LC classique décembre 2021 : Pauline de George Sand

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Résumé : «Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d’un blanc scrupuleux et d’une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation.» Aurore Dupin (1804-1876), connue en littérature sous le pseudonyme de George Sand, est une figure centrale de la littérature du XIXᵉ siècle. Elle a activement travaillé à la diffusion d’idées où le progrès, la liberté, l’égalité et la justice le disputent à la place des femmes dans une société qu’elle souhaite entièrement renouvelée. «Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d’un blanc scrupuleux et d’une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante…»

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Participants :

  • Sally Rose

En décembre, Jeux Lit Avec Sally

Le club de lecture

Une saga familiale

En décembre, beaucoup d’entre nous se préparent à la grande réunion de famille autour des fêtes de fin d’année : plaisir, contrainte, rancœur, jalousie, joie et partage, de multiples situations président à ces réunions. C’est la bonne période pour se plonger dans le contexte familial des personnages de littérature.

Pour les séries, seul le tome 1 sera accepté

Le nombre de participants est limité à 10. Inscrivez-vous !

Participants :

  • Amélie
  • Kadeline
  • Laehb
  • Maggy
  • Priscilla
  • Sofinette
  • Sally Rose

Les lectures communes

  • Le classique du mois : Pauline de George Sand – s’inscrire
  • Le polar du mois : Le Journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths- s’inscrire
  • Le roman du mois : L’Ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle – s’inscrire

Persuasion de Jane Austen

Chronique de Laehb

Persuasion, qu’on aurait pu nommer Vanité et Persuasion, voilà ce qui entoure la jeune Anne Elliot et l’éloigne de son âme sœur, Frédéric Wentworth, ni assez riche ni d’assez bonne condition pour prétendre à la fille d’un baronnet.
Je ne suis pas une inconditionnelle du genre romance que je trouve souvent mièvre, surtout les contemporaines que je trouve carrément cucul la praline ( pour pas dire neuneu ). Mais ce n’est pas le genre de Jane Austen qui nous offre toujours de belles héroïnes et je pense sincèrement que ce roman est mon préféré tant j’ai aimé ses personnages d’Anne et Wentworth,(pour l’instant). Anne n’est plus une jouvencelle, (à 28 ans on est une femme mûre), elle est tendre et douce et la constance de son amour la rend d’autant plus aimable en opposition à ses sœurs détestables et vaniteuses.
Qu’il est agréable de s’immerger dans la campagne anglaise du XIXe et participer à la vie de la petite noblesse. 200 ans plus tard, Jane Austen est toujours actuelle.

Cette lecture valide :

La consigne n°22 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite ? Si elle s’est laissé persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage ! «  À lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits. » Anne Barbe, Libération Traduit de l’anglais par André Belamich

Roman de 256 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Laehb. À découvrir 🤗

JEUX LIT AVEC SALLY : Jane Eyre de Charlotte Brontë

C’était une des lectures communes du mois de mars

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

D’où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait ? Avec le sentiment d’y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l’histoire d’une formation, l’affrontement d’un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C’est la révolte d’une humiliée, d’une femme inconvenante parce qu’elle s’oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le «cygne noir», Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant. Cette voluptueuse autobiographie déguisée – derrière Jane, on devine Charlotte – donne l’impression d’une âme parlant à l’âme. Texte traduit et annoté par Dominique Jean. Édition dérivée de la Bibliothèque de la Pléiade. Préface de Dominique Barbéris.

Roman de 832 pagesSe le procurer

Chronique de Ptitmousse

La campagne anglaise, un manoir raffiné, une histoire d’amour, quelques secrets, vous pensez si j’ai aimé !

