Les Lettres Volées de Silène Edgar

Chronique de Kadeline

Dans les lettres volées, on suit la fille de Madame de Sévigné qui doit faire ses premiers pas dans le monde. C’est très bien écrit et agréable à lire, l’histoire tient la route mais clairement ce n’était pas pour moi. Du point de vue historique, c’est très intéressant d’avoir un texte pour enfant qui présente à quel point la vie à la cour et dans les salons était complexe, codifiée et pleine de faux semblants. De ce point de vue c’est une réussite mais le pendant de ce parti pris est qu’on peut très vite s’ennuyer. Tout tourne autour des « guéguerres » de pouvoir implicites et de la façon d’être bien préparé à ce monde d’apparence. Il ne se passe pas grand chose à part une liste d’échecs et d’inconvenances. Je recommande pour l’illustration des codes de cour et des conséquences si on n’est pas bien préparé à ce monde d’apparence trompeuse mais sinon attention à l’ennui.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : 1661, Mademoiselle de Sévigné au temps du Roi-soleil. Pour ses quatorze ans, Françoise de Sévigné, fille de Madame de Sévigné, est invitée à son premier dîner avec la noblesse. La jeune fille doit éblouir les convives par sa vivacité d’esprit autant que par sa beauté. Mais ce milieu est impitoyable, et le moindre faux pas peut ruiner sa réputation et celle de sa mère.  Cette mère parfaite qui cache un secret qu’il faut à tout prix préserver.  Entre ragots, manigances et compliments à double sens, Mademoiselle de Sévigné va mener l’enquête et apprendre les règles de ce monde qui s’ouvre à elle…

Roman de 309 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Kadeline. Autant lire la vraie correspondance de Madame de Sévigné et notamment les lettres à sa fille, vraies chroniques de la 2ème moitié du 17ème siècle et témoignage d’un amour maternel touchant bien que débordant

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Les Huit Morts De Julian Creek de Elizabeth Crook

Chronique de AMR

Si l’on en croit la quatrième de couverture, ce roman raconte la chasse à la panthère (oui, au Texas, les pumas sont appelés ainsi) menée par Samantha, dite Sam, une jeune métisse farouche, attaquée par le fauve et sauvée par le sacrifice de sa mère. Défigurée, déterminée, elle va vouer sa vie à son désir de vengeance et à la traque de l’animal qui terrorise la région.
C’est aussi le récit à la première personne de Benjamin, le demi-frère de Samantha, interrogé par un juge itinérant au début du livre et qui doit fournir par courrier le témoignage détaillé et écrit des faits dont il a été témoin autour d’une enquête sur la mort par pendaison de huit hommes près de Julian Creek, un ruisseau qui passe non loin de chez eux.
Nous avons donc un récit de vengeance sur fond de roman épistolaire. Tels quels les deux arguments paraissent bien distincts… C’est compter sans le style, la truculence, les digressions et l’application de Benjamin qui va développer son long témoignage en un certain nombre de lettres et de chapitres. À la question très simple de savoir si le dénommé Clarence Hanlin est coupable et toujours vivant, Benjamin apporte une foule de réponses qui l’amènent à raconter sa vie et celle de sa famille, l’existence rude et ordinaire de simples fermiers, transformée en véritable odyssée en cette fin de XIXème siècle dans le Comté de Bandera, au Texas, à la fin de la guerre de Sécession.
On peut lire également ce livre comme un roman d’apprentissage, comme le parcours semé d’embûches et de dangers de deux orphelins dans un pays à la géographie périlleuse, peuplé de fauves, de soldats patibulaires et de Comanches vindicatifs. Les deux enfants vont faire toute une série de rencontres dont un drôle de desperado et un pasteur inspiré, partager leurs aventures avec des animaux dévoués comme un chien de chasse et des chevaux remarquables.
Enfin, ce roman est une histoire d’arbres. Je me suis longtemps interrogée sur le sens du titre original, The Which Way Tree, la voie indiquée par l’arbre où quelque chose d’approchant. Heureusement, une note de la traductrice a dissipé mes doutes, parlant d’arbre boussole… Cette notion n’a pas été gardée en français, même pas comme arbre pour les pendus de Julian Creek ; pourtant, les arbres sont présents tout au long du récit, arbre où a grimpé la petite Sam pendant que sa mère se faisait dévoré par la panthère, arbre au sommet duquel Sam et son frère se trouvaient quand ils ont rencontré Clarence Hanlin, arbre où se juche la panthère quand le chien la rattrape, arbres emportés par le tourbillon des eaux en crue, arbres dont on fait les bardeaux, les meubles ou les cercueils…
Autant de clés de lecture possible…
 
