L’Arabe du futur 1 de Riad Sattouf

Chronique de Ptitmousse

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Voilà une façon originale, et même décalée, de connaître, de l’intérieur, l’histoire de la Lybie, pour commencer. Quelle misère ce pays ! Tout cela par les yeux d’un enfant, cela en fait un récit juste et vrai ! C’est léger et très grave et triste en même temps. Je dois dire que, contre toute attente, ça bouleverse quelque peu…
Le point de vue sur les Français par des yeux venus d’ailleurs était également intéressant. Puis nous avons fini par la Syrie, une découverte encore pour moi.
Côté personnages, j’ai eu beaucoup de pitié pour la mère de Riad. Et un certain mépris pour son père que je trouve idiot, méchant, qui ne me fait pas rire du tout !
Enfin, un détail, mais le code couleur était super, très intéressant même à revoir une fois le livre fini.
En conclusion, à bien des égards, ce livre est un délice et très instructif !

Cette lecture valide :

La consigne n°57 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur. L’Arabe du futur sera publié en plusieurs volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.

Bande dessinée de 160 pages – se la procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Un grand succès 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Pêche de vigne de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

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Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott

Chronique de Ptitmousse

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Mon premier sentiment fut qu’il y en avait trop de bons… des sentiments. C’est définitivement le stéréotype d’une lecture jeunesse pour filles. C’est également un peu trop moralisateur (ça va souvent ensemble) : il faut être aimable, il faut travailler, il faut se pardonner. Oui, je sais, à l’époque… tout ça, tout ça… Mais moi, je le lis là, en 2020, et cela donne un côté passablement agaçant ! Par exemple, le moment le plus drôle et fou fut pour moi Meg qui s’offusque : »Tu as couru Jo. Comment peux-tu ? »

Après, c’est plaisant à lire. C’est très romanesque, on s’attache à tous ces personnages, pas seulement les quatre filles. Je lirais bien la suite même.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

Roman de 380 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Un classique un peu désuet mais charmant ☺

Avec cette lecture, je conseille le thé Raspberry Boom de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

JEUX LIT AVEC SALLY : Adolphe de Benjamin Constant

C’était une des lectures communes du mois de janvier

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

« L’amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d’avoir vécu, durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L’amour n’est qu’un point lumineux, et néanmoins il semble s’emparer du temps. Il y a peu de jours qu’il n’existait pas, bientôt il n’existera plus ; mais, tant qu’il existe, il répand sa clarté sur l’époque qui l’a précédé, comme sur celle qui doit le suivre. »

Roman de 224 pagesSe le procurer

Chronique de Laehb

Je suis très contente d’avoir enfin lu ce classique du romantisme, même si je n’ai pas particulièrement apprécié cette lecture. J’ai beaucoup aimé le style et l’atmosphère cinglante des salons mondains, le style pourrait faire penser à celui d’un roman noir psychologique, un thriller domestique. Par contre les personnages m’ont passablement agacée.
Adolphe, évidemment, m’a paru imbuvable. Perpétuellement indécis, il ne séduit Ellénore que par vanité, pour l’ajouter à son tableau de chasse, s’en lasse dès que son but est atteint et s’y intéresse de nouveau dès qu’elle semble réussir à dépasser son absence.
Selon notre histoire ou expérience, nous assimilons Ellénore bien sûr à la victime d’une histoire d’amour sordide, mais elle n’est pas beaucoup mieux que son amant qu’elle noie sous les menaces et le chantage. Je l’aurai bien secouée, aurait voulu lui crier quelle n’existe ni par ni pour lui, que ses manigances la rendent détestable. Le cœur a ses raisons etc., et justement il n’y a souvent pas beaucoup de raison.
Pour résumer : Je t’aime, moi non plus ou une relation bien toxique. Je n’ai pu m’identifier aux amants donc ils ne m’ont que peu touchée, même si bien sûr le malheur d’Ellénore est parfois émouvant.

