La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt

Chronique de Ranine

Une uchronie sur Hitler, D’Éric-Emmanuel Schmitt ? Trois bonnes raisons pour moi, de lire ce livre.
On suit, en parallèle, la destinée de Hitler et celle d’Adolf H., un Adolf, qui aurait été accepté à l’école des beaux arts de Vienne. Evidemment l’Histoire en est bouleversée.
J’ai aimé le passage d’une destinée à l’autre. J’ai aimé les détails historiques quand il raconte Hitler et j’ai aimé l’imagination de Schmitt quand il raconte une possibilité d’un autre Adolf.
J’aime le style de Schmitt et son humour. Un très bon moment de lecture.



  


Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…

Roman de 503 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. J’avais également apprécié ce roman qui montre bien qu’avec des « si », on refait le monde 😉

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JEUX LIT AVEC SALLY : Candide de Voltaire

C’était une des lectures communes du mois d’avril

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d’une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l’omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d’une expérience humaine, celle de l’auteur. Candide, on l’a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c’est en cela qu’il nous émeut. Mais ce « roman d’apprentissage » est aussi – et peut-être surtout – un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d’un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu’au sublime. C’est en cela qu’il nous éblouit et qu’il nous charme. Edition de Sylviane Léoni.

Conte philosophique de 192 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

Je voulais voir ce que donnerait une relecture de ce classique parmi les classiques, que j’ai lu à 15 ans sans en avoir retenu grand chose. Ai-je seulement compris l’ouvrage à l’époque?

Et je ne suis pas déçue de ce que mon oeil adulte vient de (re)découvrir. On sait en démarrant qu’on est dans un conte philosophique bien entendu. Mais je ne m’attendais pas à cette ironie, cette approche parfois sarcastique du monde, cet humour issu de la (fausse) naïveté de notre ami Candide. Quand le burlesque côtoie la philosophie, ça ne peut que dépoter !

Il faut avouer qu’il est bon d’avoir une édition pédagogique (pour ma part, les Classiques de Larousse) afin de mieux appréhender toutes les subtilités du récit. Et encore, je pense que je suis passée à côté de plusieurs « références » puisque je n’ai pas lu tous les commentaires. Je ne m’en suis servie qu’au moment où je sentais que quelque chose m’échappait.

Chronique de Ranine

J’ai « travaillé » ce texte en première, il y a fort longtemps. Bon, évidement, j’étais passé à côté ! Je le redécouvre avec un peu plus de maturité (enfin, j’espère !)

Il est où le bonheur ? Dans le fait de cultiver son jardin ? Dans l’acceptation ? Dans la tolérance ?

Ou comme le disait Du Bellay :

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,

Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge ! »

Chronique de Sally Rose


Conte philosophique qui a fait le tour du monde et dont le titre – nom du personnage principal est devenu signifiant dans le langage courant.
Quelle drôlerie, cette façon de critiquer sans y toucher. La religion n’est pas à la fête, les grands de ce monde non plus. On parcourt le monde, découvrant avec Candide qu’il est loin d’être le meilleur possible.
Comme c’est habile, fin et cynique. Un délice d’apprendre à cultiver son jardin

JEUX LIT AVEC SALLY : La machine à explorer le temps de H.G. Wells

C’était une des lectures communes du mois de janvier

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

«Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.»

Roman de 176 pagesSe le procurer

Chronique de Laehb

Contrairement à ce que je craignais je n’ai pas trouvé ce roman d’anticipation trop daté, et pourtant il date… Certes les prouesses technologiques mises en avant m’ont fait sourire mais avec la tendresse due à nos anciens.
Je suis toujours admirative de ces auteurs de génie, à l’imagination débordante, capable de se projeter des siècles plus tard (même si je trouve ce petit roman moins élaboré et dépaysant qu’un De la Terre à la Lune ou 1984 par exemple).
Pour autant je m’imagine mal des adolescents de notre siècle s’immerger et frissonner, sûrement le trouveraient-ils un peu niais.
Je suis contente d’avoir enfin lu ce classique de Wells, mais je n’ai pas encore exploré comme il se doit sa bibliographie.

Chronique de Ranine

Un classique que je n’avais jamais lu ! C’est court, mais c’est bon. Une histoire où le futur de l’humanité est peu réjouissant. Je me suis laissée emporter par l’histoire de cet explorateur d’un futur éloigné. J’ai été peut être un peu frustrée de ne pas en avoir plus, de ne pas suivre l’explorateur pour d’autres aventures.