Ce livre est tout cela et plus encore : c’est aussi une ode à la lecture et à l’écriture avec en filigrane un parallèle constant entre la poursuite de la panthère par Sam et la figure du Capitaine Achab aux trousses de la baleine ; car Benjamin a lu Moby Dick
L’évolution de ce jeune homme se mesure dans le récit de la chasse à la panthère mais aussi et surtout à l’aune de sa démarche épistolaire ; il est conscient que le juge n’attend pas une relation aussi détaillée des événements, mais écrire donne un sens à sa vie. Son témoignage est factuel, parce que le juge va s’appuyer sur des faits et des preuves tangibles, et digressif parce qu’un détail en emmène un autre et ainsi de suite : tout se tient, l’échafaudage est solide et bien construit.
La naïveté du début se change peu à peu en maturité au fur et à mesure que le jeune homme écrit, raconte, se perd, se retrouve et se livre sans retenue mais avec pudeur. Sans les enjoliver, il donne de la puissance aux événements retranscrits.
L’économie des personnages condense les émotions. Je ne peux pas trop en dire sur la manière dont Elizabeth Crook entrecroise les destins de ses héros, les relie dans le temps et l’espace, sous peine de trop divulgacher…
 
Ce livre m’a fait voyager, m’a émue.
Une réussite.


Cette lecture valide :

La consigne n°19 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : L’odyssée drôle et poignante d’une jeune fille tenace qui brave les dangers du Texas des années 1860 pour venger la mort de sa mère. Nous sommes au lendemain de la guerre de Sécession. Un matin, à l’aube, dans une contrée reculée du Texas, une panthère s’attaque sauvagement à une famille de fermiers, défigurant la petite Samantha et assassinant sa mère, dont le dernier acte est de sauver la vie de sa fille. Racontée dans la langue naïve et truculente de Benjamin, le demi-frère de Samantha, Les huit morts de Julian Creek est le récit de la traque de Samantha, qui a juré de venger sa mère en tuant le terrible animal, qui sème la terreur dans toute la région. Au cours de leur odyssée, le frère et la sœur vont rencontrer un charismatique hors-la-loi mexicain, Mr Pacheco, et un prédicateur au grand cœur, le pasteur Dob, maître d’un chien traqueur de panthère, gros et puant, qu’il chérit comme un de ses enfants. Ces quatre personnages, leurs chevaux et leur chien, vont entamer un périple terrifiant dans les canyons du pays des collines.

Roman de 256 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. Ce roman m’attire 🤗 Et hop ! dans ma LAL 😉

JEUX LIT AVEC SALLY : Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos

C’était une des lectures communes du mois de novembre Nous étions deux lectrices à partager nos impressions

La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny. Rien ne semblait destiner Laclos à la littérature, et Les Liaisons dangereuses , qu’il fait paraître en 1782, sont la seule grande œuvre qu’ait achevée le capitaine et futur général d’artillerie. Le succès est immédiat, mais le roman, frappé de condamnation morale, cessera d’être réédité pendant une partie du xixe siècle. De Baudelaire à Giraudoux, de Malraux à Roger Vailland, ce sont des écrivains qui peu à peu l’imposent comme un chef-d’œuvre que le cinéma va populariser. Il se peut que l’impeccable maîtrise de ce roman par lettres nous soit devenue lointaine : elle n’empêche pas qu’il sollicite encore nos rêves et nos fantasmes. Edition de Michel Delon.

Roman de 512 pagesSe le procurer

Chronique de Kadeline

Ma lecture des liaisons dangereuse a été une agréable surprise. J’avais des a priori sur l’écriture et sur l’histoire qui se sont avérés globalement faux. Niveau écriture, quelle bonne surprise, ça se lit particulièrement facilement. C’est très accessible et a un côté moderne qui lui confère une fluidité à laquelle je ne m’attendais vraiment pas pour un texte de cette époque. Niveau histoire, je suis aussi étonnée de mon ressenti. Les intrigues et manigances de cour qui n’ont pas une visée politique, juste pour but de se divertir ou se venger, ce n’est absolument pas ma tasse de thé. Autant dire que notre duo de grands manipulateurs qui va désagréger la vie des autres personnages n’avait rien pour me faire apprécier ma lecture et pourtant ça a marché. Le décalage de ton et de comportement des personnages et l’accumulation des intrigues tient le lecteur en haleine jusqu’au dénouement. Alors oui ça reste un thème qui ne m’intéresse pas de base et j’aurai apprécié que ça soit un peu écourté mais justement au vu du thème pour avoir réussi à me garder sur plus de 500 pages, c’est un bel exploit.