Chronique de Ptitmousse

Je crois qu’il faut une période propice pour apprécier les romantiques, ça ne l’était pas pour moi. Je reconnais une analyse intéressante de certaines choses, la description de la timidité était notamment parfaite ou alors la description du sentiment amoureux qui était belle. C’est une belle écriture, un beau texte, quoique exigent aussi ! J’ai pu noter de nombreuses citations. C’est juste que, ce n’était pas le bon moment. Mais ce moment serait-il arrivé un jour ? Mystère…
Parlons un peu des personnages : Ellénore : sa jalousie m’a exaspérée, vraiment ! Et puis elle m’a agacée de toute façon, de manière générale. Adolphe : son côté déprimé, loin des autres, blasé m’a fatiguée au début. Et puis son attitude face à Ellénore ensuite m’a tellement énervée ! Qu’est-ce que j’ai pu soupirer ! Si j’ai à certains moments apprécié ce roman, j’ai détesté Adolphe !
Pour terminer, j’ai trouvé la fin amorale. Bref, une lecture que je suis contente de noter à mon compteur mais décevante…

Chronique de Sally Rose

Un jeune homme légèrement misanthrope décide que lui aussi peut goûter aux joies de la conquête amoureuse. Il sera pris à son propre piège et souffrira d’être aimé.
Roman très court, très début du XIXème, c’est-à-dire d’un style un peu désuet, Adolphe est un classique de la littérature romantique. J’ai trouvé la première partie ennuyeuse (la conquête) mais j’ai savouré la seconde et j’ai maudit ce personnage qui se joue des sentiments d’une femme qui n’avait rien demandé.
Ma lecture a cependant été laborieuse, les situations « je t’aime moi non plus » n’étant pas trop ma tasse de thé.

Le mot de Sally Rose

Avec cette lecture, je conseille le thé Cool Winter de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Le grand voyage de Balthazar de Jean-Pierre Demeulemeester

Chronique de Ptitmousse

 Une petite histoire mignonne mais surtout géniale pour expliquer le cycle de l’eau ! C’est d’ailleurs le seul propos du texte en fait. A recommander, lire et relire pour découvrir et/ou discuter.

Cette lecture valide :

La consigne n°16 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Pipayo et Tanayète font, avec leur papa, un bonhomme de neige qu’ils surnomment Balthazar. Mais, le lendemain, Balthazar commence déjà à fondre…. Ces 15 feuilles pour le théâtre kamishibai (théâtre d’images) reprennent l’histoire de l’album du même titre. ©Electre 2021

Livre jeunesse de 15 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. A découvrir 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Pomme juteuse de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

La montagne noire de Maria Jalibert

Chronique de Ptitmousse

Le début est d’une tristesse terrible qui m’a déprimée ! Ensuite, c’est aussi improbable qu’angoissant. Je n’ai pas du tout passé un bon moment ! Alors oui, le côté aventure fonctionne mais voilà, trop de choses qui me chiffonnent.

En plus, on touche un peu au fantastique ; aïe, mauvais point pour moi. Enfin, (attention, spoiler !) j’ai été assez insatisfaite d’un détail de la fin : puisque Rémi semble récupérer la jument, si Sonia existe, elle est maintenant dans la montagne sans personne, sans sa fidèle jument et seule compagne ! Il n’y a que moi que ça perturbe ?

Pour conclure, lecture sans aucun plaisir me concernant mais c’est très subjectif.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Rémi est  envoyé en colonie par son oncle et sa tante chez qui il vit depuis qu’il a perdu ses parents. Mais le jeune garçon se sent à l’écart et lors d’une sortie pique-nique au cœur de la forêt, il est oublié par le groupe. Difficile de  ne pas se laisser submerger par la peur, seul et perdu au cœur d’une forêt pleine de mystères ! Le premier roman de Maria Jalibert, une artiste aux multiples facettes.

Roman de 128 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Sans doute que ce livre a été publié sans le travail efficace d’un lecteur/correcteur 😉

