une claque littéraire… C’est autre chose, c’est de l’ordre de l’indicible.

Cette lecture valide :

La lettre Y du défi Abécédaire

A propos du livre :

Résumé : Fragilisée et déstabilisée par une séparation amoureuse, la narratrice, et personnage principal, n’a alors d’autre intention que de s’éloigner de sa peine. Aller le plus loin possible et se « blanchir » du passé. Elle choisit le Nord, symboliquement, et se dirige ainsi vers Lille, puis vers l’Allemagne, traverse les Pays-Bas pour enfin arriver dans les fjords, en Norvège. A l’instar d’un road movie, l’enchainement des rencontres et des situations permettra à la narratrice d’être dans l’observation de ses sens, de sa capacité à réagir ou à se laisser entrainer par son tourment. Jusqu’à ce que l’amour maternel surgisse, venu de nulle part, comme par erreur. Une dégradation psychologique et physique s’ensuit, son déséquilibre s’accentue. Une succession fatale d’irresponsabilité et d’effacement des limites la conduit à commettre une faute, si faute il y a.

Roman de 152 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. À découvrir 🤗

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