Chronique de Sally Rose


Madame de Merteuil souhaite se venger de son amant, le Comte de Gercourt, qui a prévu d’en épouser une autre. Elle fait appel à son ancien amant, le Vicomte de Valmont pour monter une diabolique machination.
C’est sans compter avec les vicissitudes de l’amour.
Roman épistolaire écrit au 18ème siècle par un militaire, il est connu pour le machiavélisme de ses protagonistes, heureusement mis en scène au cinéma par Stephen Frears en 1988 (la seule bonne adaptation selon moi).
La langue est belle, vivante et bien que loin de celle que l’on écrit aujourd’hui, elle reste facile d’accès et apporte beaucoup de profondeur aux sentiments des uns et des autres.
A lire et relire sans modération

Rose de Tatiana De Rosnay

Chronique de Ptitmousse

Merci Mme de Rosnay de nous montrer cet envers de la médaille. Il est vrai que je me suis toujours extasiée devant les grands et beaux boulevards de Paris. M. Haussmann est généralement érigé en héros ! Mais merci donc de nous rappeler ce que trop peu ont en tête : ces gens que l’on déloge, qui perdent leur identité, leur histoire ainsi que celle de toute leur famille.En plus de cela, voilà un roman, sous forme de lettres, très romantique, une magnifique histoire d’amour et de couple. A l’heure où, dans les romans, l’amour est souvent décrit au début des relations ou lors d’adultères, c’est rare et cela fait du bien de voir l’amour que deux personnes âgées se portent après toute une vie ensemble, après les épreuves. La lettre d’amour d’Armand notamment, à Rose après la mort de leur fils, est splendide : c’est pur, simple, passionné, amoureusement érotique… beau !!!Seule chose : je n’ai pas du tout aimé la fin, je ne peux pas dire pourquoi au risque d’un gros spoiler… Mais sinon, un beau moment !

 

Cette lecture valide :

La lettre R du défi Abécédaire

A propos du livre :

  • Résumé : Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

Roman de 264 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Tout comme toi, je n’avais pas apprécié la fin. Il reste un hommage à toutes ces personnes sacrifiées dans les aménagements parisiens

Les secrets de la villégiature de Marie-José Aubrycoin

Chronique de AMR

Avec Les Secrets de la Villégiature, Marie-José Aubrycoin remet au goût du jour le roman épistolaire, tel qu’il était à sa grande époque, aux XVIIème et XVIIIème siècles. C’est original, osé et périlleux à la fois.
J’ai lu les grands classiques du genre, et je suis une inconditionnelle des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, mon préféré…
C’est donc avec plaisir et exigence mêlés que j’aborde cette lecture, curieuse de voir comment l’auteure revisite ce genre littéraire, aujourd’hui démodé.
 
Le premier détail qui me frappe est l’absence de datation des courriers échangés, mais les noms des correspondants, leur style d’écriture et les informations qu’ils échangent me ramènent bien vite à l’âge d’or des grands romans épistolaires. Il y est question de vertu, de séduction, de rumeurs et de vengeance… En fait, il faut attendre la quatorzième lettre pour qu’un détail historique situe le récit au XVIIIème siècle, après la mort de Louis XIV.
Les personnages évoluent dans un milieu aisé et suffisamment désœuvré pour disposer de tout le temps nécessaire pour donner libre cours à leur goût des potins mondains et des réputations faites et défaites.
Je craignais de trouver cette « petite société provinciale » un peu ennuyeuse et surannée, tout comme la jeune héroïne de ce livre, partie se reposer (mais pas seulement !) à la campagne chez une tante de son défunt mari dont les fréquentations se réduisent à « une vieille femme grincheuse, une famille rurale éprise de botanique dont la conversation tourne autour des plantes et des progrès d’une ribambelle de marmots, deux beautés locales qui se piquent de belles lettres et imposent à leur entourage des soirées où l’insipide se dispute au grotesque ». Mais, à partir de la dixième lettre, j’ai découvert avec malice et bonheur des péripéties qui ont réveillé mon intérêt car elles apportent scandale et modernité au genre épistolaire ainsi revisité ; la lettre facilite les confidences et permet de libérer les maux que la décence et le rôle à tenir en famille et en société obligent à garder secrets.
 