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

La fille du train de Paula Hawkins

Chronique de Ptitmousse

Très subjectivement, je dois d’abord dire que je sortais de 2 essais ; alors retrouver un roman a été un grand bonheur ! Il se lit très bien, très vite, c’est très agréable. Les critiques presse le décrivent comme « addictif » : c’est tout-à-fait ça ! On y est, avec ces personnages féminins qui nous racontent leurs histoires à la manière d’un journal.
Bon, si je devais être pointilleuse, je dirais que, juste, ça traine un petit peu vers le milieu (lorsque Rachel rencontre et a Scott au téléphone et qu’il lui fait part de ses états d’âme, de ses remords, regrets…)
Concernant Rachel d’ailleurs… de prime abord, elle agace tout de même. Non, je reprends, elle agace tout le temps en fait ! C’est moi ou on a envie de la secouer ! A un moment, elle dit : « Donc je suis une idiote » et là, on ne peut s’empêcher de penser :  » Une phrase lucide !!! » Non, allez, j’exagère ! Mais quand même, on a envie de lui hurler : « Lâche l’affaire avec cette disparition ! » parce qu’elle est lourde quand même à un moment. Et en même temps, il faut bien avouer qu’il n’y aurait pas eu de roman sans cela. Enfin, peut-être aurait-il fallu trouver une autre ficelle…
Bon, malgré tout, c’est un polar réussi, ça fait tourner l’usine à suppositions, à suspicions sur chacun des personnages.
Pile poil, exactement ce que j’attends d’un thriller !


Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d’en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d’un visage désormais familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu…

Roman de 452 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. C’est un roman qui a eu un gros succès commercial et qui a été adapté au cinéma

JEUX LIT AVEC SALLY : Tess D’Urberville de Thomas Hardy

C’était une des lectures communes du mois de novembre

Nous étions 3 lectrices à partager nos impressions

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant. Dans la puritaine société anglaise de la fin du xixe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance. Thomas Hardy (1840-1928) signe avec cette oeuvre pessimiste, où la richesse des tableaux rustiques du Wessex ne fait que souligner la noirceur de l’univers social, un des chefs-d’oeuvre du roman anglais, magnifiquement porté à l’écran par le cinéaste Roman Polanski. 

Roman de 480 pagesSe le procurer

Chronique de Amélie

Tess Urbeyfield est née de basse condition mais de noble ascendance, elle est surtout née femme dans une société pensée par les hommes pour les hommes. L’annonce inattendue de son appartenance à une illustre famille sonnera la fin de l’enfance et de l’insouciance.
Se faisant connaître auprès des d’Urberville, ses prétendus cousins, sous l’injonction de sa mère, Tess découvrira surtout que ses grands yeux et ses lèvres ourlées sont autant de tentations pour le maître des lieux.
Tragédie romanesque, Tess d’Urberville dénonce sous les traits d’une héroïne dévouée à son entourage, travailleuse et dépourvue de tout calcul le carcan oppressif et sexiste de l’Angleterre du XIXe siècle. On pourrait la trouver trop docile, trop sage, trop enfermée dans une morale qui l’oppresse. Et pourtant Tess et celle qui dit « non » et que l’on refuse tout simplement d’entendre, elle est celle qui n’hésite pas à faire passer ses principes avant son intérêt personnel, qui assume le poids physique et moral de fautes qu’elle n’a pas commises. Elle est l’éternelle victime traitée en coupable, et si l’auteur n’a de cesse de l’accabler d’épreuves ce n’est que pour mieux en démontrer l’injustice.
Les chapitres défilent comme autant de tableaux peints avec soin et qui s’animeraient peu à peu sous sa plume, tandis que les saisons passent, rythmées par les travaux des champs.
Très classique dans sa forme qui emprunte beaucoup à la construction des plus grandes tragédies antiques, ce roman paraît très moderne dans ce qu’il dénonce. J’ai également été très touchée par la belle notion de sororité qu’il propose, un baume aussi doux qu’inespéré et par les brefs mais vivifiants retours à la nature durant lesquels les jugements et les conventions sociales semblent totalement dérisoires.

Chronique de Ptitmousse

Drame, amour, révolte. Si je devais choisir 3 mots pour ce roman, voici ceux qu’ils seraient.
– drame : est-il besoin de le préciser ? Je trouve que c’est un livre stressant, angoissant, notamment toute la partie où l’on se demande : dira ou dira pas ? Se mariera ou se mariera pas ? Et bien d’autres drames…
– amour : tellement présent ! On peut notamment citer la sublime lettre d’amour de Tess à Angel.
– révolte : à coup sûr, ce qui me restera le plus de ce roman ! Il a réveillé des sentiments vifs en moi car il rappelle la triste condition des femmes à cette époque (et d’ailleurs, même condition encore dans certains pays aujourd’hui). Ces pages et ces pages et ces pages d’hésitations, de remords, de mal-être m’ont paru infiniment longues, à la mesure de ce que les femmes devaient subir de principes moralisateurs à l’époque. Voila un livre important à mon sens pour comprendre une partie de la condition des femmes au XIXème.

