Le Passe-miroir, Tome 1 : Les Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Chronique de Ptitmousse

Vous les connaissez ces livres dont vous ne voulez pas reprendre la lecture parce que chaque page lue vous emmène irrémédiablement vers la fin 😦 ? Et bien, voilà, ce roman est de ceux-là. Bon, pourtant, je l’ai quand même dévoré !

Je ne sais pas comment rédiger cette critique pour qu’elle reflète mes sentiments à la lecture. C’est tellement tout ce que j’aime en littérature : secrets, nouveau monde, amour, suspense ! La découverte de ce nouveau monde n’est d’ailleurs pas sans me rappeler Harry Potter, ma référence.

C’est avec une écriture très agréable, efficace qui rend la lecture aisée et rapide que Christelle Dabos nous propose une plongée délicieuse et très agréable dans cet univers fantasy. On y est transporté. Ophélie est une anti-héroïne a priori pas très jolie, un peu gauche et renfermée mais attachante. Le fiancé inconnu, venu d’un pays lointain apporte son lot de mystères et de romantisme.
Il y a également du suspense, par rapport à ce qui se trame contre Ophélie et Thorn mais aussi par rapport à leur relation : quand va-t-elle réussir à le séduire (parce qu’il est évident tout de suite pour moi, qu’elle y arrivera, mais quand…?) ? Quand va-t-il baisser sa garde ou laisser fondre sa carapace ?

Une légère, toute légère déception sur la fin, où je trouve qu’il nous manque un petit quelque chose à nous mettre sous la dent. Oui, il y aura un second tome, on l’a bien compris, mais j’aurais voulu avoir une petite avancée plus marquée dans l’histoire. En même temps, je suis partagée parce que je trouve aussi que cette « pause » arrive pile au bon moment, le moment choisi pour la fin est top, l’entre-deux monde en quelque sorte qui sera un entre-deux tomes.

Heureusement, il me reste 3 tomes à lire, même si un peu secrètement et sûrement de manière dingue, une partie de moi espère que le tout dernier sera moins bon, pour que j’ai moins de mal à terminer cette série. Enfin bon, d’ici là , direction le 2 tout bientôt !

Cette lecture valide :

La consigne n°56 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Le premier livre d’une grande saga fantastique, qui a révélé le talent exceptionnel d’un nouvel auteur.

Roman de 550 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Une série à découvrir 🤗

JEUX LIT AVEC SALLY : Jane Eyre de Charlotte Brontë

C’était une des lectures communes du mois de mars

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

D’où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait ? Avec le sentiment d’y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l’histoire d’une formation, l’affrontement d’un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C’est la révolte d’une humiliée, d’une femme inconvenante parce qu’elle s’oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le «cygne noir», Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant. Cette voluptueuse autobiographie déguisée – derrière Jane, on devine Charlotte – donne l’impression d’une âme parlant à l’âme. Texte traduit et annoté par Dominique Jean. Édition dérivée de la Bibliothèque de la Pléiade. Préface de Dominique Barbéris.

Roman de 832 pagesSe le procurer

Chronique de Ptitmousse

La campagne anglaise, un manoir raffiné, une histoire d’amour, quelques secrets, vous pensez si j’ai aimé !

Oliver Twist, Harry Potter, Jane Eyre : il semble que les orphelins martyrisés soient décidément le lot des auteurs britanniques. Et ici, pour Jane, quel enfance misérable ! Où est-elle allée chercher tout ce malheur ? C’est tragique ! Que ce soit chez cette affreuse Mrs Reed ou dans l’institution, ce fut d’une tristesse à lire


Mais rapidement, ce fut un plaisir de ce plonger, de se couler dans cette ambiance. Il faut dire que c’est résolument romanesque. C’est exactement ce qui pour moi est un roman.
On n’a qu’une envie, revenir à sa lecture. Au début parce que toute cette misère est hallucinante et qu’on a hâte de voir comment Jane va s’en sortir. Puis, à partir du tiers, parce que le ténébreux Mr Rochester entre dans le jeu !

En revanche, les quelques aspects et scènes mystiques m’ont moins enthousiasmées. Enfin, concernant Jane, à au moins une reprise, elle m’a énervé : non, on ne fait pas ça ! Non, on ne part pas au nom d’une stupide loi morale ou religieuse ! Quand on aime profondément un homme et que lui aussi en retour vous aime, qu’il vous fait une telle déclaration non pas qui dure des minutes, des heures mais des jours, quand il est passionné, désespéré, abandonné (avouons-le on en rêve toutes de ce genre de déclaration !), et bien, on lui saute au cou, on l’embrasse et on reste !

Sinon, l’art du romanesque par excellence ! Une lecture de rêve !

Chronique de Sofinette

« Et dire que j’ai reculé pendant des années devant ce classique des classiques ! Il m’aura fallu cette LC pour enfin lire ce super chef-d’œuvre de la littérature britannique. Ne faites pas comme moi, à être intimidée par ce monument, c’est en fait une lecture très abordable, très fluide, captivante et émouvante !
Ce livre est présenté comme l’autobiographie de Jane Eyre, petite orpheline, qui est recueillie par sa tante où elle vit un peu « à la Cendrillon » avec ses vilaines cousines et son horrible cousin. Un jour où elle se rebelle un peu trop fort, sa tante l’envoie en pension très loin et elle y découvre des amies, des éducatrices et directrice attentionnées. Elle se passionne alors pour les études qu’elle termine brillamment 6 ans plus tard et devient elle-même Maîtresse de ce pensionnat de jeunes orphelines.
Au bout de deux ans, voulant ensuite voir du pays, elle passe une petite annonce et se retrouve institutrice particulière dans un château étrange, éloigné de tout, d’une petite orpheline recueillie par un châtelain bourru et célibataire endurci. Une relation étonnante va alors se lier entre la petite préceptrice et son maître. »

Chronique de Sally Rose

Elle est pauvre, orpheline et n’est pas jolie.
C’est ce qui s’appelle un mauvais départ dans la vie.
Élevée à la dure dans un pensionnat dont le gestionnaire a une tendance extrême à l’avarice, elle trouvera par la suite une place de gouvernante d’une charmante enfant. Celle-ci est la pupille du maître des lieux : Edouard Rochester.
Va s’en suivre une histoire d’amour torturée par les nombreux obstacles embusqués sur son chemin.
Roman romantique de la première moitié du XIXe siècle, Jane Eyre est une brique de bons sentiments et de tirades enflammées. De ce point de vue, j’ai retiré peu de plaisir de ma lecture.
En revanche, ce roman dresse le portrait d’une femme digne et courageuse, refusant les faiblesses de sa condition, jouant de la force de sa morale et de ses principes pour rester indépendante, autonome, maîtresse de ses choix.
Il reste que le bonheur semble ne pouvoir être accessible qu’après de nombreuses souffrances. C’est assez moralisateur mais sans doute assez vrai avec de fortes nuances.
C’était une relecture. Je suis plutôt satisfaite d’être allée au bout de ces 800 et quelques pages.

