JEUX LIT AVEC SALLY : Hortense de Jacques Expert

C’était une des lectures communes du mois de janvier

Nous étions cinq lectrices à partager nos impressions

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. 2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille  ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît  ? Une intrigue fascinante et haletante, inspirée d’un fait divers.   Jacques Expert est un manipulateur de grand talent. Un acrobate de l’émotion au style sobre et impeccable. Marie Rogatien, Le Figaro magazine.   La fin vous foudroie sans crier gare.  Julie Malaure, Le Point.

Roman de 345 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

Impossible de pitcher ce roman au-delà de la 4e de couverture.
Comme chaque fois, Jacques Expert nous fait douter tout au long de notre lecture. Qui sont les bons ? Qui sont les méchants ? Rien n’est jamais totalement noir et blanc avec cet auteur ; le gris lui-même est tout empli de nuances.
Au gré des chapitres, nous sommes dans la tête de Sophie, la mère dont la fille lui fut arrachée il y a une vingtaine d’années et dans la tête d’Hortense, la jeune femme que Sophie pense être sa fille retrouvée. Le tout entrecoupé d’extraits d’audiences de « témoins » de ce qu’on pressent être une tragédie, sur laquelle on ne pourra qu’élaborer des hypothèses, jusqu’à la fin, la toute fin…

Remarquable dans la mise en place et l’augmentation de la tension, l’intrigue nous empêche de lâcher l’ouvrage. Et quelle fin ! Hortense fait partie de ces romans dont on se souviendra longtemps une fois la dernière page tournée.

Chronique de Priscilla

Terriblement addictif !
Un de ces livres qui a réussi à déjouer mon amour pour le sommeil, et ils sont peu nombreux.
Je l’ai dévoré en très peu de temps, complètement embarquée dans ce thriller psychologique qui nous balade tout du long.
J’ai bien vu quelques ficelles venir mais malgré tout je suis restée dans le doute, et l’attente, jusqu’aux dernières pages !
Et quel final : glaçant.
Peut-être trop rapide, mais finalement c’est aussi ça qui déstabilise le lecteur et rend la fin si puissante. Une fois fermé j’y pensais encore.
Mon premier Jacques Expert, certainement pas le dernier. 

Chronique de Ranine

Ouf ! La dernière page et toute l’histoire est chamboulée. J’ai été touchée par cette femme à qui on a enlevé sa fille, Hortense. Elle vie depuis cet enlèvement une vie morne et triste, seule, sans but. Et puis, un jour, elle croit retrouver Hortense. Mais est-ce vraiment elle ? Est-ce qu’on ne la manipule pas ? Jacques Expert est un expert (oui, c’est facile !) pour nous mener sur de fausses pistes et des chausse-trapes. Et ça marche, car jusqu’à la toute dernière page, je n’avais rien deviné du dénouement. Superbe moment !

Chronique de Sofinette13

Hortense est l’histoire d’une petite fille de pas encore 3 ans, arrachée à sa mère par son père naturel qui est venu l’enlever dans son lit en pleine nuit. Sophie, sa mère, va passer 18 ans à la rechercher…

Hortense est le deuxième livre que je lis de Jacques EXPERT et je suis toujours autant perturbée par la fin tellement… inattendue ! Tout au long du livre et de l’histoire, le suspense et la tension montent crescendo, j’avais du mal à lâcher le livre, attendant la fin avec impatience. Et quand j’ai refermé le livre, c’était un sentiment de vide et d’incrédulité, comme une sensation de « mais comment est-ce possible ? »