Oliver Twist, Harry Potter, Jane Eyre : il semble que les orphelins martyrisés soient décidément le lot des auteurs britanniques. Et ici, pour Jane, quel enfance misérable ! Où est-elle allée chercher tout ce malheur ? C’est tragique ! Que ce soit chez cette affreuse Mrs Reed ou dans l’institution, ce fut d’une tristesse à lire


Mais rapidement, ce fut un plaisir de ce plonger, de se couler dans cette ambiance. Il faut dire que c’est résolument romanesque. C’est exactement ce qui pour moi est un roman.
On n’a qu’une envie, revenir à sa lecture. Au début parce que toute cette misère est hallucinante et qu’on a hâte de voir comment Jane va s’en sortir. Puis, à partir du tiers, parce que le ténébreux Mr Rochester entre dans le jeu !

En revanche, les quelques aspects et scènes mystiques m’ont moins enthousiasmées. Enfin, concernant Jane, à au moins une reprise, elle m’a énervé : non, on ne fait pas ça ! Non, on ne part pas au nom d’une stupide loi morale ou religieuse ! Quand on aime profondément un homme et que lui aussi en retour vous aime, qu’il vous fait une telle déclaration non pas qui dure des minutes, des heures mais des jours, quand il est passionné, désespéré, abandonné (avouons-le on en rêve toutes de ce genre de déclaration !), et bien, on lui saute au cou, on l’embrasse et on reste !

Sinon, l’art du romanesque par excellence ! Une lecture de rêve !

Chronique de Sofinette

« Et dire que j’ai reculé pendant des années devant ce classique des classiques ! Il m’aura fallu cette LC pour enfin lire ce super chef-d’œuvre de la littérature britannique. Ne faites pas comme moi, à être intimidée par ce monument, c’est en fait une lecture très abordable, très fluide, captivante et émouvante !
Ce livre est présenté comme l’autobiographie de Jane Eyre, petite orpheline, qui est recueillie par sa tante où elle vit un peu « à la Cendrillon » avec ses vilaines cousines et son horrible cousin. Un jour où elle se rebelle un peu trop fort, sa tante l’envoie en pension très loin et elle y découvre des amies, des éducatrices et directrice attentionnées. Elle se passionne alors pour les études qu’elle termine brillamment 6 ans plus tard et devient elle-même Maîtresse de ce pensionnat de jeunes orphelines.
Au bout de deux ans, voulant ensuite voir du pays, elle passe une petite annonce et se retrouve institutrice particulière dans un château étrange, éloigné de tout, d’une petite orpheline recueillie par un châtelain bourru et célibataire endurci. Une relation étonnante va alors se lier entre la petite préceptrice et son maître. »

Chronique de Sally Rose

Elle est pauvre, orpheline et n’est pas jolie.
C’est ce qui s’appelle un mauvais départ dans la vie.
Élevée à la dure dans un pensionnat dont le gestionnaire a une tendance extrême à l’avarice, elle trouvera par la suite une place de gouvernante d’une charmante enfant. Celle-ci est la pupille du maître des lieux : Edouard Rochester.
Va s’en suivre une histoire d’amour torturée par les nombreux obstacles embusqués sur son chemin.
Roman romantique de la première moitié du XIXe siècle, Jane Eyre est une brique de bons sentiments et de tirades enflammées. De ce point de vue, j’ai retiré peu de plaisir de ma lecture.
En revanche, ce roman dresse le portrait d’une femme digne et courageuse, refusant les faiblesses de sa condition, jouant de la force de sa morale et de ses principes pour rester indépendante, autonome, maîtresse de ses choix.
Il reste que le bonheur semble ne pouvoir être accessible qu’après de nombreuses souffrances. C’est assez moralisateur mais sans doute assez vrai avec de fortes nuances.
C’était une relecture. Je suis plutôt satisfaite d’être allée au bout de ces 800 et quelques pages.

LC classique novembre 2021 : Carmen de Prosper Mérimée

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Résumé : Parue en 1845, cette nouvelle est d’abord pour Mérimée une manière de renouveler la mode espagnole et de déclarer son amour pour le peuple de Bohême. Mais bien vite, son histoire est devenue le mythe universel qu’on connaît. Son héroïne, symbole de la liberté dans l’amour, rejoint Don Juan parmi les plus grandes incarnations de la séduction et de la fatalité. Nouvelle édition en 2018 Nouvelle édition.