Chronique de Sally Rose


A l’assaut du futur à bord d’une machine de sa fabrication, le narrateur raconte comment il a rencontré des humains réduits à leur plus simple état d’animal.
Le style est plutôt soporifique ainsi qu’il m’était apparu dans L’homme invisible.
Le propos est à connotation sociale et fait le lit d’un certain conservatisme émergent en même temps que les lois sociales issues de l’industrialisation.
L’analyse de la régression intellectuelle est marquante par son actualité.
Au final un classique à connaître

JEUX LIT AVEC SALLY : Le mot « année » dans le titre

C’était le thème du club de lecture du mois de janvier

Nous étions trois à explorer le sujet

Laehb a lu

Résumé : A la fin des années 90, Joanna, qui vient de terminer ses études de lettres, s’installe à New York où elle a trouvé un poste d’assistante dans une grande agence littéraire. Chaque jour, elle quitte l’appartement minuscule et délabré qu’elle occupe à Brooklyn avec son petit-ami, Don, aspirant écrivain ténébreux et neurasthénique, pour se rendre en métro sur Madison avenue et retrouver l’antique dictaphone et la machine à écrire qui trônent encore sur son bureau. Mais aussi et surtout sa boss, une femme de tête fantasque et charismatique qui semble n’avoir d’autre préoccupation qu’un mystérieux Jerry… Hommage à la ville de New York, des cafés bohèmes de Brooklyn aux terrasses et aux lofts du Lower East Side, Mon année Salinger est aussi un récit d’apprentissage subtil, émouvant et drôle : la trajectoire littéraire et sentimentale d’une jeune femme et sa rencontre avec Salinger.

Roman de 368 pages – se le procurer

Chronique de Laehb

J’ai littéralement dévoré ce roman autobiographique, impossible à lâcher, les pages tournées à toute vitesse, impatiente de connaître la suite, comme pour un épisode d’une série américaine. D’ailleurs j’ai trouvé que ce roman serait très facilement transposable en feuilleton car regroupant tous les ingrédients nécessaires pour en faire un succès : le rêve de New-York à la fin des années 90, une jeune héroïne qui vient de finir la fac et arrive sur le marché du travail, désargentée mais au coeur de Big Apple, le «romantisme» du monde de l’édition, on en oublie que c’est un récit.
Une très jolie lecture. Merci Sallyrose de proposer des thèmes qui nous conduisent à explorer des rayonnages de librairie et bibliothèque vers lesquels nous n’allons que rarement, voire jamais. 

Réponse de Sallyrose : Merci à toi et à tous les chroniqueurs de Jeux Lit Avec Sally pour toutes les découvertes que vous m’apportez 😍

Ranine a lu

Résumé : « Au printemps 1986, le monde découvre Tchernobyl. Sous le nuage radioactif qui traverse l’Europe, trois femmes se racontent. Lucie, dans le sud de la France, se demande s’il va passer la frontière et bouleverse sa vie d’adolescente. Ludmila, dans la ville ultramoderne qui jouxte la centrale, veut croire que tout est sous contrôle dans l’invincible URSS. Ioulia, à Kiev, rêve d’indépendance et de son jeune amant français. Un moment crucial pour chacune d’entre elles, un moment crucial de notre Histoire. Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl, Lucille Bordes se souvient de la peur, de l’attente et du silence. Dans une langue affûtée et poignante, elle dit aussi l’amour, l’engagement et le sens du sacrifice. »

Roman de 140 pages se le procurer

Chronique de Ranine

On suit différents points de vue sur la catastrophe de Tchernobyl. Une ado en France et 2 jeunes filles russes qui habitent tout près de la centrale nucléaire.
C’est passionnant. Je me suis évidement identifiée à l’ado française. (J’avais 13 ans, ce 26 avril 1986.)
On suit les vies des ces trois femmes, les questionnements, les peurs, le sacrifice des nettoyeurs, le mensonge aux populations…
C’est court, mais c’est prenant.

Sally Rose a lu

Résumé : «Où vont ces milliers de choses qui semblent nous occuper tout entier, dont on est persuadé qu’elles vont déterminer le reste de nos jours et qui, soudain, disparaissent ? Où vont ces émotions qui nous gonflent le cœur comme des ballons ? Pourquoi inventons-nous des robots alors que nous devrions inventer des cloches à souvenirs, des attrape-émotions, des filets bien serrés pour préserver ces petits riens qui tressent une vie ? En attendant, je suppose, il nous reste les livres pour nous rappeler qui nous étions…» Nathacha Appanah est romancière et traductrice. Une année lumière propose un choix des chroniques qu’elle a publiées dans le journal La Croix de janvier à décembre 2017.

Recueil de 144 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose


Ensemble de chroniques rédigées par l’auteure pour le journal La Croix au cours de l’année 2017.
C’est passionnant ! Elle aborde les thèmes de l’identité et de la langue avec autant de brio que d’humilité. J’ai appris beaucoup de choses sur l’Île Maurice, notamment une partie de son Histoire. J’ai passé quelques moments délicieux avec une jeune femme qui s’interroge sur les mots et les émotions qu’ils procurent.
Vite, je vais à la découverte de ses romans

JEUX LIT AVEC SALLY : Un Prix Goncourt des Lycéens

C’était le thème du club de lecture du mois de septembre Nous étions quatre à explorer la littérature sur le sujet

Laehb a lu

Résumé : L’idée de Samuel était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne. S. C.