Chronique de Sally Rose

Sophie est une femme blessée irrémédiablement par la vie.
Alors que sa fille Hortense avait trois ans, en 1993, elle lui a été enlevée par son géniteur. Celui-ci l’avait abandonné pendant sa grossesse.
Malgré une enquête menée pendant plusieurs années, malgré le soutien de sa famille, de ses amis et de ses collègues, elle n’a plus jamais eu de nouvelles de sa fille et a sombré dans l’abattement le plus profond.
Jusqu’au jour où elle croise une jeune femme qui ressemble à sa fille comme deux gouttes d’eau. Nous sommes en 2015.
Le récit alterne entre celui de Sophie, celui de la jeune femme et les dépositions datées de 2015 des personnages en rapport avec l’affaire de la disparition.
La tension monte au fil des pages, on se doute bien que la réalité va contraster avec les espoirs de Sophie mais je me suis laissée surprendre par la fin. J’avais envisagé plusieurs hypothèses mais pas celle de l’auteur.
Bref, la magie Jacques Expert a bien fonctionné, avec une construction sur deux périodes, avec la distillation discrète de quelques pistes pour attiser le suspense et une psychologie des personnages plutôt bien fouillée.

Le mot de Sally Rose

Avec cette lecture, je conseille le thé Porte Bonheur de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

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Filles de la mer de Mary Lynn Bracht

Chronique de Ranine

Alerte coup de cœur !
Une histoire forte de 2 sœurs qu’on suit en parallèle, une en 1943 et l’autre en 2011.
Une histoire dure, âpre, limite insoutenable.
Je suis passionnée par la deuxième guerre mondiale, mais je connais peu ce qu’il s’est passé en Corée.
Ces deux femmes, aux destins tragiques, sont attachantes (particulièrement, Hana, qu’on suit en 1943). J’ai été frustrée que cela se termine.
Un douloureux mais superbe roman.
A lire d’urgence.

Cette lecture valide :

La consigne n°7 du défi La Pluie de mots

A propos du livre :

Résumé : Corée, 1943. Hana a vécu toute sa vie sous l’occupation japonaise. En tant que haenyeo, femme plongeuse en mer, elle jouit sur l’île de Jeju d’une indépendance que peu d’autres Coréennes peuvent encore revendiquer. Jusqu’au jour où Hana sauve sa sœur cadette, Emi, d’un soldat japonais et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie. Emi passera sa vie à chercher Hana et à essayer d’oublier le sacrifice que sa sœur a fait. Mais les haenyeo sont des femmes de pouvoir et de force… Plus de soixante ans plus tard, Emi saura-t-elle affronter le passé et les horreurs de la guerre pour retrouver enfin la paix ? « Un premier roman captivant et déchirant. » Booklist Prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2018

Roman de 409 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. Direct dans ma LAL 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

L’héritage des espions de John le Carré

Chronique de Ranine

Un roman complexe, qui passe des années 1960 au présent. Un ancien espion est mis sur la sellette par son ancien service. Mensonges, faux semblant, demi-vérité. Le passé rattrape le présent.
C’est difficile à suivre mais c’est passionnant. J’ai envie de lire cet auteur à nouveau avec L’espion qui venait du froid qui apparemment raconte toute l’histoire de cet héritage des espions.

Cette lecture valide :

La consigne n°15 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Alors qu’il coule une retraite tranquille, Peter Guillam, ex membre au service de Sa Majesté est rattrapé par une ancienne affaire d’espionnage. Interrogé par les nouveaux maîtres du Service, une génération qui n’a que faire des luttes menées jadis par les Occidentaux contre le bloc communiste, que peut dire Guillam pour sa défense ? Les intérêts supérieurs des années 1960 sont-ils audibles aujourd’hui ? Deux conceptions du renseignement s’affrontent. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a brièvement travaillé pour les services de renseignement britanniques durant la guerre froide. Depuis plus de cinquante ans il se consacre à l’écriture et partage sa vie entre Londres et les Cornouailles. Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin « Un livre rare, dont la lecture change notre vision du monde. Implacable, profondément subtil, superbe. » William Boyd, The New Statesman

Roman de 360 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. J’avoue avoir déjà buté sur un roman de cet auteur. Il faudra que je réessaie. Ton enthousiasme est convaincant 🤗

La jeune fille au balcon de Leïla Sebbar

Chronique de Ranine

On passe d’une nouvelle à l’autre avec comme toile de fond la place des femmes en Algérie, les traditions, la volonté de sortir de ces traditions. Émouvant et percutant. 