Le Cosmoschtroumpf de Peyo

Chronique de Ptitmousse

Un tome très mignon où toute la solidarité et l’investissement des Schtroumpfs pour redonner le sourire à l’un d’entre-eux fait du bien. Et ça n’est pas qu’un peu qu’ils se plient en quatre pour leur ami !

Officiellement, j’ai donc lu mon premier album des Schtroumpfs. Merci ma fille qui elle, à 8 ans, les dévore. C’est drôle, mignon, fin. Un délice !

Pas de Gargamel dans cette histoire, cela n’a en rien manqué je trouve mais il va falloir que je m’attèle à lire un prochain tome où on le croise. Vivement !

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé (de la série) : Qui ne connaît les Schtroumpfs ? Ces gentils lutins bleus à gros bonnet blanc se ressemblent tous, même s’ils ont chacun leur caractère, et parlent une curieuse langue dans laquelle la plupart des mots sont remplacés par « schtroumpf » ou « schtroumpfer ». Sous l’autorité débonnaire du grand Schtroumpf, ce sympathique petit peuple organise sa vie et lutte contre l’abominable sorcier Gargamel, qui ne rêve que de les détruire. Une adorable fantaisie qui séduira les plus petits et distraira leurs aînés.

Bande dessinée de 64 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Les petits hommes bleus me sont connus depuis l’enfance, un vrai régal d’adulte ❤

Mamie fait sa valise de Gwladys Constant

Chronique de Ptitmousse

C’est sympathique, drôle et original, quelques réflexions sont bien senties.
Un bon petit moment de lecture, sans pour autant que ça soit bouleversant ; je ne crois pas qu’il en restera beaucoup…

PS : grosse alerte ! Il est très dangereux pour eux de donner du pain aux canards et cygnes 😟
PS2 : les nausées de femmes enceintes ne sont pas parce que le bébé appuie sur l’estomac.

Cette lecture valide :

À propos du livre :

Résumé : Mamie, elle en a marre ! Mais de quoi ? De Pépé Hubert… mais surtout d’être la boniche. Et vas-y que je m’occupe du linge sale, de tout nettoyer, de faire la popote ! Puisque c’est comme ça, Mamie se barre ! (et part s’installer chez sa fille). Armand, lui, il est plutôt content de voir débarquer sa grand-mère. Elle est drôle puis avec elle, il peut faire plein de trucs qu’il a pas le droit habituellement. Mais l’amour est-il vraiment mort entre Mamie et Pépé ? Pépé va-t-il se reprendre en main ? Va-t-il reconquérir son grand amour ? Armand aimerait bien mais pour ça, Pépé Hubert va devoir sérieusement se remuer…

Roman de 80 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. À découvrir 🤗

Hôtel du grand cerf de Franz Bartelt

Chronique de Ptitmousse

Un polar exactement comme je les aime. 🧐

Déjà, j’adore la couverture, vintage à souhait. Ensuite, le déroulé est classique et efficace : présentation des personnages selon leur point de vue, meurtre, enquête de l’inspecteur. C’est dans la même veine qu’un Agatha Christie, l’humour noir en plus. Je n’avais pas vu venir le coupable, c’est bien ficelé. Et puis la double enquête (passé par le journaliste, présent par l’inspecteur) était sympa à suivre.

Vraiment, un très bon moment avec ce roman.
C’est sûr, un autre roman de Franz Bartelt va rejoindre ma Lal.





Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Un assassinat et une disparition agitent un village ardennais : ce sera l’ultime affaire de l’inspecteur Kulbertus. Depuis l’Hôtel du Grand Cerf, Kulbertus enquête, Kulbertus montre à tous qu’il comprend les magouilles. Kulbertus mange, aussi, alors que les cadavres s’accumulent. Et un journaliste, sur la piste d’une actrice décédée quarante ans plus tôt, se retrouve sans le vouloir sur celle des drames récents. Le mystère s’épaissit alors que la retraite, elle, semble toujours s’éloigner. Né en 1949, Franz Bartelt est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels Chaos de famille ou Le Jardin du bossu, des polars salués par la critique.  » Un chef-d’œuvre d’humour noir.  » Télérama Prix Mystère de la critique 2018  » Un chef-d’œuvre d’humour noir.  » Télérama

Roman de 360 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Allez hop, dans ma LAL ! 🤗

JEUX LIT AVEC SALLY : Une (auto)biographie, romancée ou non

C’était le thème du club de lecture du mois d’avril

Nous étions 7 à explorer le sujet

Iz43 a lu

Résumé : À tout juste 20 ans, alors qu’il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d’une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu’on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d’infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance. Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d’une béquille et d’un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l’artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique. « Grand Corps Malade réussit la prouesse de décrire l’horreur absolue en y ajoutant des touches d’humour et de jubilatoires formules poétiques. » Le Nouvel Observateur

Récit de 168 pages – se le procurer

La Chronique de Iz43

« Il n’y a pas d’recette, pour supporter les épreuves
Remonter les cours des fleuves, quand les tragédies pleuvent
Il n’y a pas de recette, pour encaisser les drames
Franchir les mers à la rame, quand le rêve te fait du charme
Il n’y a pas de recette, quand t’en avais pas non plus
Personne ne t’avait prévenu, tu t’es battu comme t’as pu
Il n’y a pas de recette, quand l’enfer te sert la main »

Des épreuves, Fabien Marsaut, Grand corps malade, en a vécues et des terribles. Un plongeon dans une piscine insuffisamment remplie, la tête qui touche le fond. Une vertèbre cervicale fracturée.
Fabien passe un mois en réanimation puis plus d’un an dans un centre de rééducation. Le grand corps de 1m94 a subi un terrible choc et est effectivement bien malade. Tétraplégique incomplet. (Cela veut dire que certaines parties du corps bougent à nouveau).