Roman de 350 pages – se le procurer

Chronique de Laehb

Un roman bouleversant sur la folie des hommes, la folie fratricide qui déchire le Liban, la folie de metteurs en scène plus inconscients que téméraires qui veulent offrir une pause théâtrale dans l’enfer de la guerre, une parenthèse enchantée dans le quotidien déchiré, « associer les communautés dans un même rêve de paix » . Un projet complètement fou, irréalisable. C’était en 1982 et la situation n’a pas beaucoup changé. L’homme n’apprendra sûrement jamais, ne tirera pas de leçon des massacres passés et l’histoire se répétera.

Oui, un roman bouleversant qui, je pense, restera gravé dans mon coeur de lectrice.

Pompimpon a lu

Résumé : Le rapport de Brodeck Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres m’ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études. » J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses […]. » Un livre qui fait penser à la fois à Julien Gracq, celui d’Un balcon en forêt, pour les descriptions de la nature, à Dino Buzzati, pour la construction et l’attente qui se crée, et à Primo Levi pour bien des raisons. J -C. P., Livres Hebdo Dans un style finement ouvrage, plein de crépitements, de somptuosités, d’odeurs, d’humus et de feu, Philippe Claudel décrit un monde terrible où le crime est une fonction naturelle du vivant. Serge Sanchez, Magazine littéraire

Roman de 374 pages – se le procurer

Chronique de Pompimpon

Un village de montagne, à la frontière, après guerre. On ne sait pas quel village, quelle frontière, les mots de patois inventés trouvent leurs racines dans une langue germanique.

La guerre, à lire les différents évènements, le parcours effarant de Brodeck, ressemble très fort à la Seconde Guerre mondiale, mais ça n’est pas dit non plus.

Un étranger est venu dans ce village. Il a cristalisé toutes les rancoeurs, toutes les haines, tous les rejets, il a fait ressortir les vilains secrets et les remugles puants du village qui n’en manque pas.

Cet étranger est mort.

Quelques hommes du village chargent Brodeck, absent au moment de l’évènement, d’écrire un rapport.

Brodeck va le doubler du récit de sa vie en une succession de moments, confrontations, souvenirs personnels, retours en arrière, dévoilant les liens qui unissent ou étranglent les villageois, les lâchetés, les faiblesses, ce courage qu’on aimerait avoir en pareille situation, mais l’aurait-on vraiment ?

Effacer les certitudes qui sont les nôtres, fermement appuyées sur nos connaissances, nos préjugés… Philippe Claudel gomme dès les premières pages toute facilité, suspendant à quelques centimètres du sol l’histoire de Brodeck dans ce village encaissé, cerné de forêts profondes ; pas assez pour battre des pieds mais suffisantes pour en avoir le vertige. On tend la pointe des orteils, fort, on ne trouve que le vide.

Il peut être n’importe où, ce village, ils sont n’importe qui, ces gens dont parle Brodeck qui ne s’épargne pas dans le récit. Leurs réactions, leurs épidermes épais comme du cuir ou fragiles comme un papier de soie sont universels, ils sont ce qui nous rassemblent et nous font humains, même si c’est pour le pire.

Les mots nous étouffent lentement. C’est un boa enroulant ses anneaux autour de nous dans une parfaite maîtrise des différents parcours qui se rejoignent inexorablement.

Ces êtres réunis par les mêmes petitesses, une médiocrité partagée, des veuleries voisines, l’auteur nous les décrit dans leur jus, à ras de couardise ou d’indifférence.

Etrangement, parce que le pire n’est jamais certain, parce qu’il est impossible de vivre sans une petite lueur d’espérance, ces mêmes mots réveillent dans le même temps le meilleur en nous, parce qu’on le souhaite forcément à Brodeck, qu’on veut voir la tête haute et le souffle libre, portant loin l’étincelle qui le tient vivant. On le souhaite aussi aux autres villageois, bourreaux et victimes d’eux-mêmes, et à cet étranger qui est venu s’écraser contre le mur de leur haine.

Dans le déroulement du drame, des drames, on se prend à chercher du regard le bleu profond d’un jour qui se lève derrière les montagnes, une aube métallique signalant que non, toute humanité n’est pas abolie.

Toute humanité n’est pas laide et triste. L’air est coupant mais il est pur. Il faut juste continuer à chercher. C’est l’écho que j’entends, la trace qui me reste, une fois le livre refermé. L’écho du nom de Brodeck.    