Cette lecture valide :

La consigne n°1 du défi Si j’avais un marteau

A propos du livre :

Résumé : Alger, aujourd’hui. Que sait la jeune fille au balcon ? Que tout est interdit, dangereux, suspect… Elle rêve d’amour, mais ne quittera pas son refuge. Dehors, c’est l’heure de tous les dangers, imaginaires ou réels. En six nouvelles, Leïla Sebbar raconte les liens passionnels entre l’Algérie et la France, les conflits d’identité, les affrontements entre tradition et modernité.

Recueil de nouvelles de 148 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. J’adore les nouvelles ! A découvrir 🤗

Prison avec piscine de Luigi Carletti

Chronique de Ranine

Une enquête ? Un polar ? Un thriller ? Une comédie à l’italienne ? Rien de cela et tout cela à la fois. Un air d’Usual suspect. On suit le personnage principal dans un enchaînement de circonstances jusqu’au dénouement… Jouissif !

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Une piscine tranquille, dans une sage résidence romaine où tout le monde se connait. Une piscine vers laquelle convergent tous les regards. Une piscine où Filippo consent à descendre parfois sur son fauteuil roulant, accompagné de l' »Indispensable », le fidèle Péruvien au service de sa famille depuis des lustres. Mais lors d’une chaude matinée d’été, un nouveau locataire débarque à la Villa Magnolia. Au bord du bassin, l’homme exhibe son dos traversé par trois horribles cicatrices. Quelques jours plus tard, il intervient pour défendre une résidente agressé par deux voyous, que l’on retrouvera carbonisés dans leur voiture… Qui est cet énigmatique individu devenu peu à peu nécessaire à tous? Avec ce roman brillant, Luigi Carletti nous entraîne dans une comédie à l’italienne qui flirte avec le polar.

Roman de 256 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. A découvrir 🤗

Le cercle de Bernard Minier

Chronique de Ranine

800 pages ! Et je ne me suis pas ennuyée une seule page ! Des rebondissements, une histoire bien ficelée, des personnages attachants. Un très bon moment de suspens et de frisson.

Cette lecture valide :

La consigne n°8 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Roman de 789 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. J’aime bien aussi les polars de Bernard Minier ❤❤

Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano

Chronique de Ranine

Bon, un roman sans prétention, cousu de fil blanc, sans profondeur.
Une coach de vie prend en charge un groupe avec divers participants qui ont de gros problèmes dont un bad boy fortuné et irrésistible ! Vous avez deviné la fin du livre ?
J’avais lu ta deuxième vie commence… Je crois que l’adage « jamais 2 sans 3 » ne se réalisera pas !

Cette lecture valide :

La consigne n°2 du Défi Les expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Maximilien Vogue, homme d’affaires puissant et charismatique, ne manque pas d’assurance. Il est même l’archétype du lion rugissant au caractère bien trempé, prompt à vouloir tout diriger et contrôler. C’est typiquement pour ce profil d’hommes et de femmes que Romane Gardener, piquante trentenaire, a créé son programme de relooking intégral de mentalité. Réveiller la sensibilité, l’écoute et la bienveillance chez ses clients, amener un peu de douceur et d’humanité dans ce monde de brutes, voilà ce qui l’anime ! Lui, si fier, elle, si passionnée… La rencontre entre Maximilien et Romane ne va pas être de tout repos. Une chose est sûre : elle va avoir du fil à retordre… pour son plus grand bonheur ! 

Roman de 379 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. Il est vrai que le premier ne m’avait pas emballée plus que ça malgré son succès en librairie. Chacun ses centres d’intérêt 😉

JEUX LIT AVEC SALLY : Le titre commence par la lettre C

C’était le thème du club de lecture du mois de septembre

Nous étions 8 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu’un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l’Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu’elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer. Brave. Courageux. Oui, c’est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D’appliquer l’enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume. Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d’une bravoure folle. Comme si les guerres indiennes n’étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d’amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l’étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

Roman de 160 pages – se le procurer

La Chronique de Amélie

Crazy brave est le livre-témoignage de la poétesse Joy Harjo. D’origines creek et cherokee, elle parle au travers de ses expériences très personnelles de l’héritage de l’histoire de ses ancêtres. On y trouve aussi bien un esprit de révolte et de lutte pour un monde plus juste, que des déboires beaucoup plus intimes où l’alcool et les violences domestiques sont omniprésents. Joy Harjo porte en elle le lourd passé d’un peuple spolié et le poids des difficultés actuelles qui en sont les répercussions directes.