Quelques passages au style poussé et à la portée presque philosophique m’ont un peu désarçonnée. Et puis le style est d’un autre temps, c’est sûr ; non pas que ce soit un défaut mais cela change, et finalement ça fait du bien ! J’ai quand même eu du mal au début, et pourtant j’avais lu Jane Eyre il n’y a pas longtemps de la même époque et il ne m’avait pas paru si alambiqué… (D’ailleurs, moi qui ne conçois la lecture qu’en changeant de genre et de style très régulièrement, ces deux lectures étaient beaucoup trop proches.)

Et dire que jusqu’ici, je n’avais même jamais entendu le nom de Thomas Hardy ! Comment expliquer cela ?


PS : Avez-vous déjà eu une lecture en partie gâchée par la quatrième de couverture. Cela commence à m’arriver de plus en plus souvent, et ce fut le cas ici. Pas merci France Loisirs… Sur la quatrième que j’avais dans les mains, on y parle de fille-mère. Tout cela aura fait que mon ressenti au départ était assez confus : attente et suspense du moment où la vie de Tess basculera dans l’abîme, ellipse de la découverte grossesse, de la grossesse en elle-même et de la naissance qui m’a manqué alors qu’en fait elle n’avait pas tant d’importance. Enfin, la quatrième disait même la toute fin du livre, les toutes dernières pages !!!

Chronique de Sally Rose

Roman classique de la littérature anglaise du 19e, mon premier sentiment a été l’émerveillement. Quel plaisir voire quel bonheur que cette douce prose, ce style harmonieux et fluide qui m’a immédiatement transportée dans la belle campagne anglaise.
La scène inaugurale est celle d’une danse campagnarde et s’imposent à l’imaginaire du lecteur les rayons du soleil, les robes des jeunes filles et même le son de la musique.
Le décor est planté.
Mais ce roman n’est pas une douce partie de campagne.
Il est celui d’une passion, celui d’une femme qui sera la victime des conventions sociales, du carcan des traditions, de la piètre considération qu’inspire la femme d’une façon générale.
 
L’auteur dresse un portrait captivant de son héroïne : elle est fière, indépendante, orgueilleuse, courageuse mais aussi naïve et sincère. Et surtout, pour son malheur, elle est belle et sensuelle. Tess est une femme moderne, en avance sur son temps, mais avec toute la fraîcheur de l’innocence et de l’honnêteté. Consciente de sa condition et de sa beauté, habitée de son amour pour son mari, elle sacrifiera sa vie à l’honneur de celui-ci.
Angel Clare est un personnage tout en paradoxe. Il rejette la religion alors que son père est pasteur mais est malgré tout imprégné de principes moraux très rigides. Puisque ceux-ci se développent en-dehors de la légitimité religieuse, ils instillent dans le cœur et l’âme de cet homme un cynisme qui le fera passer à côté de nobles sentiments.
 
L’auteur aborde  également les changements qui s’opèrent dans cette société rurale : extinction des familles de nobles, exode rural, mécanisation des cultures accompagnée d’une certaine déshumanisation. On se régale avec de belles pages sur la vie aux champs même si elle est dure et précaire.
 
Un superbe roman, celui d’une passion mais aussi d’un monde en pleine mutation où la perte de religiosité n’a d’égale que le cynisme et où la beauté de l’amour pur est portée aux nues.

