JEUX LIT AVEC SALLY : La couleur jaune apparaît sur la couverture

C’était le thème du club de lecture du mois de juillet

Nous étions 6 à explorer le sujet

Audrey a lu

Résumé : God damned ! Voilà que James Lacey, le charmant voisin d’Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis. C’est mal connaître Agatha. Délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l’élu de son cœur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l’a-t-elle retrouvé, pas le temps de s’expliquer : une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l’enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités… Avec plus de 200 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Roman de 290 pages – se le procurer

Une enquête légère, peut-être un peu trop légère à mon goût. Agatha Raisin, dans sa folle envie de reconquérir James Lacey (pourquoi ???) le suit dans ce qui devait être leur lune de miel : Chypre. Or, à l’instar de Miss Marple, les meurtres la suivent. De quoi pimenter leur quotidien sur place et rendre infernales ces vacances idylliques.

J’avoue être partagée sur cette enquête. On sait que ce sera léger mais pour le coup, je l’ai trouvé bien longue à venir. Surtout qu’on a l’impression que le meurtrier va se découvrir plus parce qu’il a peur qu’Agatha, avec sa réputation, s’en mêle, que parce qu’Agatha s’en mêle vraiment. L’aspect enquête est donc laissée de côté et les sentiments amoureux d’Agatha ont leur bonne place. Une trop bonne place à mon goût. La relation James-Agatha a de quoi lasser, je sais que je ne suis pas la première à le penser.
Le petit plus est le dépaysement de ce récit. La lecture, durant mes vacances d’été, m’a donné bien envie de découvrir l’île de Chypre et son histoire riche…

Kadeline a lu

Résumé : Les courants du Flux qui relient les systèmes stellaires de l’Interdépendance s’effondrent les uns après les autres. Conscients du danger, les plus riches se sont réfugiés au Bout, la seule planète habitable de l’empire. Ailleurs, quelques uns se mobilisent pour venir en aide aux plus démunis : Kiva Lagos Marce Claremont, Tomas Chênevert et l’Emperox Griselda II. Dernier volume de la série.

Roman de 320 pages – se le procurer

La Chronique concerne l’ensemble de la trilogie

L’interdépendance est un système de gestion de planètes. Grâce aux flux qui permettent un voyage rapide, chaque planète est spécialisée. Chacune dépend donc de toutes les autres pour sa survie. Si cette répartition semble un excellent gage de paix, elle est aussi sa principale faiblesse : que faire quand les flux sont en train de disparaitre, isolant des planètes qui peuvent survivre en autarcie ? 
C’est au début de cet événement critique, que l’on rencontre Cardénia, Kiva et Marce. Trois personnages dont l’importance et l’entente sont a priori plus qu’improbables et pourtant ils sont au cœur du plus grand chambardement depuis des siècles. Entre un scientifique doué mais maladroit, une emperox arrivée là par défaut et une fille de guilde malembouchée ne pensant qu’au sexe et au profit, l’avenir de l’interdépendance est mal partie. Comme l’effondrement de l’empire n’est pas suffisant, on peut ajouter une bonne dose de manigances pour prendre le pouvoir et sauver sa peau.
L’idée de base et l’univers sont géniaux. Les personnages principaux et secondaires sont haut en couleur tout en étant crédibles. Les manigances sont bien pensées et nombreuses. Les différentes problématiques sur ce que les puissants considèrent comme primordial en période de crise est angoissant de réalité. J’ai beaucoup aimé la variété de personnages féminins qui chacun à sa façon est réussi. Sur le même principe, la gestion des règles est un détail de l’histoire très pertinent. Entre réflexions politiques, actions, aventures, complots et personnages il y a tout pour passer un bon moment.
Et pour conclure sur cette excellente trilogie, on retrouve ce qui pour moi est la force de cet auteur, de l’humour et des réparties aux petits oignons.

Laehb a lu

Résumé : Quand Sheila Webb, jeune secrétaire intérimaire, arrive au 19, Wilbraham Crescent, elle trouve la porte ouverte. Elle s’installe au salon pour attendre le retour de Miss Pebmarsh qui a loué ses services pour l’après-midi. Surprise ! Elle découvre la pièce encombrée de cinq pendules qui avancent toutes d’une heure. Mais une surprise plus grande encore l’attend : le corps d’un homme caché derrière le canapé. Quand Miss Pebmarsh arrive enfin, elle est bien incapable d’expliquer quoi que ce soit… En effet Miss Pebmarsh est aveugle ! Heureusement Hercule Poirot, tout jeune retraité, a tout son temps pour venir démêler l’écheveau de cet imbroglio.  Traduit de l’anglais par Jean-Marc Mendel

