Siddhartha de Hermann Hesse

Chronique de Amélie

En Siddhartha s’incarnent toutes nos questions existentielles sur notre place dans le monde, sur le monde lui-même, le sens de la vie, de l’égo au sein d’un tout, la quête de sens… Et au travers de son parcours personnel nous explorons les questions de la sagesse et de la spiritualité avec une philosophie mouvante. J’avais peur d’un livre qui fasse office de guide spirituel mais très vite Siddhartha exprime son refus des doctrines, si belles soient-elles, et nous pousse à réfléchir par nous même à ses côtés. La littérature est belle, évocatrice, accessible mais d’une profondeur qui incite à la réflexion. Une très belle surprise qui mérite toutes les louanges récoltées.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Siddhartha, sorti en France en 1925, est une profession de foi individualiste contre toutes les doctrines, une condamnation de la puissance, de l’argent, un éloge de la vie contemplative en Inde. Avec ce roman initiatique, Hesse est devenu dans les années 1960 l’un des maîtres à penser de la jeunesse occidentale.

Roman de 182 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Amélie. A découvrir 🤗

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Le charme discret de l’intestin : Tout sur un organe mal aimé, de Giulia Enders

Chronique de Ptitmousse

Eh ben ! Je n’aurais jamais cru pouvoir dire d’un chapitre sur nos « grosses commissions » qu’il m’a paru frais et drôle, autant que bien senti ! Et l’ensemble du livre n’est pas seulement drôle ; c’est hyper intéressant et instructif. La partie sur l’ascidie par exemple, qui mange son cerveau était autant distrayante qu’intéressante.

Malgré une petite baisse de régime en milieu de livre, le reste est campé dans notre quotidien et tellement de sujets nous parlent parce qu’on y est tous confrontés de près ou de loin. Et voilà maintenant que j’ai des tas de réponses à des questions que je me posais (ou même pas d’ailleurs ;))

Après, scientifiquement, c’est très vulgarisé. Du coup, jusqu’où cela est-il scientifiquement acceptable ? Je ne sais pas mais pour les profanes, c’est très instructif. A lire !



Cette lecture valide :

La lettre E du défi Abécédaire

A propos du livre :

Résumé : Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre ¿deuxième cerveau¿ et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies…
Illustré avec beaucoup d’humour par la sœur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.
Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à plus d’un million exemplaires en Allemagne et sera publié dans plus de trente pays.

Essai de 384 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Tout comme toi, j’avais bien apprécié cette lecture instructive pleine d’humour

Libre Comme Robinson / Petit Traité De Vie Privée de Luc Dellisse

Chronique de Priscilla

Oui, oui et oui !
Voilà un livre qui bouscule un peu…l’auteur dit les choses sans pincettes, juste telles qu’elles sont… même quand ça dérange. Je trouve bon de se retrouver face à certaines de nos incohérences. 

Le monde ne tourne plus rond, se porte mal et la catastrophe est imminente. On le sait tous.
Certains s’en moquent complètement et ont une belle capacité à faire l’autruche. 
D’autres font des  » efforts », qui n’en sont pas vraiment quand on a compris que finalement le fond du problème c’est avant tout notre mode de consommation et qu’on peut très facilement changer un bon nombre d’habitudes si on est un tant soit peu impliqué.
Et puis il y a les gens – et ils ne doivent pas être nombreux malheureusement- comme Luc Delisse qui ont décidé de vivre, consommer et penser plus  » simplement », sans le dictat du tout commerce. Je les admire  je ne crois pas être un jour assez forte pour y arriver, et pourtant je ne m’en porterai que mieux !
J’ai adoré la plume de l’auteur, qui est aussi poète …ceci explique sûrement cela !
Chaque phrase se déguste comme de petites pensées philosophiques. Et il sait nous éveiller à des choses évidentes qu’on oublie trop facilement.
Ici et là sont distillés quelques bons conseils dont on peut s’inspirer !


C’est un livre que je ressortirai de temps en temps pour en relire quelques passages, histoire de garder les yeux bien ouverts sur ce qu’est devenu le monde actuel.


En plus je trouve la couverture particulièrement jolie 💓

Cette lecture valide :

La consigne n°54 du défi Les déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Le monde est en train de changer radicalement. Nos moeurs, notre langue, notre espace, notre vécu, nos machines, subissent des transformations inouïes. L’effet le plus insidieux de ce grand bouleversement est la réduction croissante de la liberté individuelle. Il suffit d’ouvrir les yeux pour le constater, autour de nous, et même en nous.
Tout n’est pas joué pour autant. Une part de notre avenir et de notre destin dépend de nos choix. À condition de ne pas se payer de mots et d’agir là où nous avons une vraie marge de manoeuvre : dans nos vies privées. Ce livre impertinent fait l’état des lieux et propose une série de solutions à la portée de chacun, tant en matière de logement, de famille, de relations amoureuses, de vie professionnelle et sociale, que de gestion de son temps, de son argent, de son réseau et de sa conscience.
Le souvenir de Robinson, aménageant son île pour résister aux périls qui l’entourent, fournit un modèle mythique à cette réinvention du quotidien.