Ranine a lu

Résumé : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Roman de 864 pages – se le procurer

Chronique de Ranine

Bon, je ne sais pas trop quoi dire… C’est pas mal mais c’est pas non plus le livre de l’année. Je me suis ennuyé par moment, j’ai trouvé l’amourette un peu cucul la praline. L’intrigue est intéressante, mais écrire presque 900 pages dessus, c’est long.

Sally Rose a lu

Résumé :

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un second prétendant surgit. La guerre éclate : c’est Troie assiégée, c’est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s’éteint ; son plus jeune fils s’en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l’image de ce que fut le vénéré et aussi le haïssable roi Tsongor. Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l’insidieuse révélation, en eux, de la défaite. Car en chacun doit s’accomplir, de quelque manière, l’apprentissage de la honte.

Roman de 204 pages se le procurer

Chronique de Sally Rose

Dans un pays imaginaire, à une époque non précisée, le roi Tsongor est à la tête d’un territoire immense, conquis par la guerre, dans le sang et la fureur.

Il va marier sa fille avec le prince d’un territoire voisin. Celui-ci s’apprête à venir déposer les cadeaux la veille de la cérémonie. Voilà que se présente un ami d’enfance de la jeune fille et qui vient revendiquer son droit à l’épouser car elle s’était engagée des années auparavant.

Le roi Tsongor est désemparé : dans les deux cas, un engagement sera rompu avec la guerre en conséquence immédiate. Après réflexion, il va prendre une voie pour le moins surprenante.

Ce conte est une merveille. J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur que j’ai découvert à cette occasion. Alors que j’aime davantage les récits ancrés dans le réel, je me suis laissée porter par le charme de cette écriture et j’ai apprécié de suivre les péripéties de ce peuple.

Un magnifique texte


JEUX LIT AVEC SALLY : Le livre de ma mère de Albert Cohen

C’était une des lectures communes du mois de juillet. Nous étions deux lectrices à partager nos impressions

Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l’évocation d’une femme à la fois «quotidienne» et sublime, une mère, aujourd’hui morte, qui n’a vécu que pour son fils et par son fils.Ce livre d’un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d’amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu’il s’adresse à lui-même lorsqu’il pense à telle circonstance où il s’est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs.«Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s’impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.»

Roman de 192 pagesSe le procurer

Chronique de Ranine

« Un bel hommage. C’est triste mais c’est beau. Il décrit bien l’état de sidération face à la perte de la personne la plus importante. de superbes mots qui ont bien exprimé ma propre expérience du deuil de ma mère. »

Chronique de Sally Rose

« Ma mère est morte. Ma mère est morte. »
Voici en substance le sujet du livre.
Enfermé dans son chagrin, le narrateur évoque, comme mille piques qui attisent sa douleur, tous les souvenirs qu’il lui reste de sa mère, tous les traits et qualités de cette femme qui l’a tant aimé, qui l’a le mieux aimé, lui, le fils ingrat, comme sont les fils.
Avec quelle variété de vocabulaire, avec quel désespoir, il traduit la douleur, l’amour, le sentiment de perte, le vide de son cœur.
Ce texte est absolument magnifique sur la forme. Sur le fond, j’ai fini par le trouver un peu redondant mais j’ai été illuminée par les derniers paragraphes. Le narrateur s’accorde le droit d’être heureux malgré tout et reconnaît quelques années à distance du décès de sa mère avoir commis le péché de vie.
Superbe, émouvant, vibrant de vie

Danse Avec Les Loups de Michael Blake

Chronique de Ranine

Quel beau livre ! Une belle histoire, de belles descriptions, aussi bien du paysage, des actions ou des sentiments. Je me suis laissée emporter, j’ai ri et j’ai pleuré. Tous les ingrédients pour un bon roman.

Cette lecture valide :

À propos du livre

  • Résumé : Fort Sedgewick. Un avant-poste au fin fond de l’Ouest sauvage. Trois ou quatre baraques délabrées, une poignée d’hommes épuisés. C’est là qu’est affecté le lieutenant Dunbar. Il rêvait de grands espaces, de batailles glorieuses. À son arrivée, une surprise l’attend : le fort est abandonné, il se retrouve seul. Seul… jusqu’au jour où il découvre une femme blessée qu’il ramène chez les Comanches. Au fil des jours, il gagne leur amitié, apprend leur langue… et tombe amoureux de cette étrange squaw aux yeux couleur de feu, cette Blanche que les Indiens ont enlevée quand elle était enfant. Comme elle, il deviendra un Comanche. Désormais, le lieutenant Dunbar n’existe plus. Il est celui qui «danse avec les loups». Mais la guerre n’est pas finie. Pour l’armée des États-Unis d’Amérique, John Dunbar est un déserteur…
  • Roman de 315 pagesse le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine . J’ai vu et revu le film 😍 Voici l’occasion d’ajouter le roman à ma LAL 😉