Marie-José Aubrycoin a su doter son roman d’un rythme dynamique en nous donnant à lire des lettres courtes et circonstanciées. Nous sommes loin des longueurs ennuyeuses de La Nouvelle Héloïse de Rousseau ou de Clarissa Harlowe de Richardson, heureusement ! Les péripéties alternent avec des passages plus descriptifs et l’intrigue se met habilement en place. L’humour est présent, tant dans les situations décrites dans les lettres que dans les changements de ton de certaines d’entre elles, notamment celles de l’héroïne principale selon qu’elle écrit à sa mère où à son amie/amante.

De plus, la narration épistolaire est ponctuée d’extraits d’un journal intime, ce qui rompt la monotonie sous-jacente dans ce genre de récit et illustre le sentiment de solitude de celle qui le tient. Là encore, l’humour est présent, mais c’est plutôt celui de l’auteure qui prête parfois à son personnage une certaine naïveté. Il y a également, dans ce journal, une grande délicatesse et une attention aux autres qui mérite d’être soulignées.

L’auteure a réussi à créer pour chaque correspondant un style propre et personnel tout en donnant à l’ensemble un côté très « siècle des lumières » poussé à l’extrême de l’ouverture d’esprit, « épris de libertés nouvelles ». La jeune héroïne développe des idées très féministes, notamment sur « l’institution du mariage qui bride les élans du coeur et sème dans son sillage déceptions et regrets, n’est faite que pour martyriser ceux qui se voient contraints à s’y soumettre ». Cette jeune veuve aspire à « fixer les règles du jeu de la vie qu’[elle veut] mener dorénavant ».

Les Secrets de la villégiature est une œuvre polyphonique originale pour l’époque où se situe le récit. En effet, les ouvrages de référence que j’ai déjà cités, de Laclos, Rousseau ou Richardson notamment, se cantonnaient à des amours hétérosexuelles assez conventionnelles. Or, il est évident que seule une certaine idée de la bienséance empêchait de faire état dans les livres des siècles passés de relations de couples entre deux hommes ou deux femmes et encore moins de désir d’enfant dans ces circonstances-là. Je n’en dirais pas plus pour ne pas trop divulguer la suite de ce livre, mais je salue la transposition de problématiques très contemporaines en plein XVIIIème siècle et y trouve la modernité et l’originalité que j’attendais.

Marie-José Aubrycoin sait ménager le suspense ; quand une partie de l’intrigue semble trouver son dénouement, un autre mystère surgit pour captiver les lecteurs. J’avoue qu’elle a réussi à me surprendre.

Naturellement, j’ai apprécié l’univers référentiel sous-jacent et le petit clin d’œil au livre de Richardson au travers du prénom de l’héroïne principale, Clarisse.
 
Ce livre est un bel hommage au roman épistolaire, genre oublié, écrit avec une certaine originalité dans le respect des titres fondateurs que j’ai cités. Je pense cependant qu’il faut les connaître pour l’apprécier à sa juste valeur.

Cette lecture valide :

À propos du livre

  • Résumé : Clarisse de Marsac quitte Paris pour échapper à un scandale mondain mais surtout à l’influence de sa mère qui la tient sous sa coupe. Il est certain que la jolie veuve a bien des secrets à cacher et elle ne peut pas compter uniquement sur la gentillesse de sa tante Adeline chez laquelle elle va résider pour la tirer d’embarras. Heureusement qu’elle rencontrera pendant cette villégiature estivale un précieux allié…
    Mais la société campagnarde n’est pas toujours aussi paisible qu’il n’y paraît et quand Adeline commence à faire les yeux doux à un voisin à la sombre séduction, elle ne se doute pas que le plus grand des dangers la guette…
    Les secrets les mieux gardés sont souvent les plus lourds et ils se révéleront au fil des échanges de lettres entre les protagonistes de cette histoire qui flirte avec l’humour noir et emprunte son cadre raffiné au délicieux siècle des Lumières.
  • Roman de 117 pagesSe le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR . J’ai bien envie de relire Les liaisons dangereuses, ces derniers temps. 😍😍