Alors qu’il pourrait se lamenter, être larmoyant, complètement déprimant , Fabien nous offre un récit plein de vie, de couleurs, de joie, d’humilité aussi, d’espoir, d’envie de vivre, de rire.
Surtout, c’est une sacrée leçon qu’il nous donne, une ode à la vie.
« Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter…
C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre, et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs ».

Grand corps malade, il suffit qu’il ouvre la bouche pour que je me sente frissonner des pieds à la tête. Des textes qui me bouleversent et me touchent l’âme (Roméo kiffe Juliette, Derrière le brouillard, Mesdames…). Un regard qui transmet tant de choses. Je l’imaginais déjà bienveillant.
Maintenant que j’ai lu son témoignage, je découvre quelqu’un de courageux, de drôle, de vivant, de généreux, d’hyper positif. Je ne pourrai plus jamais regarder M6 boutique sans penser à lui.

Il faut être généreux pour témoigner de choses aussi intimes. Il faut être fort pour voir la lumière et l’espoir.
J’ai aimé sa plume bien sûr, mais aussi son autodérision, son humour.
J’ai aimé qu’il partage ses rencontres avec les soignants (respect vraiment pour leur profession) et les autres patients.
C’est un livre touchant, sincère, humain, émouvant mais drôle aussi.

Je n’ai pas fini de kiffer Grand corps malade. Alors le basket a certes perdu un bon joueur mais nous on a gagné un grand homme et un grand slameur.

J’ai partagé ce livre avec mon fils de 11 ans (et demi). Et oui, je n’ai pas pu m’empêcher de le mettre en garde contre les accidents de plongeon mais ensuite je lui ai dit “de profiter de chaque petit moment banal et de mettre plein de couleurs dans sa vie”.

Merci Grand corps malade
Merci Fabien

Kadeline a lu

Résumé : Si elle donne le choix, l’IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d’autant plus douloureux qu’on le garde pour soi, qu’on ne sait pas dire l’ambivalence des sentiments et des représentations qui l’accompagnent. L’angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l’impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé.

Bande dessinée de 168 pages – se la procurer

Il fallait que je vous le dise est un magnifique regard croisé autour de l’IVG.
D’un côté on va suivre le vécu et les ressentis de l’autrice face à cette situation. C’est un récit tout en nuances qui montre le panel d’émotions par lesquelles elle est passée. Le message est important : même pour une femme qui est sure de sa décision ce n’est pas anodin. Tout ce qui se produit dans son corps et son esprit n’est pas négligeable, rien n’est noir ou blanc, tout s’insère dans un spectre bien plus complexe et varié que ce qu’on pourrait imaginer face à une décision censée être une certitude. 
En parallèle, le cheminement de l’auteur et médecin autour de la médecine des femmes est mis en avant. C’est très intéressant et ça permet une vision plus complète de l’IVG et de la contraception. Ces thématiques restent pour la majorité à déconstruire pour être au plus proche du besoin de chaque femme et de chaque personne avec un utérus. C’est une BD poignante, intéressante, déculpabilisante et libératrice qui arrive, malgré le sujet, à rester assez douce. Juste une précision si je dis douce ça ne veut pas dire que rien n’est dur ou qu’il n’y a pas de propos violent, c’est dans le sens où dans l’ensemble les choses sont dites en prenant des gants.

Laehb a lu

Résumé : Tout le monde connaît Sherlock Holmes. Livres et films ont rendu familiers ses méthodes scientifiques, son fidèle acolyte le docteur Watson et même sa logeuse, Mrs Hudson. Mais tout le monde ne connaît pas Arthur Conan Doyle. Les années passant, il a rejoint Mary Shelley et son Frankenstein, Bram Stoker et son Dracula au club des auteurs dépassés par leur créature. Pourtant, son œuvre littéraire est immense et diverse : histoires policières, romans historiques, nouvelles, contes fantastiques, science-fiction, correspondance, essais. Il a participé à la vie politique, morale, scientifique de son pays, avec une seule idée en tête : respecter les valeurs chevaleresques inculquées par sa mère. Tendre et coléreux, généreux et emporté, amateur de science moderne et nostalgique de la chevalerie, persuadé de la grandeur de l’Empire et défenseur des humbles, partisan du droit des femmes à divorcer et opposé aux suffragettes, conservateur et anticlérical, Arthur Conan Doyle est à la fois un homme de l’ère victorienne et un précurseur des temps modernes. Une biographie à lire comme un roman

Biographie de 208 pages – se la procurer

La Chronique de Laehb

Depuis mes débuts de lectrice, j’ai toujours été fan des enquêtes de Sherlock Holmes et je ne connaissais quasiment Arthur Conan Doyle qu’à travers son détective si célèbre mais tellement encombrant.
La quatrième de couverture mentionne « une biographie qui se lit comme un roman » et c’est exactement le sentiment ressenti tant la vie de l’auteur fût riche en aventures.
J’ai été estomaquée de découvrir que cet homme si cartésien et très tôt agnostique finisse ses jours en une sorte de prédicateur spirite, enchaînant les colloques en faveur du spiritisme.
Moment de lecture très enrichissant, je suis ravie d’en avoir tant appris sur un de mes auteurs fétiches.


Maggy a lu

Résumé : Qui n’a pas un jour fredonné un des nombreux succès de France Gall, dont la liste aussi impressionnante qu’incontournable résume à elle seule plus de trente ans de chanson française ? Mais France Gall est bien plus qu’une star : c’est une femme qui a connu les plus grands triomphes et les plus grandes douleurs, vécu le grand amour et dû faire face à la mort de ses proches, et qui, pourtant, relève la tête et «résiste», prenant son destin à bras-le-corps, s’engageant aux côtés des femmes et des opprimés. Une vie exemplaire. « Le destin d’une star courage est une biographie unique en son genre, intimiste, toute en tendresse et en confidences. » Au feminin.com

Biographie de 224 pages. Se la procurer

La Chronique de Maggy

 France Gall… C’est toute une époque de la variété française. C’est aussi ce couple aussi mythique que discret qu’elle formait avec son double, Michel Berger.