Peinture, musique, théâtre, poésie,… c’est par les arts qu’elle s’élève, par eux qu’elle prend sa place dans le monde. Dans la prose même de son roman, on mesure la montée en puissance de cette voix unique. Les premières pages, très factuelles, n’ont rien de transcendant. Elles posent les bases d’un édifice qui viendra peu à peu s’orner de rêves, de métaphores, de galaxies et d’hommes-poèmes. À leur contact l’autrice grandit et son style se révèle beaucoup plus travaillé. Ses visions ouvrent des portes à l’intérieur de soi et le monde paraît plus immatériel, on retrouve la patte subtile de la poétesse qui manipule les images et l’inconscient pour faire toucher du doigt l’indicible.

Ses guerres interminables elle les mène inlassablement, sans haine, avec toute la vigueur de sa compassion et de son esprit de liberté.

Une belle découverte qui possède toute la beauté d’une main tendue.

Audrey a lu

Résumé : En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’était compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges. Trente ans après  Misery, Stephen King renoue avec l’un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir, où l’on retrouve les protagonistes de  Mr Mercedes  (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… comme le pire.   Un suspense de très haut niveau et une intrigue au déroulé parfait qui vont faire passer au lecteur de belles nuits blanches. Renaud Baronian, Le Parisien.

Roman de 576 pages – se le procurer

La Chronique de Audrey

Suite des aventures de Hodges bien surprenante. J’avoue avoir été déçue au début. Le personnage principal n’apparaît pas, les chapitres sont longs. Et pourtant cette première partie est diaboliquement nécessaire.
Comme dans le premier tome, Stephen King nous met dans la tête des différentes parties. Comme dans le premier tome, l’assassin est consumé par une certaine folie. En l’occurrence, il s’agit d’un fanatisme autour d’un cycle de livres. La lecture, les livres, les auteurs, sont au centre de ce roman si justement appelé en français « Carnets noirs ». Les amoureux de la littérature se retrouveront ( mais pas dans l’excès tout de même) et suivront avec satisfaction la piste sanglante semée par des carnets non publiés.
S’il m’a fallu du temps pour entrer dans la première partie, les deux suivantes se sont révélées de vraies page turner, avec leurs chapitres courts, la tension grandissante. Le génie de cette intrigue n’est pas le mystère mais bien cette tension haletante.

La fin du tome amorce un tournant plutôt radical dans le cycle avec une seule pensée : hâte de se plonger dans le tome 3 !

Laehb a lu

Résumé : En 1919, un tueur en série s’attaque aux habitants de La Nouvelle-Orléans en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot. La panique gagne peu à peu, on évoque le vaudou, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche. « Ce premier roman possède ce qu’il faut de swing dans le style et de tempo dans l’action pour transporter aussi bien l’amateur de roman historique que de thriller. » Le Monde des livres « On baigne dans un ambiance Tabasco : vaudou, ségrégation, jazz, alcools frelatés et bordels. » Le Point Traduit de l’anglais par Jean Szlamowicz

Roman de 522 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

J’ai beaucoup apprécié ce polar très dépaysant et assez déstabilisant. Ray Celestin part d’un horrible réel fait divers : un tueur en série muni d’une hache terrorise la Nouvelle Orléans au début du XXème siècle. Roman choral ( j’adore cette présentation ) mettant en scène quatre enquêteurs à la poursuite de ce fantôme du bayou : une jeune détective en herbe, un journaliste, un ex-flic mafieux fraîchement libéré de prison et le flic mal aimé – mal léché.
L’ambiance jazzy pré prohibition, les personnages attachants tant ils semblent fragilisés, le mystère des paysages du bayou et surtout les différentes pistes et suspects suivis en font un roman policier original et très riche en rebondissements et découvertes. Très bon divertissement qui m’a, en plus, appris beaucoup de choses à propos de la Louisiane.
Je continuerai sans aucun doute cette série.