Roman de 230 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Encore une enquête où malgré tous les indices en poche je n’ai même pas entraperçu les motivations à cette mise en scène.  J’avais soupçonné le bon personnage mais n’avais aucune idée du pourquoi ni du comment. Il faut reconnaître que cette intrigue est particulièrement tordue, voire particulièrement tirée par les cheveux !
Le grand Hercule Poirot le dit lui-même,  on croirait lire une enquête policière de roman de gare.
J’y ai vu un clin d’œil d’ Agatha Christie à bon nombre de romans plus invraisemblables les uns que les autres mais qui ravissent le lecteur.  On se fait trimbaler de bout en bout et on en redemande !

Maggy a lu

Résumé : Un nouveau départ, l’envie d’y croire… Quand Axel, son mari, lui a proposé de quitter Paris et de déménager aux Engoulevents, le vieux manoir normand un peu délabré dont il a hérité, Margaux a dit oui. C’est vrai, les enfants auront plus de place ; lui, historien, n’a besoin que d’une bibliothèque et d’une bonne connexion internet ; elle, décoratrice, retrouvera facilement des clients. Et ils pourront toujours transformer une partie du domaine en gîte de charme. Mais si Margaux a accepté, c’est aussi pour une autre raison : elle veut tourner la page après une aventure qu’elle regrette encore et donner une nouvelle chance à son couple. Saura-t-elle trouver sa place dans un lieu chargé d’une histoire qui n’est pas la sienne ? Et comment regagner la confiance d’Axel ? Pourra-t-elle oublier ce qu’elle a laissé derrière elle, à Paris ? Axel, de son côté, réussira-t-il à revivre auprès de celle qu’il pensait si bien connaître ? Parviendra-t-il à se confronter à son passé et à faire des Engoulevents un véritable foyer ? Réparer les murs pour mieux réparer les cœurs. Pour ces deux âmes blessées reste L’espoir que le meilleur est à venir…

Roman de 265 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

 Axel et Margaux ont quitté Paris pour investir le manoir des Engoulevents, héritage familial d’Axel. Quitter la Capitale où Margaux est bien implantée en tant qu’architecte paysagiste est un grand risque. Mais la Normandie est supposée être un nouveau départ pour le couple et ses deux enfants. Parce que Margaux a trompé Axel et que malgré cela, ils veulent se retrouver, retrouver la confiance qui les unissait, ressouder leurs liens… La terre d’enfance d’Axel sera-t-elle propice à cette reconstruction ou finira-t-elle par totalement détruire leur couple?

Quand on ouvre un roman de Françoise Bourdin, on sait à quoi s’attendre. Et pour moi, ses romans sont toujours des lectures doudou.
Comme d’habitude, l’autrice s’est attachée à une problématique universelle (le reconstruction d’un couple après un adultère), a campé ses personnages dans une région qu’elle n’hésite pas à mettre en avant pour servir l’intrigue (la Normandie, qu’elle connait bien puisque c’est là qu’elle réside), a construit des personnages qui ressemblent un peu à Monsieur et Madame tout le monde et a saupoudré le tout de beaucoup de bienveillance.

Comme assez régulièrement dans ses écrits, Françoise Bourdin fait la part belle aux personnages masculins et très vite on avale les pages aux côtés d’une famille sympathique qu’on aimerait bien avoir comme voisins.

La cuvée Bourdin 2021 reste donc dans la lignée classique de sa bibliographie et c’est tant mieux !

Sofinette a lu

Résumé : Providence, le grand nulle part. La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect. Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. A la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté. Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté?

Roman de 496 pages – Se le procurer

Chronique de Sofinette

Liberté, liberté chérie… Que dire qui n’ait pas déjà été dit sur cette merveille de roman de LŒVENBRUCK « Nous rêvions juste de liberté » ?
Basiquement, c’est l’histoire d’une bande d’ados « à la vie à la mort » qui décide de quitter la petite ville miséreuse de Providence pour tracer la route à motos. De rencontres en amitiés et en amour, de drogues en crimes et en meurtres, la bande de Bohem va-t-elle résister aux galères et à l’âge adulte ?
Un road movie splendide, poignant, irrésistible, une écriture fluide, rapide, captivante… à lire absolument !! »