À travers cette biographie rédigée en 2007 par son ancien attaché de presse et un journaliste avec lesquels elle a entretenu des liens d’amitié étroits pendant de nombreuses années, nous redécouvrons la négresse blonde.
C’est de son enfance et son adolescence, entourée d’une famille aimante, qu’Isabelle Gall a tiré tout ce qui a construit France. En tant que fille de Robert Gall, celui qui a écrit La Mamma pour Aznavour, elle a pu très jeune côtoyer dans sa propre maison le gratin artistique du moment. Et pourtant, ce sont les vedettes de Salut les Copains qui la font rêver. Elle intégrera ce panthéon presque par hasard.
De sa liaison toxique avec Claude François, en passant par ces années au cours desquelles elle s’est oubliée pour Julien Clerc, jusqu’à la plénitude de son mariage avec Michel Berger, Alain Morel et Grégoire Colard nous racontent le parcours de France Gall presque comme un roman.
Couvrant des décennies durant lesquelles ils ont vécu dans l’intimité du couple Gall-Berger, les deux auteurs usent très peu d’extraits d’interviews et racontent plutôt ce qu’ils ont vécu, de près.
Après le drame du 2 août 1992, journée funeste où Alain Morel était présent, leurs chemins se sont un peu éloignés et donc, nous retrouvons plus d’extraits de magazines et d’interviews télévisées dans le dernier tiers de cette biographie. Ce sont des années douloureuses, la « facture » que craignait France quand elle nageait dans le bonheur des années 1980; c’est sans doute plus pudique d’utiliser les mots que la chanteuse à elle-même prononcés pour relater ces années noires où le malheur semblait s’accrocher à ses semelles.

J’aimais beaucoup France Gall et Michel Berger. J’ai assisté au concert qu’elle a tenu après le départ de sa moitié, j’ai pleuré sur cette minute de silence tellement vibrante d’émotions. Et j’ai bien aimé reparcourir le chemin à l’envers, retrouver une France Gall vivante et heureuse, découvrir une femme courageuse et digne alors que d’aucun la croyait n’être qu’une petite blonde un peu fragile, planquée dans l’ombre de son mari.

Après cette biographie, France nous a encore livré « Résiste », cette comédie musicale montée en hommage à l’œuvre de Michel Berger. À cette occasion, j’ai eu la chance de la revoir puisqu’elle est venue en personne saluer le public en fin de représentation.

Je n’ai rien appris de neuf dans cette biographie mais j’ai pris plaisir à remuer quelques souvenirs tout en fredonnant. De Charlemagne qu’elle a détesté aux Rêves qu’elle n’a pas laissés passer, des Sucettes qu’elle ne voyait que comme des friandises sucrées à Babacar qu’elle n’a pas laissé tomber, France était une grande dame, une maman attentive, une épouse aimante et surtout une belle personne. Cette biographie lui rend un bien bel hommage.


Ptitmousse a lu

Résumé : Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brutalement malmené par l’Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d’orage, les jacarandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais. Un livre lumineux.  Astrid de Larminat, Le Figaro.   Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l’admiration.  Yann Perreau, Les Inrockuptibles. Gaby n’est pas un petit Africain, c’est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune.  Maria Malagardis, Libération. PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMAN

Roman autobiographique de 224 pages – Se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Ce roman, contenant des faits autobiographiques de l’auteur, se scinde en deux parties que je trouve assez distinctes, malgré des bribes de la suite disséminées dans la première partie, quelques signes avant coureurs de la tragédie à venir.

Partie 1 : pour un sujet aussi tragique a priori, je ne m’attendais pas à autant d’humour et de légèreté. J’ai été surprise parce que (je ne sais pas pourquoi mais je le comprendrai par la suite), je m’attendais à quelque chose de plus noir et tragique. Le début était assez frais. Le fait que le narrateur ait 10 ans y était bien sûr pour bonne partie. Cela se lit vite et c’est agréable. Et c’est un délice de se plonger dans cette Afrique ! On est totalement dans l’ambiance. C’est là la force de l’écriture parce qu’en même temps, on ne se perd pas en description, c’est très digeste mais objectif atteint pour le rendu.

Partie 2 : Quand j’ai terminé cette lecture, je n’étais pas très bien… C’est d’une violence incroyable quoique pas trash du tout dans l’écriture. Ce sont les événements qui sont tellement incroyables. Les mots nous manquent. Je suis allée lire, à la toute fin de la lecture, quelques infos sur les événements de ce génocide et cela m’a clairement donné la nausée… Revenant au livre, le passage qui m’a le plus marqué est [spoiler] celui des derniers mots d’Eusébie ; cela reflète un état d’esprit terrifiant et ces mots sont bouleversants. Mais le Zippo à jeter dans la voiture restera gravé également je pense. De même que cette maman qui a complètement perdu l’esprit, devenue fantôme… [fin/spoiler] Tant de passage finalement sont marquants, pour un livre pas si long en nombre de pages.
Un texte très fort de ce que fut ce génocide, en même temps qu’un hommage à l’Afrique et à l’enfance passée là-bas ! C’est plein d’innocence et de violence, de joie et d’horreur.

Ranine a lu

Résumé : Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

Autobiographie de 343 pages – Se la procurer

Chronique de Ranine

Une vie, et quelle vie ! Une vie blessée, meurtrie. Mais une force, un instinct de survie, une résilience admirable. Une vie sans concession ni compromis malgré le milieu corrompu dans lequel elle évolue. Une femme forte, une femme admirable. Un très beau témoignage, à son image.

Sally Rose a lu

Résumé : « Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de l’amour. » Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l’identité se pose celle de l’autre et de l’amour sous toutes ses formes, de l’amour maternel aux variations amoureuses. Pour être libre, faut-il accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu’à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin ?

Récit de 160 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose


Issue d’une dynastie qui a marqué la France, l’autrice et narratrice, promise à une brillante carrière d’avocate, plaque tout à la découverte (l’acceptation ?) de son homosexualité : son mariage, son métier, ses cheveux longs, ses vêtements bourgeois, son rapport à la matérialité.
Elle se débarrasse de toutes ses affaires (meubles, livres, etc.) et finira même par ne plus avoir de logement, logeant à droite à gauche, vivant d’expédients et de vols à l’étalage.
Pour s’affranchir des codes que lui a imposé la société, elle devra aussi s’éloigner de son fils, Paul, puisque son ex-mari use de tous les moyens à sa disposition pour l’empêcher de « perturber » leur fils.
Constance nous raconte sa nouvelle vie, sa soif d‘amour et de sexualité, refusant l’attachement dans ses rencontres, privilégiant la découverte de soi et la résilience face à l’absence de son fils.
C’est un texte autobiographique, autofictionnel bien qu’estampillé « roman » par l’éditeur. Il est plutôt cru, déstabilisant, beau et choquant. J’imagine que chaque lecteur peut ressentir des émotions différentes en liaison avec sa propre histoire, son propre rapport à l’existence.
Dans tous les cas, c’est magnifiquement écrit et entraîne à la réflexion sur le sens de nos vies.