Maggy a lu

Résumé : Londres, 1940. Par un morne après-midi de décembre, Emmy tombe sur une petite annonce du London Evening Chronicle : le prestigieux quotidien recherche une assistante. La jeune fille, qui depuis toujours se rêve grand reporter, postule sans attendre ni poser de questions sur la nature exacte du travail. Elle se voit déjà sauter dans le dernier avion pour un pays lointain et publier des articles brûlants sur la guerre. La déception est grande quand elle se retrouve à rédiger des réponses convenues aux lectrices d’un magazine poussiéreux, sous la stricte férule de la revêche Mrs Bird. Mais l’heure est venue de la résistance féminine. Emmy refuse de s’avouer vaincue. Elle a un plan.

Roman de 384 pages – se le procurer

La chronique de Maggy

Emmy partage un appartement à Londres, au début de la seconde guerre mondiale, avec sa meilleure amie. La nuit, elle travaille pour les pompiers ; le jour, elle se rêve correspondante de guerre. Quand une petite annonce pour un job dans un journal de la capitale attire son regard, elle fonce, se voyant déjà plonger au cœur du conflit. Et la voilà assignée au courrier des lectrices, sous la férule de Mrs Birds, une cheffe acariâtre pour qui les problèmes des femmes doivent se limiter à un choix de chaussures et certainement pas à des problèmes de couple. Emmy, qui désespère d’aider son prochain, ne voit pas les choses du même œil. Après la lecture du pitch, on pourrait penser s’attaquer à un feel good de plus. On imagine déjà le contraste entre l’impétuosité de la jeune héroïne et l’esprit vieux jeu de sa responsable. Et c’est vrai que dans le premier tiers, on sourit pas mal face à des situations cocasses très bien racontées par l’autrice. Et puis, petit à petit, le récit gagne en profondeur quand on passe de l’autre côté du miroir en entrant dans la caserne des pompiers par exemple. C’est assez rare finalement de tomber sur des romans qui se déroulent sous les bombes et dans lequel on n’aborde pas l’aspect militaire ou résistant des choses. Dans ce roman, on voit que les londoniens ont appris à continuer de vivre sous la menace permanente de l’ennemi. Et on s’imagine peu le travail des pompiers en ces temps ravageurs ou que l’on continue à vouloir aller danser le samedi soir. Plus qu’un feel good, Chère Mrs Bird aborde plus largement la situation des femmes au début de cette guerre à travers le courrier que les lectrices envoient au journal d’Emmy. Et de l’autre côté de la lorgnette, il aborde le courage des jeunes femmes qui doivent se construire, fonder une famille, réussir une carrière et qui veulent apporter leur contribution, à leur échelle, pour continuer à mettre des couleurs dans cette nuit qui durera quatre longues années. Ca reste léger, mais plus intéressant qu’il n’y parait de prime abord.« 

Priscilla a lu

Résumé : Le corps d’une jeune femme est retrouvé en Lozère. Au regard des éléments qu’ils détiennent, les enquêteurs de la SR de Nîmes se forgent rapidement un avis : elle a fait l’objet d’une chasse à l’homme… Pour le capitaine Merlot, d’Interpol, les conclusions médico-légales placent cette victime dans une longue série. Les gendarmes nîmois vont alors apprendre à leur grande stupéfaction, qu’Interpol tente depuis vingt-cinq ans de démanteler un réseau de trafic d’êtres humains.   Louis Barthes, notaire à la retraite, est à la recherche de sa soeur jumelle dont il ignorait l’existence. Ses démarches vont a peu à peu le faire remonter jusqu’à une poignée d’orphelins juifs dont la fuite vers l’Espagne s’est arrêtée dans les Pyrénées… Jeune adolescent de 13 ans, surdoué, Bruno passe des vacances dans les Pyrénées quand il tombe dans un dangereux torrent et est emporté par les flots. Il parvient miraculeusement à s’extirper des eaux tumultueuses, et cherchant de l’aide, découvre une communauté vivant hors temps et hors réalité dirigée par une grande prêtresse qui se fait appeler Virinaë.   Trois fils que Céline Denjean tisse ensemble dans un suspens et une tension exceptionnels, et surtout avec sa remarquable maîtrise du récit révélée dans ses précédents romans.