Pour participer :

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Participants :

  • Laehb
  • Maggy
  • Ptitmousse
  • Sally Rose

En novembre, Jeux Lit Avec Sally

Le club de lecture

Un roman historique

C’est la grande histoire qui façonne notre présent. Elle est une forte source d’inspiration pour les écrivains tant en littérature générale qu’en littérature noire.

Le nombre de participants est limité à 10. Inscrivez-vous !

Participants :

  • Audrey
  • AudreyT
  • Laehb
  • Maggy
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  • Ptitmousse
  • Tremb77
  • Sally Rose

Les lectures communes

  • Le classique du mois : Carmen de Prosper Mérimée – s’inscrire
  • Le polar du mois : Le Dilemme de B.A. Paris- s’inscrire
  • Le roman du mois : L’Amour sans le faire de Serge Joncour – s’inscrire

JEUX LIT AVEC SALLY : Le Rouge et le Noir de Stendhal

C’était une des lectures communes du mois d’avril

Nous étions deux lectrices à partager nos impressions

Le Rouge et le Noir, c’est le roman de l’énergie, celle d’un jeune homme ardent, exigeant et pauvre dans la société de la Restauration. Julien est le délégué à l’énergie provinciale, le délégué du talent à la carrière, des classes pauvres à la conquête du monde. Cette peinture, pleine, puissante, normale de l’énergie d’un homme, d’un pays, d’une époque, compose une œuvre immense que son temps ne comprit pas mais dont la vivante influence n’est pas encore épuisée. Albert Thibaudet.

Roman de 864 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

D’emblée, je dois avouer que je n’ai pas un attrait particulier pour les « classiques ». C’est donc toujours avec une certaine appréhension que j’en ouvre un. Parfois, j’ai de bonnes surprises, parfois pas…
Et ici, ça ne l’a pas fait.

Qu’est-ce que je me suis ennuyée durant cette lecture, qui fût pour moi laborieuse au possible. Je me suis même littéralement endormie sur le bouquin à plusieurs reprises, même en cours de journée, ce qui ne m’arrive jamais.

Si Stendhal est parvenu à vraiment bien représenter le milieu petit bourgeois (principalement) du XIXe siècle, il est aussi parvenu à dépeindre des personnages que j’ai détestés. J’ai trouvé Julien Sorel particulièrement exécrable, égoïste, autocentré, jaloux, un peu mégalo, capricieux… Et même s’il a évolué au cours du roman, ce ne fût, pour moi, pas pour un mieux tombant parfois dans une mièvrerie agaçante.
Du côté des femmes, jusqu’au bout j’ai détesté Madame de Rénal et si j’ai trouvé Mathilde particulièrement idiote dans la première moitié du roman, elle est un peu remonté dans mon estime par la suite, sans aller bien haut tout de même.
Bref, un roman assez dense, surtout intéressant pour le contexte qu’il met en avant mais dont je garderai un souvenir embrumé.

Je suis quand même bien contente d’être arrivée au bout de ce pavé qui fait partie de ces œuvres « qu’il faut avoir lus mais qu’on n’a pas envie de lire » pour paraphraser Twain

Chronique de Sally Rose

Qui n’a jamais entendu parler de Julien Sorel et de Mme de Rénal ?
C’était sans compter avec Mathilde de la Môle, petite bourgeoise capricieuse qui tergiverse pendant des dizaines et des dizaines de pages.
Si les deux premiers tiers étaient intéressants sur le plan politique, social et religieux, l’intrigue m’a parue d’un ennui profond. Julien Sorel n’est pas sympathique, Mathilde est pénible et si Mme de Rénal est touchante, elle disparaît bien vite du récit.
En revanche, la dernière partie devient haletante et toute la beauté de l’amour de cette femme pieuse et sensible explose de mille feux.
Au final, un bon classique qu’il ne faut pas lire que pour la romance.