JEUX LIT AVEC SALLY : Sidonie-Gabrielle Colette

C’était le thème du club de lecture du mois de mars

Nous étions 5 à explorer le sujet

Laehb a lu

Résumé : «Ils nageaient côte, à côte, lui plus blanc de peau, la tête noire et ronde sous ses cheveux mouillés, elle brûlée comme une blonde, coiffée d’un foulard bleu. Le bain quotidien, joie silencieuse et complète, rendait à leur âge difficile la paix et l’enfance, toutes les deux en péril.» Comme tous les étés, Vinca, quinze ans, et Philippe, seize ans, passent leurs vacances ensemble en Bretagne. Cet été là, leur amitié de toujours se transforme en amour grandissant et cette sensation nouvelle vient bousculer leur naïveté d’enfants. De la complicité et l’insouciance qui les unissaient, il ne reste plus que souffrance, incompréhension et trahison. En luttant contre leurs sentiments confus, ils quittent peu à peu le monde de l’enfance et découvrent, amers, les tourments de l’adolescence.

Roman de 128 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Découverte de Colette, roman choisi au hasard dans mon anthologie. « Hasard » sûrement guidé par la notoriété de ce roman, mais pas hasard heureux cette fois.
Les premiers chapitres m’ont enthousiasmée, j’étais sous le charme de cette belle plume nous présentant Vinca et Phil, deux adolescents inséparables depuis leur plus jeune âge.
Chaque année les deux familles se retrouvent dans une maison sur la côte bretonne pour y passer les mois d’été. Les enfants découvrent la vie ensemble, grandissent, mûrissent et leur attachement devient plus fort, plus adulte.
C’est le roman du passage à l’âge adulte, de l’initiation et la découverte des plaisirs charnels, du jeu de la séduction, de l’immorale relation que Phil entretient avec une voisine adulte, la Dame, qui lui fera finalement comprendre la profondeur de ses sentiments pour Vinca, si jeune et pourtant si mature. On peut comprendre sans aucun problème le scandale créé à sa sortie, même si l’écriture et la narration sont tout en pudeur, sans grossièretés ni descriptions, le sujet de la sexualité, adolescente de surcroît, est tabou.
Si la première partie m’a ferrée par ces personnages attachants, ses parties de pêche et leurs baignades, j’ai vite déchanté et les deux héros ne m’ont plus paru attachants mais pénibles.
Fin de lecture un peu fastidieuse, je suis tout de même contente d’avoir enfin lu ce monument de la littérature française et renouvellerai sûrement l’expérience.


Maggy a lu

Résumé : La Seconde reste le plus méconnu des grands romans de Colette. Pourtant les thèmes sont bien caractéristiques de l’écrivain : l’amour et son faire-valoir, la jalousie ; l’alliance, au-delà, justement, de la jalousie, et renouvelée ici, de deux femmes qui se savent solidaires face à l’homme qu’elles aiment ; un adolescent torturé et maladroit ; le théâtre, perçu, cette fois, du point de vue de l’auteur « Lorsqu’il suffit à un écrivain de se montrer, d’être lui-même pour émouvoir et faire œuvre d’art à la fois, pour enchanter nos sens, notre cœur, notre goût, dans une approbation sans réserve de notre intelligence, on peut, sans crainte de se tromper, parler de génie » (Henry de Montherlant, à propos de La Seconde ).

Roman de 192 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

J’avoue avoir vraiment galéré à entrer dans ce roman. Première lecture de Colette pour moi et j’ai éprouvé beaucoup de difficultés avec son style que je ne connaissais pas. J’ai l’impression d’avoir lu le premier quart du livre de manière très mécanique. Je lisais, mais finalement je ne comprenais rien. Je me suis attardée sur certaines phrases et effectivement, en l’état, certaines ne voulaient rien dire…
Comme il n’est pas dans mes habitudes d’abandonner, que l’autrice a quand même la renommée qu’on connait, j’ai persévéré mais j’ai lâché prise et finalement, ça c’est bien passé. Vouloir à tout prix comprendre chaque phrase n’était pas le bon plan. En se laissant porter par les mots et le style, j’ai réussi à me glisser dans le trio Farou, Fanny et Jane et j’ai pu poursuivre ma lecture jusqu’au bout sans tirer la langue et soupirer.

Question intrigue, je pense qu’on a ici les sujets fétiches de Colette: une femme amoureuse et trompée, mais qui ne semble pas s’en émouvoir outre mesure; deux femmes aux relations ambigües; un homme qui affiche plus d’aplomb qu’il n’en ressent réellement; un jeune homme qui fait ses premier pas dans le monde de l’amour… le tout dans une ambiance pesante, sur fond de création d’une pièce de théâtre, côté auteur.

Au final une lecture pas désagréable, mais qui ne me fera pas me ruer sur un prochain Colette et dont la fin m’a laissée un peu dubitative.


Ptitmousse a lu

Résumé : Sido est d’abord un volume qui réunit les souvenirs d’enfance de Colette. L’hommage à la mère de l’écrivain occupe la première partie, les deux autres sont dédiées au père : le Capitaine, et l’autre aux frères et sœurs : les sauvages. Pourtant ce titre est révélateur, il marque bien la place essentielle qu’occupait la mère dans la « maison de Claudine », dans le cœur du père, dans la vie des enfants, et, ici, dans le souvenir de la benjamine, l’écrivain. Sido fut accueilli en 1930 comme « le plus pieux monument qu’on éleva jamais à une mère » (Pierre Scize).

Roman de 124 pages – Se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Tout d’abord, c’est une belle langue, agréable, poétique ! Ensuite, les situations m’ont parlée. Cela peut parler à tout le monde (enfin, les moins jeunes…) je pense. N’a-t-on pas tous une grand-mère, une grand-tante ou arrière cousine qui ressemble à Sido, qui vit dans un village, une vie un peu à l’ancienne, avec une maison et un grand jardin derrière ? En tout cas, moi, j’ai de suite visualisé.