Roman de 656 pages – se le procurer

La chronique de Priscilla

Alors là attention: c’est du lourd !

Je pourrais céder à l’envie de faire une critique uniquement composée de superlatifs pour parler de ce livre que je ne manquerai pas d’idées et que la liste serait longue, très longue… mais je vais tâcher de faire un peu mieux pour vous donner envie de le lire (passer à côté serait votre plus mauvaise idée de l’année).

D’abord il faut parler de la plume de l’auteure: cette dernière est capable d’écrire un bouquin de près de 1000 pages sans te donner la moindre sensation d’étouffement ou de trop plein (mais au contraire de trop peu: j’aurais voulu que ça dure même encore un peu). C’est fluide, hyper bien rythmé et incroyablement « vivant ».

Céline Denjean fait la part belle à la psychologie de l’humain, à ses pires penchants et aussi à ses pires faiblesses.
J’ai été captivée par toute la partie du récit portant sur la nature humaine, à savoir ce que l’homme est par nature mais surtout ce qu’il peut devenir par son conditionnement c’est à dire par le biais de l’influence de ce (et ceux) qui l’entoure: captivant !

Les personnages (même les pires) sont fascinants. Et j’ai apprécié que l’auteure ait réussi à tous les travailler de manière égale, ce qui est loin d’être courant, et à tous les rendre intéressants.

C’est vraiment une lecture coup de cœur, et voilà un nom d’auteure qui va rapidement compter parmi les incontournables du paysage des thrillers français !

Ptitmousse a lu

Résumé : Akhila est employée aux impôts. Éternelle célibataire, cette quadragénaire n’a jamais été libre de mener sa vie comme elle l’entendait : toujours la fille, la sœur, la tante de quelqu’un, celle qui fait vivre la famille. Sur un coup de tête, elle prend un aller simple pour Kanyakumari, une petite ville balnéaire du sud de l’Inde. Dans l’intimité du sleeping – le fameux « compartiment pour dames » – qu’elle partage avec cinq autres compagnes, Akhila ose poser la question qui la hante depuis longtemps : une femme a-t-elle vraiment besoin d’un homme pour être heureuse et épanouie ? Compartiment pour dames est le best-seller qui a révélé Anita Nair. C’est un livre délicieux, chaleureux, qui nous ouvre le cœur de ces femmes indiennes dont nous sommes finalement proches, mais c’est aussi un texte engagé sur le sort qui leur est réservé aujourd’hui encore. Traduit de l’anglais (Inde) par Marielle Morin.

Roman de 338 pages – se le procurer

Chronique de Ptitmousse

Structure de récit qui ressemble finalement à des nouvelles, une pour chaque femme que l’on rencontre, avec la vie d’Akhila en fil rouge. Cela fonctionne, on est embarqué avec chacune. Je n’ai pu m’empêcher de penser à deux livres lus et appréciés aussi : « Ce qui nous sépare » d’Anne Collongues, construit de la même façon mais dans un RER français ainsi que « Les Vierges du paradis » de Barbara Wood, le lien étant ici la découverte de la vie dans un autre pays par le regard des femmes.

C’était très intéressant même si je pense qu’il faudrait lire d’autres livres se déroulant en Inde pour se faire un vrai avis. Jusqu’à quel point est-ce réellement la vie d’indiennes d’aujourd’hui ?