Essai de 192 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Priscilla. Ce livre me paraît incontournable

Libre Comme Robinson / Petit Traité De Vie Privée de Luc Dellisse

Chronique de Priscilla


Voilà un livre qui bouscule un peu…l’auteur dit les choses sans pincettes, juste telles qu’elles sont… même quand ça dérange. Je trouve bon de se retrouver face à certaines de nos incohérences. 

Le monde ne tourne plus rond, se porte mal et la catastrophe est imminente. On le sait tous.
Certains s’en moquent complètement et ont une belle capacité à faire l’autruche. 
D’autres font des  » efforts », qui n’en sont pas vraiment quand on a compris que finalement le fond du problème c’est avant tout notre mode de consommation et qu’on peut très facilement changer un bon nombre d’habitude si on est un tant soit peu impliqué.
Et puis il y a les gens – et ils ne doivent pas être nombreux malheureusement – comme Luc Delisse qui ont décidé de vivre, consommer et penser plus  » simplement », sans le dictat du tout commerce. Je les admire  je ne crois pas être un jour assez forte pour y arriver, et pourtant je ne m’en porterais que mieux !

J’ai adoré la plume de l’auteur, qui est aussi poète …ceci explique sûrement cela !
Chaque phrase se déguste comme de petites pensées philosophiques. Et il sait nous éveiller à des choses évidentes qu’on oublie trop facilement.

Ici et là sont distillés quelques bons conseils dont on peut s’inspirer !

C’est un livre que je ressortirai de temps en temps pour en relire quelques passages, histoire de garder les yeux bien ouverts sur ce qu’est devenu le monde actuel.

En plus je trouve la couverture particulièrement jolie  💕

Cette lecture valide :

La consigne n° 54 du défi Les Déductions élémentaires

À propos du livre

  • Résumé :

Le monde est en train de changer radicalement. Nos mœurs, notre langue, notre espace, notre vécu, nos machines, subissent des transformations inouïes. L’effet le plus insidieux de ce grand bouleversement est la réduction croissante de la liberté individuelle. Il suffit d’ouvrir les yeux pour le constater, autour de nous, et même en nous.

Tout n’est pas joué pour autant. Une part de notre avenir et de notre destin dépend de nous. À condition de ne pas se payer de mots et d’agir là où nous avons une vraie marge de manœuvre : dans nos vies privées. Ce livre impertinent fait l’état des lieux et propose une série de solutions à la portée de chacun, tant en matière de logement, de famille, de relations amoureuses, de vie professionnelle et sociale, que de gestion de son temps, de son argent, de son réseau et de sa conscience.

Le souvenir de Robinson, aménageant son île pour résister aux périls qui l’entourent, fournit un modèle mythique à cette réinvention du quotidien.

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Priscilla. Tous les fondamentaux sont à revoir, certes. Cependant, les petits gestes de chacun sont le signe d’une prise de conscience, tardive, mais qui peut être sera à l’origine d’une mobilisation plus générale 🤔

JEUX LIT AVEC SALLY : la musique

C’était le thème du club de lecture du mois de juillet. Nous étions trois à explorer la littérature sur le sujet

Kadeline a lu

Résumé : Il n’a que sept ans et a déjà beaucoup voyagé pour donner des concerts à travers l’Europe.
Il s’appelle Wolfgang Amadeus Mozart, c’est un entant prodige, il compose pour  » chercher les notes qui s’aiment « . C’est alors qu’un homme se présente à lui : Thamos, comte de Thèbes, venu de Haute-Égypte pour initier le « Grand Magicien » dont l’œuvre évitera à l’humanité de sombrer dans le chaos. Et ce Magicien, il le pressent, est peut-être Mozart. Dès lors, ils ne se quitteront plus. Mais Thamos parviendra-t-il à sauver Mozart des pièges qui lui seront tendus ?

Roman de 400 pagesSe le procurer

Chronique de Kadeline

Sitôt lu sitôt oublié, une lecture dispensable J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune sur le thème de la musique et quelle déception. Je garde un bon souvenir de cet auteur que je lisais souvent ado et je n’ai pas retrouvé ce que j’y trouvais avant. L’écriture n’est ni travaillée ni fluide, le rythme est haché et l’histoire ne m’a pas convaincue. Alors oui Mozart était franc-maçon et oui Christian Jacq est connu pour sa passion pour l’Egypte mais il y a des limites à tout. Entre devenir franc-maçon et avoir été suivi dès l’enfance par un mystérieux Egyptien il y a un écart auquel je n’ai pas adhéré. De même, je n’ai pas vu l’intérêt de couper la vie de Mozart sans arrêt par des guéguerres de loges maçonniques qui tombent comme un cheveux sur la soupe. Ce n’était clairement pas fait pour moi.