Par rapport au sujet, c’est finalement autant un hommage à la jeunesse de Colette, à la vie de campagne, à la nature qu’à sa mère. Et même sur les deux récits suivants, sur son père et ses frères, cela se ressent. Soit dit en passant, un sublime hommage à sa mère. En tant que maman, quelle preuve d’amour de la part de sa fille !

Après, pour une première œuvre de Colette, peut-être n’était-ce pas le meilleur choix parce que j’ai quand même sauté quelques lignes… j’avoue
… A voir si un jour, je me plonge dans un de ses autres récits.

Ranine a lu

Résumé : Un titre bien sage pour un roman qui l’est moins. Claudine le reconnaît : « Vrai, cette école n’est pas banale ! » Comment pourrait-elle l’être ? Les élèves ont des personnalités peu communes : la grande Anaïs, que Claudine qualifie de menteuse, filouteuse, flagorneuse, traîtresse, possède en outre « une véritable science du comique » ; les Jaubert sont agaçantes à force de sagesse ; Marie Belhomme, « bébête, mais si gaie » ; Luce, charmeuse autant que sournoise ; et les autres, « c’est le vil peuple ». Quant aux maîtresses… Mlle Sergent, « la rousse bien faite », aussi intelligente que laide, est tout yeux pour son assistante, Mlle Aimée, la bien nommée. Ajoutez les instituteurs des garçons, le pâle Duplessis et le vaniteux Rabastens, le médecin scolaire, le Dr Dutertre, aux dents de loup, qui aime s’attarder auprès des grandes… et vous obtenez un mélange détonant. Pour parfaire l’ensemble, c’est une Claudine débordante de vitalité, excessive dans ses élans, qui mène la ronde.

Roman de 256 pages – Se le procurer

Chronique de Ranine

Mais quelle surprise ! Belle et étonnante surprise ! Je pensais, naïvement, que c’était de la littérature jeunesse ! Ah mais pas du tout ! Elle est plutôt coquine Claudine, et tout son entourage aussi. Je pensais aussi que le roman allait être un peu vieillot. Pas du tout non plus, au contraire même. C’est simple mais pas simpliste. Un excellent moment.

Sally Rose a lu

Résumé : Son père ayant décidé d’emménager à Paris, voilà Claudine transplantée loin de ses « chers bois ». Le choc est rude ; elle tombe malade, mais la vitalité reprend le dessus. Chez sa tante Cœur, elle fait la connaissance de Marcel, joli et charmant. Il lui présente ses amis, tout aussi raffinés que lui. Elle devient leur confidente… Marcel a un père, Renaud, jeune encore. Claudine n’est pas longue à en tomber amoureuse. Renaud, aimable dilettante, lui fait découvrir les charmes secrets de la ville – les théâtres, les restaurants, les soupers – et sa faune… Mais Claudine, malgré sa curiosité et son exubérance, est farouche. Suivre Renaud, ce serait renoncer à la solitude qui la vivifie, à son village qu’elle regrette, à un passé dont elle n’arrive pas à se détacher. Il va lui falloir choisir…

Roman de 256 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

J’avais lu la série des Claudine dans mon enfance et j’en avais gardé un souvenir désagréable, tout simplement parce que ça me paraissait transgressif sans trop savoir pourquoi.
Souhaitant en relire un volume avec mes yeux, mes sentiments et mes réflexions d’adulte, j’ai choisi celui-ci.
Alors certes, transgressif, ça l’est ! Tant pour l’époque de publication que pour la petite fille que j’étais. Mais j’ai trouvé le style ennuyeux, le récit insuffisamment construit. Il est comme le personnage, inconséquent et inintéressant.
J’ai cependant apprécié les passages relatifs à Fanchette mais j’ai été déçu de ne pas en lire davantage sur le Paris de l’époque.
Bref, une déception

JEUX LIT AVEC SALLY : Le Misanthrope de Molière

C’était une des lectures communes du mois de février

Nous étions deux lectrices à partager nos impressions

Alceste est un «mélancolique» qui s’aveugle sur lui-même pour mieux condamner les autres. Placé dans une situation sociale comique, amoureux d’une coquette, il voit défiler tous les types humains qu’il réprouve. Molière a enfermé toute une époque dans un salon mondain, pour critiquer une société ambitieuse, avide et cynique. Il donne parfois raison à Alceste, lui qui refuse de se soumettre au mensonge et à l’artifice, lui qui affirme radicalement : «J’ai tort, ou j’ai raison.» Alceste n’est pas en accord avec son temps : il rejette les compromis, proteste contre la frivolité des salons et la fausseté des rapports humains. Le Misanthrope est ainsi la pièce la plus complexe de Molière, car la plus fidèle aux contradictions de l’homme et de la société. Nouvelle édition en 2013

Pièce de théâtre de 240 pagesSe la procurer

Chronique de Ptitmousse

Je dois commencer par dire que mon avis est forcément influencé par la pièce à laquelle j’ai assisté avant de lire le texte. Le texte est en vers ; cela m’a fait peur d’abord, mais c’est finalement hyper accessible (bien que plus facile ayant vu les jeux d’acteurs). Mais quand même, j’avais lu la première scène avant la représentation et j’avais été agréablement surprise de bien comprendre tout-de-même.

Quelques réflexions, quelques vers sont indubitablement à graver dans le marbre. J’avoue avoir lu et relu et même dit à voix haute plusieurs fois certains vers tant ils sont fluides, élégants, ciselés, poétiques mais en même temps accessibles et compréhensibles ! 80 % du texte pourrait être noté en citation 😉
C’est tellement actuel, cela pourrait être cité et faire mouche en cette année 2019 sans problème. C’est du Molière différent de celui que l’on connait des comédies, mais du grand Molière !