Days de James Lovegrove

Chronique de Ptitmousse

J’ai passé un très bon moment au cours de cette journée qui se déroule chez Days. On lit avec aisance cette description de réalité alternative. On se balade dans les rayons, trouvant tout cela dingue !
Sur une journée, on suit trois destins, trois points de vue différents sur le gigastore :
– Frank : employé depuis 30 ans
– Linda et Gordon : clients pour la première fois
– les sept frères Day : propriétaires et décisionnaires de Days
C’est la journée et les détails concernant ces derniers qui m’ont le plus enthousiasmé.
Les épisodes des ventes flash, où les gens deviennent dingues pour avoir 15% de réduction sur des produits dont ils ignoraient l’existence et donc dont ils n’avaient pas besoin d’acheter, sont criants de vérité, tragiquement…Sympa le clin d’œil pour le nom donnée à la responsable livres : Rebecca Dalloway :,-)Bon, à ce propos, je suis un peu perturbée par la fin ; il fallait bien trouver comment terminer le livre mais je n’ai que peu adhéré au pétage de plomb de cette dernière. De manière générale, la fin est glauque et cruelle (cf : Sonny, petit dernier des frères Day)… mais finalement n’est-ce pas tout ce mode de consommation qui est le plus affreux et cruel ?
Dernier détail : j’ai aimé les citations/apartés en début de chapitre.
Pour conclure, moi qui cherchais à entrer dans la SF, entrée appréciée et réussie !

PS : Heureusement, d’après de récentes études, il semble que l’on s’oriente vers une décroissance consumériste et moins d’achat en très grandes surfaces. Ouf !

Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Days Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s’achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu’avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l’un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l’intérieur, à l’abri du monde et des tracas quotidiens, l’âme emplie par toutes les promesses qui s’offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on… mais à quel prix ?

Roman de 477 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Ce roman me tente bien, hop dans ma LAL 😍

PS : à noter que cette chronique a été rédigée avant le premier confinement 😉

JEUX LIT AVEC SALLY : Le titre commence par la lettre C

C’était le thème du club de lecture du mois de septembre

Nous étions 8 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu’un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l’Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu’elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer. Brave. Courageux. Oui, c’est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D’appliquer l’enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume. Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d’une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n’étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d’amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l’étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

Roman de 160 pages – se le procurer

La Chronique de Amélie

Crazy brave est le livre-témoignage de la poétesse Joy Harjo. D’origines creek et cherokee, elle parle au travers de ses expériences très personnelles de l’héritage de l’histoire de ses ancêtres. On y trouve aussi bien un esprit de révolte et de lutte pour un monde plus juste, que des déboires beaucoup plus intimes où l’alcool et les violences domestiques sont omniprésents. Joy Harjo porte en elle le lourd passé d’un peuple spolié et le poids des difficultés actuelles qui en sont les répercussions directes.

Peinture, musique, théâtre, poésie,… c’est par les arts qu’elle s’élève, par eux qu’elle prend sa place dans le monde. Dans la prose même de son roman, on mesure la montée en puissance de cette voix unique. Les premières pages, très factuelles, n’ont rien de transcendant. Elles posent les bases d’un édifice qui viendra peu à peu s’orner de rêves, de métaphores, de galaxies et d’hommes-poèmes. À leur contact l’autrice grandit et son style se révèle beaucoup plus travaillé. Ses visions ouvrent des portes à l’intérieur de soi et le monde paraît plus immatériel, on retrouve la patte subtile de la poétesse qui manipule les images et l’inconscient pour faire toucher du doigt l’indicible.

Ses guerres interminables elle les mène inlassablement, sans haine, avec toute la vigueur de sa compassion et de son esprit de liberté.

Une belle découverte qui possède toute la beauté d’une main tendue.

Audrey a lu

Résumé : En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’était compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges. Trente ans après  Misery, Stephen King renoue avec l’un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir, où l’on retrouve les protagonistes de  Mr Mercedes  (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… comme le pire.   Un suspense de très haut niveau et une intrigue au déroulé parfait qui vont faire passer au lecteur de belles nuits blanches. Renaud Baronian, Le Parisien.

Roman de 576 pages – se le procurer

La Chronique de Audrey

Suite des aventures de Hodges bien surprenante. J’avoue avoir été déçue au début. Le personnage principal n’apparaît pas, les chapitres sont longs. Et pourtant cette première partie est diaboliquement nécessaire.
Comme dans le premier tome, Stephen King nous met dans la tête des différentes parties. Comme dans le premier tome, l’assassin est consumé par une certaine folie. En l’occurrence, il s’agit d’un fanatisme autour d’un cycle de livres. La lecture, les livres, les auteurs, sont au centre de ce roman si justement appelé en français « Carnets noirs ». Les amoureux de la littérature se retrouveront ( mais pas dans l’excès tout de même) et suivront avec satisfaction la piste sanglante semée par des carnets non publiés.
S’il m’a fallu du temps pour entrer dans la première partie, les deux suivantes se sont révélées de vraies page turner, avec leurs chapitres courts, la tension grandissante. Le génie de cette intrigue n’est pas le mystère mais bien cette tension haletante.