PaulLennon2019 a lu

Résumé : Retiré dans la campagne bourguignonne, Franck se rappelle comment, trente ans plus tôt, avec son meilleur ami, il a composé une chanson qui a fait le tour du monde et transformé sa vie.
Par touches successives, il va reconstituer l’histoire de ce tube des années 80, qui est aussi celle de son amitié avec Richard, devenu un naufragé de l’art, et de sa fascination pour un producteur de musique, Wilfried M. Enfermé dans sa solitude, il décidera alors de renouer avec son passé. Et de tout recommencer.
Mark Greene dépeint avec tendresse l’univers tourmenté de son antihéros. À la fois drôle et mélancolique, 45 tours est tout autant une odyssée musicale que le portrait doux-amer d’une génération.

Roman de 200 pagesse le procurer

Chronique de PaulLennon2019

Ce livre me fut offert il y a un moment mais s’il est resté longtemps là discret caché dans la bibliothèque, je savais qu’un jour j’irai à sa découverte, happé par l’idée de découvrir pourquoi un single peut changer la vie d’un homme.
Et je ne fus pas déçu car Mark Greene parle à la 1 ère personne d’un monde aujourd’hui disparu, celui de l’industrie du disque des années 1980.
Si Mark Greene est parfois comparé à Modiano, c’est surtout en raison de cette capacité à décrire avec moult détails cette époque que personnellement je n’ai pas vraiment connu.
On imagine un duo pop-variété qui pourrait ressembler par exemple à Partenaires Particuliers, un 45 tours, du succès et puis plus rien ! ou presque car le 45 tours devient un tube qui continue y compris de nos jours à passer à la radio.
Il nous plonge dans la nostalgie à la simple évocation d’adresses (ou d’enseignes) aujourd’hui disparues : Félix Potin, , Lido Music, Prisunic, Raoul Duval… « En ces temps-là, les Champs-Élysées étaient encore les Champs-Élysées, il y flottait encore un parfum particulier, un air d’insouciance et de nouveauté, hérité de la Libération et de l’après-guerre… C’était un quartier cosmopolite, un peu américain, l’un des seuls quartiers de Paris à n’avoir pas pour vocation d’être pittoresque. Il s’agissait, plutôt, d’une large plate-forme, d’un interminable hall d’aéroport dans lequel les voyageurs en partance avaient pour coutume de flâner. Les commerces étaient ceux d’une zone d’embarquement : cafétérias, parfums, vêtements de luxe, souvenirs, journaux… », écrit Mark Greene.
Le roman alterne les moments de souvenirs et les moments dans le présent où le narrateur collectionne de la terre dans des sachets comme pour mieux s’éloigner de la futilité des paillettes parisiennes.
Mais le plus surprenant, c’est qu’au final, après réflexion, le narrateur décide de revenir à Paris pour achever son rêve en enregistrant cet album dont il a rêvé avec son partenaire et ami.
Un journaliste du Point s’est récemment interrogé sur les raisons de ce style si particulier en se demandant si c’est tout simplement parce qu’il « écrit en musique ? » Il est vrai que son style utilise une rythmique propre et il n’hésite pas à utiliser magnifiquement des points de suspension comme pour nous indiquer comment évoluent les mélodies chantées par les groupes pop de l’époque.
Mark Greene est lui-même un écrivain franco-américain qui a dû bien connaitre les années 80. Il est né en 1963 à Madrid et il est le fils d’un photographe américain et d’une Française.
Paru en 2016, 45 tours est son 5 ème roman.
Dans ce roman, Mark Greene a choisi de se pencher sur la vacuité du show-business.
Mais il se penche aussi sur la fuite, le retour à la terre dans la campagne nivernaise où le narrateur cherche à retrouver ses racines et ses envies pour finalement trouvera une forme d’apaisement.

Les passages sur son obsession de la terre surprennent, voir ennuie un peu mais n’est-ce pas pour mieux nous questionner sur le sens de la vie.

Sally Rose a lu

Résumé : «Mon éloge est un dithyrambe totalement subjectif, sincère et ressenti, un discours « pour l’édification commune », ainsi qu’il est écrit dans les manuels de rhétorique. Il ne cherche pas à plaire aux critiques ou aux chroniqueurs. Il s’adresse aux lecteurs qui veulent découvrir le jazz, à ceux qui l’aiment un peu mais de loin ; aux simples enthousiastes, aussi, ces ravis du jazz, comme moi, qui communient dans la ferveur d’un solo de sax, d’une envolée de trompette, d’un murmure de basse…» Véritable déclaration d’amour au jazz, ce Petit éloge retrace l’histoire du genre et fait (re)découvrir ses figures les plus mythiques.

Essai de 128 pagesse le procurer

Chronique de Sally Rose

Petit livre très fourni sur l’histoire du jazz mais aussi ses musiciens et leurs techniques, le tout dans un style enthousiaste. Il est impossible de ne pas aller chercher les références musicales au cours de la lecture.

Il y a du swing dans l’enchaînement des chapitres, un peu de blues pour les plus Grands qui sont disparus, une vraie joie dans la découverte sans cesse renouvelée de nouveaux accords et nouvelles techniques tant cette musique est protéiforme.

Cet essai ravira autant les fans que les néophytes.

Ecouter du jazz, c’est ne plus pouvoir s’en passer !