Le premier acte est sans contexte le summum de la pièce. Il faut dire que l’acteur que j’ai vu jouer Alceste était juste génial ! Lors de la représentation théâtrale, les tirades de Célimène et Arsinoé dans l’acte III m’ont paru un peu longues, j’ai un peu décroché. Finalement, j’ai mieux suivi cette partie en version écrite ; ça m’a bien fait sourire : l’art de faire les pires reproches à l’autre mais avec une politesse et des mots exquis ! Parlant de Célimène, c’est un peu le mystère de la pièce. Elle est parfaite en cliché de la veuve qui compte bien profiter et qui se permet de juger à qui mieux-mieux. Mystère car elle est tout ce qu’Alceste déteste, et pourtant… Tellement transi, tellement aisément manipulé par Célimène…

Chronique de Sally Rose


Le titre contient l’essence du propos. Alceste, éprouvé par l’hypocrisie de ce monde, rejette l’art de vivre en société.
Mais il aime la belle Célimène qui pourtant présente tous les défauts qui révulsent cet homme.
J’adore cette pièce de théâtre, que j’ai vue jouée de nombreuses fois dans des mises en scènes et temporalités différentes.
Qu’il est beau et vaillant cet homme qui lutte entre son amour et ses principes !
Sur la forme, même si je n’aime pas lire les pièces de théâtre, j’ai apprécié la beauté des vers et l’ironie de certaines répliques.
Le refus de cet homme à frayer avec ses congénères m’a donné à réfléchir sur notre soumission aux codes de la vie en société, particulièrement revue et corrigée depuis maintenant un an que nous vivons avec le Covid-19.
Un thème universel et intemporel. Merci Jean-Baptiste

Le mot de Sally Rose

Avec cette lecture, je conseille le thé Flèche de Cupidon de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

La Fabuleuse Odyssée des naufragés du non moins fabuleux cargo zoo, Le Blue Sea de Florence Jenner Metz

Chronique de Ptitmousse

Dans ce roman, nous sommes à mi-chemin entre L’odyssée de Pi et le film d’animation Madagascar.C’était drôle tout-de-même par moment, il faut le reconnaître, mais pas assez pour rattraper tous les défauts de ce livre à mon sens :
– il y a trop de personnages différents. Cela m’a fait penser à une histoire que je pourrais inventer en enchaînant les idées sans vraiment y avoir réfléchi avant. Ou comme lorsqu’on raconte une histoire à plusieurs, que chacun reprend à la suite de l’autre. Ou alors ça ressemblait à un rêve. Tout ça pour dire que cela n’avait pas vraiment de sens en terme de déroulé.
– j’ai trouvé assez mal amenée la partie écologie. Comme si, puisque c’est dans l’air du temps, ça faisait bien d’en glisser un peu.
– si, je le redis, ça m’a fait rire un peu, j’ai finalement pas mal soupiré. La goutte d’eau étant la panthère qui se mettait du rouge à lèvres.

Pour conclure donc, une lecture décevante voire agaçante !

PS : niveau présentation du texte, il était très perturbant à la lecture d’avoir cet immense titre (14 mots!) en haut de chaque page. Qu’est-ce qui leur a pris à Oskar éditeur ?


Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Drôles de marins que ces animaux-là, rescapés du naufrage d’un cargo-zoo, dérivant à bord d’une barque en plein Pacifique. Entre Bellatrix, la hyène rusée et obnubilée par son estomac, Koulkoulle, la femelle kangourou savante, Dictateur, la girafe autoritaire et Stupido, le manchot simplet, la cohabitation s’annonce difficile. Alors qu’ils échouent sur une île hostile, ils vont devoir rester unis et apprendre à s’entraider et se faire confiance. Vont-ils réussir à survivre dans cette épopée pleine de rebondissements ?

Roman de 128 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Il est vrai que je me suis sentie toute essoufflée à écrire le titre, alors le lire sur 128 pages 😮

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

JEUX LIT AVEC SALLY : C’était Noël !

A l’occasion de Noël, Jeux Lit Avec Sally vous a offert la lecture d’un autre membre.

Voici les chroniques des 5 gagnantes

Amélie et Laehb ont lu

Résumé : Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l’occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d’une indépendance que peu d’autres Coréennes peuvent encore revendiquer. Jusqu’au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d’un soldat japonais et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie. Emi passera sa vie à chercher Hana et à essayer d’oublier le sacrifice que sa sœur a fait. Mais les haenyeo sont des femmes de pouvoir et de force… Plus de soixante ans plus tard, Emi saura-t-elle affronter le passé et les horreurs de la guerre pour retrouver enfin la paix ? « Un premier roman captivant et déchirant. » Booklist Prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2018

Roman de 416 pages – se le procurer

La Chronique d’Amélie

Lorsqu’Emi est née sur l’île de Jeju en Corée, elle a pris une place immense dans le coeur de sa grande soeur, Hana. Quelques années plus tard, en 1943, c’est pour la protéger qu’elle se sacrifiera, se laissant enlever par un soldat japonais afin qu’il ne capture pas Emi. Âgée de 16 ans, violentée, violée, séquestrée, elle deviendra l’une des nombreuses esclaves sexuelles (appelées alors « femmes de réconfort ») que l’armée japonaise mettait à disposition de ses soldats envoyés au front.
Le roman alterne les chapitres dans lesquels nous découvrons l’épopée infernale d’Hana, sa force inouïe et sa capacité à ne jamais perdre espoir, et ceux dans lesquels, en 2011, une Emi vieillissante, qui n’a jamais oublié sa soeur se rend à Séoul où vivent ses enfants. Des manifestations pour la reconnaissance des crimes de guerre du Japon y sont régulièrement organisées. La perspective de retrouver la trace d’Hana est ténue mais pour rien au monde Emi n’y renoncerait.
Puisant dans la puissance de leurs souvenirs, de leurs destinées, de leurs rêves mais aussi de leurs hontes, Mary Lynn Bracht nous entraîne vers un pan d’Histoire qui, pour ma part, m’était inconnu. Loin de se contenter de cela, elle met aussi la lumière sur les haenyeo de l’île de Jeju dont font partie Hana et Emi. Ces plongeuses à la détermination exemplaire, portent en elle bien plus que la tradition de leur métier. Indépendantes financièrement, elles sont un fleuron féministe au sein d’une société historiquement patriarcale.
Le souffle du récit nous emporte également jusqu’au beau milieu des steppes de Mongolie dans le quotidien d’une famille tout aussi touchante que celle des deux soeurs.
« Filles de la mer » se lit très facilement, notamment par sa tendance à pencher davantage vers l’action que vers le contemplatif. Pour autant, c’est l’émotion qui y occupe une place prépondérante pour le meilleur comme pour le pire. C’est un roman qui a énormément de qualités mais qui ne fait pas trop dans la nuance. Certains lecteurs regretteront donc peut-être un choix de personnages trop manichéens. Me concernant, au vu de ce qui est dénoncé, c’est un parti pris qui ne m’a pas du tout dérangée à la lecture.