Phèdre de Jean Racine

Chronique d’AMR

C’est à la faveur d’un podcast France Culture que je redécouvre Phèdre de Racine, pièce étudiée au collège, à une époque où l’on apprenait par cœur les tirades et monologues les plus significatifs que l’on commentait également en détail, puis relue souvent depuis car j’avoue une sensibilité particulière pour l’alexandrin tragique.
En effet, le partenariat qui lie France Culture et la Comédie-Française a permis d’enregistrer de nombreuses pièces du répertoire du théâtre classique et ainsi de constituer une mémoire radiophonique de notre patrimoine théâtral. 
À l’issue de cette écoute, j’ai repris ma vieille édition des classiques illustrés Hachette et retrouvé avec bonheur les passages connus, jamais vraiment oubliés.
 
Le propos de la tragédie, d’inspiration antique prise chez Euripide, Sénèque, Ovide et Plutarque, en quelques mots…
Seconde femme de Thésée, Phèdre, jeune encore, brule d’une passion secrète et coupable pour son beau-fils Hippolyte, cherche par tous les moyens à l’éloigner d’elle et songe même au suicide. Son beau-fils, qu’elle adule et rejette à la fois, a l’intention de quitter Trézène pour partir à la recherche de son père disparu pendant la guerre de Troie et que tout le monde tient pour mort, fuyant aussi par là son propre amour pour Aricie, princesse déchue et sœur des Pallantides, clan ennemi.
La mort que Phèdre implore pour expurger son crime sera retardée par la nécessité successorale puis par l’annonce du retour inespéré de Thésée. Entretemps, Phèdre a avoué ses sentiments à Hippolyte et ce dernier l’a repoussée avec horreur et dégout. La suivante de Phèdre distille la calomnie et, maudissant son fils qui l’aurait outragé, Thésée appelle sur sa tête la vengeance des dieux, apprenant trop tard son innocence, de la bouche même de Phèdre qui meurt à ses pieds.
C’est au tour de Thésée d’expier ses erreurs, rendant les honneurs funèbres à Hippolyte et adoptant Aricie.
 
J’ai toujours été très touchée par la bouleversante humanité de Phèdre, à la fois victime et coupable, marquée d’une terrible hérédité car « fille de Minos et de Pasiphaé » (mère du Minautore), névrosée, hystérique, jalouse, mais capable aussi de tendresse, ambivalente toujours. Sa passion pour Hippolyte n’a d’incestueuse que le nom car, à Athènes, une veuve pouvait épouser le fils de son mari ; Racine met ici en avant un droit canonique, un inceste contre nature, d’ordre social, qui pousse une femme mûre vers un jeune homme qui pourrait être son fils.
J’ai beaucoup moins d’affinités avec Hippolyte, trop sûr de lui au début de la pièce, puis beaucoup trop naïf par la suite… Il critique les amours de son père tout en se vouant lui-même à une passion que les convenances lui interdisent. Ses qualités de courage, de grandeur d’âme et de sang-froid sont cependant mises en lumière dans sa mort spectaculaire et dramatique.
Thésée est à la fois un héros guerrier, un père et un époux… Au début, il brille par son absence et n’apparaît que dans les ressentis des autres personnages vis-à-vis de lui. Son retour est une sorte de résurrection. Cependant, son personnage manque de discernement tant il se laisse facilement manipuler par Œnone ; il devient pitoyable quand il réalise ses erreurs.
Aricie est charmante et aimable, timide et romanesque… Malgré tout, son personnage gagne peu à peu en profondeur ; elle se rebelle, exige le mariage avant d’accepter de fuir avec Hippolyte, par exemple.
J’avoue toujours un intérêt particulier pour les seconds rôles, les nourrices et les confidentes, ces personnages effacés, toujours dévoués, indulgents, de bon conseil, capables tour à tour de tendresse et de rappel à la dignité, actants de l’ombre, victimes parfois de l’affection qu’ils ou elles portent aux héros qu’ils servent, victimes collatérales toujours et morts sans sépulture souvent. Je n’oublie donc pas Œnone et Théramène.
 