Sally Rose a lu

Résumé : Voici les péripéties poignantes et drôles de Junior, un jeune Indien Spokane, né dans une Réserve. Rien ne lui sera épargné – il a été le bébé qui a survécu par miracle, l’enfant dont on se moque et il est désormais l’adolescent qui subit en soupirant coups de poings et coups du sort. Jusqu’au jour où cet éternel optimiste réalise qu’un déplorable avenir l’attend s’il ne quitte pas la Réserve. Admis à Reardan, une école prestigieuse surtout fréquentée par les Blancs, Junior se sent devenir un Indien à temps partiel…   « Vraiment excellent, poignant et hilarant, réconfortant et sincère, sage et intelligent… » Neil Gaiman

Roman de 288 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Junior est né avec une hydrocéphalie dans une réserve indienne.
Autant dire que son départ dans la vie était empreint de difficultés.
Junior nous raconte son enfance dans la réserve, sa famille, son meilleur ami, l’école, le basket …
Sa vie va être profondément modifiée lorsqu’il décidera d’aller à l’école des blancs.
C’est avec un humour décapant que l’auteur retrace son enfance passée sous le sceau de la différence, celui de la malformation et du racisme.
Les situations cruelles deviennent cocasses tant le narrateur est animé par le pardon et l’espoir.
Un très beau livre adressé à la jeunesse.
A noter de sympathiques illustrations dans la tonalité du récit

La Fabuleuse Odyssée des naufragés du non moins fabuleux cargo zoo, Le Blue Sea de Florence Jenner Metz

Chronique de Ptitmousse

Dans ce roman, nous sommes à mi-chemin entre L’odyssée de Pi et le film d’animation Madagascar.C’était drôle tout-de-même par moment, il faut le reconnaître, mais pas assez pour rattraper tous les défauts de ce livre à mon sens :
– il y a trop de personnages différents. Cela m’a fait penser à une histoire que je pourrais inventer en enchaînant les idées sans vraiment y avoir réfléchi avant. Ou comme lorsqu’on raconte une histoire à plusieurs, que chacun reprend à la suite de l’autre. Ou alors ça ressemblait à un rêve. Tout ça pour dire que cela n’avait pas vraiment de sens en terme de déroulé.
– j’ai trouvé assez mal amenée la partie écologie. Comme si, puisque c’est dans l’air du temps, ça faisait bien d’en glisser un peu.
– si, je le redis, ça m’a fait rire un peu, j’ai finalement pas mal soupiré. La goutte d’eau étant la panthère qui se mettait du rouge à lèvres.

Pour conclure donc, une lecture décevante voire agaçante !

PS : niveau présentation du texte, il était très perturbant à la lecture d’avoir cet immense titre (14 mots!) en haut de chaque page. Qu’est-ce qui leur a pris à Oskar éditeur ?


Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Drôles de marins que ces animaux-là, rescapés du naufrage d’un cargo-zoo, dérivant à bord d’une barque en plein Pacifique. Entre Bellatrix, la hyène rusée et obnubilée par son estomac, Koulkoulle, la femelle kangourou savante, Dictateur, la girafe autoritaire et Stupido, le manchot simplet, la cohabitation s’annonce difficile. Alors qu’ils échouent sur une île hostile, ils vont devoir rester unis et apprendre à s’entraider et se faire confiance. Vont-ils réussir à survivre dans cette épopée pleine de rebondissements ?

Roman de 128 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Il est vrai que je me suis sentie toute essoufflée à écrire le titre, alors le lire sur 128 pages 😮

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott

Chronique de Ptitmousse

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Mon premier sentiment fut qu’il y en avait trop de bons… des sentiments. C’est définitivement le stéréotype d’une lecture jeunesse pour filles. C’est également un peu trop moralisateur (ça va souvent ensemble) : il faut être aimable, il faut travailler, il faut se pardonner. Oui, je sais, à l’époque… tout ça, tout ça… Mais moi, je le lis là, en 2020, et cela donne un côté passablement agaçant ! Par exemple, le moment le plus drôle et fou fut pour moi Meg qui s’offusque : »Tu as couru Jo. Comment peux-tu ? »

Après, c’est plaisant à lire. C’est très romanesque, on s’attache à tous ces personnages, pas seulement les quatre filles. Je lirais bien la suite même.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

Roman de 380 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Un classique un peu désuet mais charmant ☺

Avec cette lecture, je conseille le thé Raspberry Boom de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Le grand théâtre sur Broadway, Tome 1 : Les talents maudits, de Maristef Rouchy

Chronique de Laehb

 Si vous avez un jeune ado dans votre entourage, voici un livre brillant à lui offrir.
C’est très bien écrit, sans aucune niaiserie ( cela devient malheureusement rare dans les collections jeunesse), les personnages sont intelligents et attachants, l’ambiance est envoûtante et magique, on y retrouve de l’humour, de l’audace, de l’aventure, un brin de fantastique, l’intrigue est palpitante, bref je suis conquise mais j’ai décidé de rester vague et ne pas détailler ni les personnages ni les lieux pour vous laisser l’entière découverte de ce monde enchanteur.
J’attends impatiemment le tome 2!