La Chronique de Laehb

Pendant la seconde guerre mondiale, le Japon occupe la Corée. Des milliers de jeunes filles, de 9 à 18 ans seront capturées, arrachées à leur jeunesse et leur famille et seront envoyées dans des camps pour devenir « femmes de confort » pour l’armée impériale, comprendre esclaves sexuelles subissant les pires tortures.
L’humain ne cessera jamais de m’étonner par sa barbarie et cruauté.
Île de Jeju, 1943. Hana est une jeune haenyeo, une plongeuse sous-marine, cet héritage ancestral lui procure indépendance dans une société patriarcale. Avec sa mère, et comme leurs aïeules avant elles, elles nourrissent leur famille et revendent leur pêche. Sa petite soeur Emi est encore trop jeune pour participer à ces plongées en eaux profondes et les guette du rivage quand un soldat japonais approche. Hana a juste le temps de revenir au bord cacher in extremis la fillette, et pour la protéger se laisse arrêter. Commence son supplice.
Le roman s’articule autour des deux soeurs. Hana toujours en 1943 et Emi en 2011.
Ce roman est très émouvant, bouleversant mais également révoltant. L’autrice termine par
« C’est en nous souvenant du passé que nous l’empêcherons de se répéter. Les livres d’histoire, les chansons, les romans, les pièces de théâtre, les films et les monuments commémoratifs sont essentiels pour nous aider à ne jamais oublier, afin de construire l’avenir sur la paix. »
Oui c’est essentiel d’en parler, de se souvenir, de rendre hommage aux victimes et ne surtout pas, à l’instar du Japon, de mettre dessus un petit mouchoir, cacher cette vérité qui dérange pour l’oublier.
Malheureusement le viol continue et continuera d’être une arme de guerre, la femme paie doublement cher la folie des Hommes.

Priscilla a lu

Résumé : Télumée, paysanne de la Guadeloupe née au début du siècle, a été élevée par sa grande-mère, « haute négresse » justement nommée Reine Sans Nom. Télumée a souffert de sa condition de femme, de Noire et d’exploitée. Pourtant, qu’elle soit en compagnie d’Elie ou au côté d’Amboise, le révolté, sa volonté de bonheur, de « récolter par pleins paniers cette douceur qui tombe du ciel », est la plus forte. Voici l’univers des Antilles, avec ses couleurs, ses odeurs, sa vérité secrète, livré par une romancière qui s’approprie la langue française pour la soumettre à la musique noire.

Roman de 254 pages – se le procurer

Chronique de Priscilla

J’aime ces livres où on se laisse embarquer autant par l’histoire que par la qualité de narration de l’auteur.
En effet,  la plume de  Simone Schwarz-Bart est belle…presque chantante, et surtout émouvante.

C’est bien simple j’ai tout aimé de ce voyage en Guadeloupe ! D’ailleurs cette excursion m’en a rappelé une autre, qui m’avait tout autant plu, dans une autre île. Celle de la Réunion, à travers le récit de Lisiane Bernadette Thomas dans son roman Le souffle des disparus. 

J’y ai trouvé cette même authenticité, cette même force de caractère chez les personnages. Des destins de femmes fortes que la vie n’épargne pas.
Et puis cette touche créole dans les dialogues, la vie du quotidien et les croyances, ça me régale ! Dépaysement assuré. 

Et pour finir ce que j’ai beaucoup aimé aussi c’est que malgré la rudesse de leur vie le ton n’est jamais plaintif, au contraire même c’est le courage qui prône dans ces vies injustement difficiles.

A lire pour qui aime se sentir pleinement embarqué dans un décor où on devine les paysages et les odeurs =)

Ptitmousse a lu

Résumé : Un vieux notaire résolu à percer le secret de sa naissance. Un ado piégé en montagne, un jour de rando. Une jeune femme soumise aux ordres d’une mystérieuse Grande Prêtresse. Entre ces trois êtres si dissemblables en tout, il n’est qu’un seul point commun. Le Cheptel. Intégrée à la cellule TEH d’Interpol – pour Trafic d’Êtres Humains –, l’équipe du capitaine Eloïse Bousquet remonte une piste rouge de sang. Celle d’un monde clandestin où l’homme n’est que bétail – une marchandise, un jouet – à la merci des vices des puissants…Prix de l’Embouchure – 2018 ; Polar du meilleur roman francophone – 2018

Roman de 944 pages. Se le procurer

La Chronique de Ptitmousse

Ah ! le plaisir de se couler dans un beau pavé de plus de 930 pages ! Dès le début, j’étais dans de bonnes dispositions. Et ça a continué 🙂 Même si c’est un roman glaçant. Brrr ! Cette prêtresse est terrifiante et tellement cruelle (c’est un euphémisme !). Mais l’écriture et la narration sont top, top ! J’ai détesté la prêtresse, j’ai tremblé avec Bruno, j’ai espéré pour Atrimen, j’étais bien et j’ai aimé chacun des membres de l’équipe d’investigation. Les chapitres sont très courts (il y en aura d’ailleurs plus de 110 au total), ils donnent un rythme soutenu et font donc avancer bien vite le récit. J’ai tout avalé en moins de 15 jours. Un délice, cela faisait assez longtemps pour moi !

Après, j’ai tout de même un aspect qui m’a déplu à la fin, mais je ne peux vraiment rien vous dire 😉

Reste un thriller très, très efficace, un véritable page-turner ! Ce fut un délice (jusqu’à la page 910 ;)) ! Un prochain Céline Denjean est dans ma pal à coup sûr !

Ranine a lu

Résumé : Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l’odeur du sang. Jusqu’à ce jour, c’était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d’une mère abusive et angoissée. Que s’est-il passé la nuit dernière? Seuls des lambeaux d’étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l’aide? Ou implorait-elle? Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, Yujin va devoir remonter le temps. Des années de secrets, de silence, d’une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu’à ce que tout bascule. Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n’existe pas de retour possible. Un thriller dérangeant et obsédant, d’une exceptionnelle acuité psychologique.

Roman de 509 pages. Se le procurer

La Chronique de Ranine

C’est un livre très déstabilisant. On se retrouve dans la tête de Yujin, qui se découvre un matin couvert de sang et le cadavre de sa mère dans la cuisine. 
Est-ce lui qui l’a tué ? Une plongée dans une enquête sur le meurtre de sa mère, de sa vie qu’il redécouvre avec la lecture du journal intime de sa mère, de la construction de sa vie autour d’une manipulation… Chut ! J’en dis trop ! Déstabilisant parce que je me suis attachée à ce personnage malgré tout. Un excellent moment !