Cette pièce est un approfondissement et un couronnement, une histoire scandaleuse et violente, qui va causer une véritable cabale entre les partisans de Racine et de Corneille et marquer un moment crucial dans la carrière de son auteur. D’abord créée sous le titre Phèdre et Hippolyte, le titre actuel date de 1687.
Dans la préface de Phèdre, Racine exprime la volonté de ne peindre les passions « que pour montrer le désordre dont elles sont causes », présentant son personnage éponyme comme une victime à qui la grâce avait fait défaut. La vertu est mise à l’honneur ; les moindres fautes ou intentions de fautes sont punies… Ainsi, en 1677, Racine se montrait repentant et se réconciliait avec le jansénisme de Port-Royal. La tragédie ne doit pas seulement divertir mais aussi instruire le public.
Sa Phèdre est moins odieuse que dans les œuvres des anciens, plus vertueuse et noble : Racine met, par exemple, la calomnie dans la bouche de la nourrice…
 
J’ai toujours trouvé cette pièce de Racine très accessible avec une exposition sous la forme des deux confessions en parallèle d’amours coupables et le coup de théâtre de la mort de Thésée, puis une montée en puissance d’abord lente avec la confession d’Aricie et l’aveu de Phèdre puis captivante avec le retour inopiné de Thésée, une accélération dramatique avec un affolement généralisé de tous les personnages avant l’inévitable ambiance de jugement du quatrième acte, sous le signe de la fureur et de l’excès. Enfin, le dernier acte est celui des combats, celui jusqu’au-boutiste d’Hyppolite, celui désespéré de Phèdre et celui de Thésée qui, dans l’urgence, ne parvient pas à tout arrêter.
 
Je ne le dirai jamais assez : redécouvrons nos classiques !

Cette lecture valide :

La consigne n°26 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Au tragique psychologique – celui de l’amour – vient se superposer un tragique en quelque sorte moral – celui de la dignité perdue – qui n’apparaît que dans Phèdre. Ici seulement, le personnage se livre à sa passion en la haïssant, continue à combattre contre soi, tout en s’abandonnant à lui-même, pour être vaincu enfin sur les deux plans où se développe cette tragédie singulière : le plan moral et le plan psychologique. Phèdre est un témoin de la liberté. Racine remplit ici la vocation éternelle de la tragédie, qui est d’orchestrer une méditation sur la situation de l’homme. Nouvelle édition en 2015

Pièce de théâtre de 160 pages – se la procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. Ah ! La tragédie 😎

LC classique octobre 2021 : Clarissa de Stefan Zweig

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Résumé : « Le monde entre 1902 et le début de la Seconde Guerre mondiale, vu à travers les yeux d’une femme » : ainsi Stefan Zweig résumait-il le thème de ce roman, entrepris dans les derniers temps de sa vie et retrouvé dans ses archives. Clarissa, fille d’un militaire autrichien, est née en 1894. À l’aube du premier conflit mondial, elle rencontre à Lucerne, en Suisse, un jeune socialiste français, Léonard, qui n’est pas sans évoquer Romain Rolland. La guerre les sépare, mais Clarissa attend un enfant. Dans l’Europe déchirée, en proie à l’hystérie nationaliste, son acceptation de cette maternité va devenir, plus qu’une décision personnelle : un destin et un symbole. Une œuvre testamentaire où le grand écrivain autrichien résume, de façon poignante, son idéal humaniste et son désespoir.

Pour participer :

Participants :

  • Kadeline
  • Sally Rose

En octobre, Jeux Lit Avec Sally

Le club de lecture

Un titre lauréat du prix Femina

C’est bientôt la saison des prix littéraires ! Voici la liste des titres qui ont déjà reçu le prix Femina.

Le nombre de participants est limité à 10. Inscrivez-vous !

Participants :

  • AudreyT
  • Maggy
  • Tremb77
  • Sally Rose

Les lectures communes

  • Le classique du mois : Clarissa de Stefan Zweig – s’inscrire
  • Le polar du mois : Tension extrême de Sylvain Forge – s’inscrire
  • Le roman du mois : Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’ Farrell – s’inscrire