Cette lecture valide :

La consigne n°11 du défi Retournons à l’école

A propos du livre :

Résumé : Lorsque Julius Quidam débarque à New York pour une année sabbatique, tout le champ des possibles s’ouvre à lui ! Mais sa vie en Amérique n’est pas aussi facile qu’il l’avait imaginée. Alors, quand on lui propose un emploi au Grand Théâtre sur Broadway, le jeune homme se lance avec enthousiasme dans l’aventure.

Doté d’une empathie singulière envers les animaux, Julius tente de trouver sa place au théâtre et de mettre à profit son talent. Peu importe l’hostilité du directeur musical Alberich Wagner, le mode de vie particulier des artistes attire irrésistiblement le jeune homme. Cependant, à mesure que le temps passe, il comprend que le théâtre est la cible de trafiquants du Quatrième-Mur, une menace imminente pour les artistes…

Laissez-vous transporter dans les coulisses du Grand Théâtre sur Broadway, aux côtés d’un héros sensible et attachant !

Roman de 354 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Laehb. A découvrir 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Magic Moon de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Enclave, Tome 2 : Salvation de Ann Aguirre

Chronique de Iz43

 Un second tome que j’ai dévoré tout en me demandant pourquoi j’avais attendu si longtemps .

On retrouve la jeune Trèfle, Bandit, Tegan et Del deux mois après avoir été secourus par Veinard et conduits dans le village de Salvation.
Trèfle notre jeune chasseuse a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie. Elle qui n’était qu’un numéro avant d’avoir un nom pour ses 15 ans, qui ne connait que les combats, va à l’école, porte des robes et a été recueillie par un couple. A Salvation, la population vit comme dans l’ancien temps. Les femmes sont obéissantes et tiennent la maison, les hommes surveillent la forêt du haut de la palissade.

Pourtant très vite les choses s’emballent. Trèfle parvient à se faire engager pour surveiller les champs et les jardiniers de l’attaque des mutants.

Coté romance, j’adore ce trio amoureux.
Trèfle s’éveille à l’amour tout doucement (rappel seuls les géniteurs pouvaient s’accoupler dans l’enclave). Bandit est un personnage qui a énormément évolué. Del est un garçon gentil mais je le trouve un peu mou du genou dans sa relation avec Trèfle, trop souvent en retrait.

Un tome palpitant avec des rebondissements de l’action et du suspense.

Vite le tome 3

Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : La vie de Trèfle a bien changé. Dans l’enclave, elle était une chasseuse, forte et combattive, indispensable à la survie de la communauté. À Salvation où elle s’est réfugiée avec Del, son partenaire de chasse, elle n’est plus qu’un fardeau. Elle ne sait ni coudre, ni cuisiner. Elle n’aime pas aller à l’école. Et pour ne rien arranger, Del prend ses distances. Mais aux alentours de la petite ville tranquille, le danger rôde toujours. Les Monstres ne sont pas loin. Et ils sont de plus en plus intelligents. Ils observent. Ils attendent. Ils ont un plan. Le combat approche. Bientôt, Trèfle va retrouver une raison de vivre.

Roman de 384 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Iz43. Une série jeunesse qui semble palpitante 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Flèche de Cupidon de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Brother de Nathalie Capitaine

Chronique de AMR

Je remercie NetGalley pour l’envoi de ce roman de Nathalie Capitaine que j’ai reçu et lu sous son ancien titre, Mon Amoco Cadiz, un titre qui me rappelait l’échouage du pétrolier éponyme et la terrible marée noire qui avait suivi. Depuis, il a été réédité avec un titre qui me parle beaucoup moins, Brother.
Car il s’agit bien du récit de cet événement, sous forme de fiction pour la jeunesse, en donnant la parole au pétrolier : Si le pétrolier avait eu une conscience, une pensée, une âme, qu’aurait-il ressenti, pensé et dit au moment des faits ?
 