La fin du tome amorce un tournant plutôt radical dans le cycle avec une seule pensée : hâte de se plonger dans le tome 3 !

Laehb a lu

Résumé : En 1919, un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot. La panique gagne peu à peu, on évoque le vaudou, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche. « Ce premier roman possède ce qu’il faut de swing dans le style et de tempo dans l’action pour transporter aussi bien l’amateur de roman historique que de thriller. » Le Monde des livres « On baigne dans un ambiance Tabasco : vaudou, ségrégation, jazz, alcools frelatés et bordels. » Le Point Traduit de l’anglais par Jean Szlamowicz

Roman de 522 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

J’ai beaucoup apprécié ce polar très dépaysant et assez déstabilisant. Ray Celestin part d’un horrible réel fait divers : un tueur en série muni d’une hache terrorise la Nouvelle Orléans au début du XXème siècle. Roman choral ( j’adore cette présentation ) mettant en scène quatre enquêteurs à la poursuite de ce fantôme du bayou : une jeune détective en herbe, un journaliste, un ex-flic mafieux fraîchement libéré de prison et le flic mal aimé – mal léché.
L’ambiance jazzy pré prohibition, les personnages attachants tant ils semblent fragilisés, le mystère des paysages du bayou et surtout les différentes pistes et suspects suivis en font un roman policier original et très riche en rebondissements et découvertes. Très bon divertissement qui m’a, en plus, appris beaucoup de choses à propos de la Louisiane.
Je continuerai sans aucun doute cette série.

Maggy a lu

Résumé : Londres, 1940. Par un morne après-midi de décembre, Emmy tombe sur une petite annonce du London Evening Chronicle : le prestigieux quotidien recherche une assistante. La jeune fille, qui depuis toujours se rêve grand reporter, postule sans attendre ni poser de questions sur la nature exacte du travail. Elle se voit déjà sauter dans le dernier avion pour un pays lointain et publier des articles brûlants sur la guerre. La déception est grande quand elle se retrouve à rédiger des réponses convenues aux lectrices d’un magazine poussiéreux, sous la stricte férule de la revêche Mrs Bird. Mais l’heure est venue de la résistance féminine. Emmy refuse de s’avouer vaincue. Elle a un plan.

Roman de 384 pages – se le procurer

La chronique de Maggy

Emmy partage un appartement à Londres, au début de la seconde guerre mondiale, avec sa meilleure amie. La nuit, elle travaille pour les pompiers ; le jour, elle se rêve correspondante de guerre. Quand une petite annonce pour un job dans un journal de la capitale attire son regard, elle fonce, se voyant déjà plonger au cœur du conflit. Et la voilà assignée au courrier des lectrices, sous la férule de Mrs Birds, une cheffe acariâtre pour qui les problèmes des femmes doivent se limiter à un choix de chaussures et certainement pas à des problèmes de couple. Emmy, qui désespère d’aider son prochain, ne voit pas les choses du même œil. Après la lecture du pitch, on pourrait penser s’attaquer à un feel good de plus. On imagine déjà le contraste entre l’impétuosité de la jeune héroïne et l’esprit vieux jeu de sa responsable. Et c’est vrai que dans le premier tiers, on sourit pas mal face à des situations cocasses très bien racontées par l’autrice. Et puis, petit à petit, le récit gagne en profondeur quand on passe de l’autre côté du miroir en entrant dans la caserne des pompiers par exemple. C’est assez rare finalement de tomber sur des romans qui se déroulent sous les bombes et dans lequel on n’aborde pas l’aspect militaire ou résistant des choses. Dans ce roman, on voit que les londoniens ont appris à continuer de vivre sous la menace permanente de l’ennemi. Et on s’imagine peu le travail des pompiers en ces temps ravageurs ou que l’on continue à vouloir aller danser le samedi soir. Plus qu’un feel good, Chère Mrs Bird aborde plus largement la situation des femmes au début de cette guerre à travers le courrier que les lectrices envoient au journal d’Emmy. Et de l’autre côté de la lorgnette, il aborde le courage des jeunes femmes qui doivent se construire, fonder une famille, réussir une carrière et qui veulent apporter leur contribution, à leur échelle, pour continuer à mettre des couleurs dans cette nuit qui durera quatre longues années. Ca reste léger, mais plus intéressant qu’il n’y parait de prime abord.« 