Ranine a lu

Résumé : Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc grandit dans le Wild, le grand désert blanc. Il y apprend sa dure loi : manger ou être mangé. Sa rencontre avec les hommes, les dieux faiseurs de feu, sera décisive. Il se soumet d’abord à l’autorité de l’Indien Castor-Gris, et devient chien de traîneau. Mais un autre maître, Beauty Smith, sanguinaire et brutal, l’engage dans des combats sans merci et réveille en lui toute la sauvagerie du Wild.Du loup ou du chien, lequel de ses instincts finira par l’emporter ? Croc-Blanc est un chien-loup qui ne connaît que la vie sauvage du Grand Nord. Sa rencontre avec les hommes sera brutale : capturé, il devient chien d’attelage avant qu’un maître cruel n’en fasse une bête de combat. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?Un grand roman d’aventure qui célèbre l’esprit de liberté.

Roman de 360 pages – se le procurer

Un roman sur la vie d’un chien-loup ? Et c’est tout ? Je pensais m’ennuyer un brin, mais en fait, pas du tout ! Tout y est : l’aventure, l’amour, la joie, la peine… J’aurais bien continué à suivre Croc-Blanc dans la suite de ses aventures. Passionnant et émouvant !

Sally Rose a lu

Résumé : le de Bréhat, Côtes-d’Armor. Ambroise est un gardien de phare des plus expérimentés. Et un habitant de l’île très apprécié. Mais un jour il doit faire face à un double cas de conscience qui engage toutes ses responsabilités.
Ne rien dire pour protéger ceux qu’il aime ?
Seul face aux colères de la mer et à la cruauté des hommes ?

Roman de 320 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Sur la belle île de Bréhat, Ambroise est le gardien du phare. Il a un fils dont la maman est décédée dans les suites de l’accouchement. Des années plus tard, il vit une paix conjugale avec Jane et sa fille Betty. Lorsque cette dernière disparaît puis réapparaît, les lignes ont bougé et une atmosphère oppressante s’installe. Chacun garde ses secrets. Jusqu’à quand ?

L’auteur nous livre un coin de Bretagne aussi beau que sauvage avec de beaux personnages emplis de contradictions.

Un thriller qui se lit avec plaisir

Les âmes perdues de Michael Collins

Chronique de Ranine

Une enquête sur un accident, une voiture qui a écrasé une fillette. On suit l’enquêteur qui a retrouvé le corps de la petite. Entre les tentatives d’étouffement de l’affaire par le maire et le commissaire, la lente descente aux enfers de ce flic dépressif, les différents personnages qui semblent tous cacher quelque chose, ce n’est pas très gai, ce n’est pas très dynamique et ce n’est pas très attachant…

Cette lecture valide :

La consigne n°15 du défi Retournons à l’école

A propos du livre :

Résumé : Le soir d’Halloween, le corps d’une petite fille est retrouvé, heurté par une voiture qui n’a laissé que des traces de pneus dans un tas de feuilles mortes. Stupeur et malédiction s’abattent sur cette petite ville du Middle West qui, grâce à son équipe de football, allait enfin sortir de sa torpeur. Si le joueur vedette de l’équipe est impliqué dans ce meurtre, la ville n’a plus d’avenir. Michael Collins est né en Irlande et c’est peut-être de qui lui donne un point de vue si étrangement lucide sur la vie américaine. Il décrit ses exagérations et ses absurdités avec un style froid et précis, brillant. Cette maîtrise du style, du temps et du lieu donne aux Ames perdues une vitalité curieuse et envoûtante

Roman de 334 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. C’est dommage, la 4ème de couverture semblait pleine de promesses ☹

Les soeurs Robin d’Yves Viollier

Chronique de Ranine

Un roman tout en tendresse et émotion. J’ai suivi les péripéties des deux soeurs Robin avec plaisir.
J’ai aimé l’une et détesté l’autre et réciproquement. Elles sont attachiantes ces frangines !
Une bouffée d’air marin avec cette lecture et un très bon moment.


Cette lecture valide :

La consigne n°7 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Deux sœurs, Marie, quatre-vingt-un ans, Aminthe, soixante-dix-neuf… deux vieilles filles insupportables et pourtant si touchantes dont on partage en souriant les menues aventures.

Roman de 249 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. A découvrir 😊