Priscilla a lu

Résumé : Le corps d’une jeune femme est retrouvé en Lozère. Au regard des éléments qu’ils détiennent, les enquêteurs de la SR de Nîmes se forgent rapidement un avis : elle a fait l’objet d’une chasse à l’homme… Pour le capitaine Merlot, d’Interpol, les conclusions médico-légales placent cette victime dans une longue série. Les gendarmes nîmois vont alors apprendre à leur grande stupéfaction, qu’Interpol tente depuis vingt-cinq ans de démanteler un réseau de trafic d’êtres humains.   Louis Barthes, notaire à la retraite, est à la recherche de sa soeur jumelle dont il ignorait l’existence. Ses démarches vont a peu à peu le faire remonter jusqu’à une poignée d’orphelins juifs dont la fuite vers l’Espagne s’est arrêtée dans les Pyrénées… Jeune adolescent de 13 ans, surdoué, Bruno passe des vacances dans les Pyrénées quand il tombe dans un dangereux torrent et est emporté par les flots. Il parvient miraculeusement à s’extirper des eaux tumultueuses, et cherchant de l’aide, découvre une communauté vivant hors temps et hors réalité dirigée par une grande prêtresse qui se fait appeler Virinaë.   Trois fils que Céline Denjean tisse ensemble dans un suspens et une tension exceptionnels, et surtout avec sa remarquable maîtrise du récit révélée dans ses précédents romans.

Roman de 656 pages – se le procurer

La chronique de Priscilla

Alors là attention: c’est du lourd !

Je pourrais céder à l’envie de faire une critique uniquement composée de superlatifs pour parler de ce livre que je ne manquerai pas d’idées et que la liste serait longue, très longue… mais je vais tâcher de faire un peu mieux pour vous donner envie de le lire (passer à côté serait votre plus mauvaise idée de l’année).

D’abord il faut parler de la plume de l’auteure: cette dernière est capable d’écrire un bouquin de près de 1000 pages sans te donner la moindre sensation d’étouffement ou de trop plein (mais au contraire de trop peu: j’aurais voulu que ça dure même encore un peu). C’est fluide, hyper bien rythmé et incroyablement « vivant ».

Céline Denjean fait la part belle à la psychologie de l’humain, à ses pires penchants et aussi à ses pires faiblesses.
J’ai été captivée par toute la partie du récit portant sur la nature humaine, à savoir ce que l’homme est par nature mais surtout ce qu’il peut devenir par son conditionnement c’est à dire par le biais de l’influence de ce (et ceux) qui l’entoure: captivant !

Les personnages (même les pires) sont fascinants. Et j’ai apprécié que l’auteure ait réussi à tous les travailler de manière égale, ce qui est loin d’être courant, et à tous les rendre intéressants.

C’est vraiment une lecture coup de cœur, et voilà un nom d’auteure qui va rapidement compter parmi les incontournables du paysage des thrillers français !

Ptitmousse a lu

Résumé : Akhila est employée aux impôts. Éternelle célibataire, cette quadragénaire n’a jamais été libre de mener sa vie comme elle l’entendait : toujours la fille, la sœur, la tante de quelqu’un, celle qui fait vivre la famille. Sur un coup de tête, elle prend un aller simple pour Kanyakumari, une petite ville balnéaire du sud de l’Inde. Dans l’intimité du sleeping – le fameux « compartiment pour dames » – qu’elle partage avec cinq autres compagnes, Akhila ose poser la question qui la hante depuis longtemps : une femme a-t-elle vraiment besoin d’un homme pour être heureuse et épanouie ? Compartiment pour dames est le best-seller qui a révélé Anita Nair. C’est un livre délicieux, chaleureux, qui nous ouvre le cœur de ces femmes indiennes dont nous sommes finalement proches, mais c’est aussi un texte engagé sur le sort qui leur est réservé aujourd’hui encore. Traduit de l’anglais (Inde) par Marielle Morin.

Roman de 338 pages – se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Structure de récit qui ressemble finalement à des nouvelles, une pour chaque femme que l’on rencontre, avec la vie d’Akhila en fil rouge. Cela fonctionne, on est embarqué avec chacune. Je n’ai pu m’empêcher de penser à deux livres lus et appréciés aussi : « Ce qui nous sépare » d’Anne Collongues, construit de la même façon mais dans un RER français ainsi que « Les Vierges du paradis » de Barbara Wood, le lien étant ici la découverte de la vie dans un autre pays par le regard des femmes.

C’était très intéressant même si je pense qu’il faudrait lire d’autres livres se déroulant en Inde pour se faire un vrai avis. Jusqu’à quel point est-ce réellement la vie d’indiennes d’aujourd’hui ?

Ranine a lu

Résumé : Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc grandit dans le Wild, le grand désert blanc. Il y apprend sa dure loi : manger ou être mangé. Sa rencontre avec les hommes, les dieux faiseurs de feu, sera décisive. Il se soumet d’abord à l’autorité de l’Indien Castor-Gris, et devient chien de traîneau. Mais un autre maître, Beauty Smith, sanguinaire et brutal, l’engage dans des combats sans merci et réveille en lui toute la sauvagerie du Wild.Du loup ou du chien, lequel de ses instincts finira par l’emporter ? Croc-Blanc est un chien-loup qui ne connaît que la vie sauvage du Grand Nord. Sa rencontre avec les hommes sera brutale : capturé, il devient chien d’attelage avant qu’un maître cruel n’en fasse une bête de combat. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?Un grand roman d’aventure qui célèbre l’esprit de liberté.

Roman de 360 pages – se le procurer

Un roman sur la vie d’un chien-loup ? Et c’est tout ? Je pensais m’ennuyer un brin, mais en fait, pas du tout ! Tout y est : l’aventure, l’amour, la joie, la peine… J’aurais bien continué à suivre Croc-Blanc dans la suite de ses aventures. Passionnant et émouvant !

Sally Rose a lu

Résumé : le de Bréhat, Côtes-d’Armor. Ambroise est un gardien de phare des plus expérimentés. Et un habitant de l’île très apprécié. Mais un jour il doit faire face à un double cas de conscience qui engage toutes ses responsabilités.
Ne rien dire pour protéger ceux qu’il aime ?
Seul face aux colères de la mer et à la cruauté des hommes ?

Roman de 320 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Sur la belle île de Bréhat, Ambroise est le gardien du phare. Il a un fils dont la maman est décédée dans les suites de l’accouchement. Des années plus tard, il vit une paix conjugale avec Jane et sa fille Betty. Lorsque cette dernière disparaît puis réapparaît, les lignes ont bougé et une atmosphère oppressante s’installe. Chacun garde ses secrets. Jusqu’à quand ?

L’auteur nous livre un coin de Bretagne aussi beau que sauvage avec de beaux personnages emplis de contradictions.

Un thriller qui se lit avec plaisir

Dora Bruner de Patrick Modiano

Chronique de Ptitmousse

Un début « embrouillant » parce qu’on valse entre 3 périodes (1996, années 60, et avant guerre). J’ai eu un peu de mal à raccrocher les wagons. Je l’ai ressenti d’abord comme un roman des « peut-être » parce que l’auteur ne sait rien de toute une partie de la vie de Dora et ne fait que supposer. Quel intérêt ?

Et puis… finalement… l’enquête historique devient prenante. Il apparaît qu’à terme j’aimais me plonger dans ce Paris, dans ce voyage dans le temps. Au passage, je pense que cela sera d’autant plus passionnant pour des lecteurs qui connaîtraient le quartier.

Enfin, j’ai donc fini par comprendre l’intérêt : il apparaît que ce récit est une « excuse », une occasion de parler des juifs, des français, de leur sort sous l’occupation de 1940. Un roman qui nous informe, nous rappelle, nous attriste et nous marque.
 

 

Cette lecture valide :

La consigne n°6 du Défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : «J’ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d’hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s’est échappée à nouveau. C’est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d’occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l’Histoire, le temps – tout ce qui vous souille et vous détruit – n’auront pas pu lui voler.»

Roman de 144 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Un auteur nobellisé que je n’ai pas encore lu 😲