Donner la parole au bateau permet de faire revivre le naufrage de l’intérieur. C’est une démarche plausible pour s’adresser à des enfants ou de jeunes adolescents. Dans ce livre, les bateaux ont des réactions physiologiques, ils soupirent avec leurs soupapes, râlent avec leurs sirènes, saignent en perdant leurs fluides hydrauliques, gémissent quand les vaguent déforment leurs tôles ; ils communiquent par télépathie avec leurs pilotes et leurs capitaines. Ils éprouvent des sentiments, ont peur, doutent… Paradoxalement, la sincérité de l’Amoco Cadiz peut toucher et émouvoir.
L’auteure aurait pu tomber dans une certaine facilité mais a essayé de donner une vraie signification au pacte de lecture qu’elle nous propose. Le déroulement de l’échouage et du naufrage est fidèle à la réalité même si certains ajouts fictifs visent surtout à illustrer et à mettre en lumière les dysfonctionnements, manquements et responsabilités à tous les niveaux.
Le titre actuel renvoie à la fratrie des pétroliers Amoco, au sein de laquelle, très rapidement, Cadiz fait figure de vilain petit canard puisque ses problèmes de gouvernail étaient connus. Papa Amoco et Maman Standard Oil s’enrichissent grâce au labeur de leur progéniture, qui vogue sur les mêmes trajets quels que soient la météo ou leur état d’entretien.
 
J’ai lu ce court roman en une soirée sans être réellement convaincue, même si je reconnais l’originalité de la focalisation choisie.
Le dénouement qui développe l’idée que les bateaux entrent dans la postérité quand ils font naufrage passe trop sous silence l’impact de la marée noire qui a suivi ; s’il s’agit vraiment ici de faire prendre conscience aux enfants que, plus de quarante après, de telles catastrophes nous menacent, encore et toujours, en vertu de la notion de profits des multinationales, des lobbies et des grandes compagnies pétrolières, il fallait aller plus loin dans le développement.
L’auteure présente elle-même son livre comme un hommage au pétrolier, une « version dénaturée » des évènements. Cette déformation, altération, a sans doute trop pesé sur mon ressenti.

Cette lecture valide :

La consigne n°21 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : 7 ans nous séparait, pourtant, lui et moi, avions eu le même destin. Mais lui, ne s’en est pas tiré à bon compte. Il est mort, 7 ans avant que je naisse. Quand je suis née, son nom, son sort, son Histoire, je l’ignorais. Je ne l’ai su que quand j’ai grandi. Son nom, me faisait peur. Il était synonyme de catastrophe: »—Tu as créé une marée noire! Et les poissons, et les oiseaux, tu n’en as rien à faire!! » disais-je à chaque fois que j’écoutais ce disque qui parlait de lui. Furieuse, je l’ai oublié. On s’est séparé. Je le pensais définitivement mort, perdu dans ma mémoire. Quand je suis tombée sérieusement malade, moi aussi, j’ai failli y rester. Mais je m’en suis sortie. Puis, au bout de vingt ans, voilà que l’on fête son anniversaire, cet anniversaire n’a rien de joyeux. Les gens qui étaient là lors du naufrage, s’en souviennent. Et moi qui n’étais pas là, je l’ai pourtant retrouvé. « —Je te pardonne! J’étais naïve, à douze ans! Maintenant, je veux te connaitre mieux, je veux essayer de te comprendre! Pourquoi mentionne t’-on toujours ton nom avec crainte, lorsque l’on parle de marée noire? » J’en ai visionné des reportages, j’en ai lu des articles de presse, des livres…et j’ai appris que lui aussi, avait eu, la même maladie que moi. J’ai compris que ce pétrolier, l’AMOCO CADIZ, n’avait rien de terrifiant. C’était un pétrolier malade, hémiplégique, handicapé, que l’on a fait travaillé jusqu’à la mort. Celui qui m’inspirait de la tristesse, de la crainte, de la colère, m’inspire à présent de la compassion, de la peine. Il est plus qu’un simple navire, pour moi. Il a une conscience, une pensée, une âme…Il est mon frère.

Roman de 97 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. A découvrir 🤗

Avec cette lecture, je conseille le thé Sureau Vanille de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

JEUX LIT AVEC SALLY : La littérature polonaise

C’était le thème du club de lecture du mois de janvier

Nous étions 6 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Septembre 1939. Alors que Varsovie est écrasée sous les bombes allemandes, les accords du Nocturne en ut dièse mineur de Chopin s’élèvent à la radio nationale. L’interprète s’appelle Wladyslaw Szpilman. Il est juif. Pour lui, c’est une longue nuit qui commence… Une longue nuit dont l’issue aurait pu être la mort, sans un officier allemand, Wilm Hosenfeld – le plus improbable des sauveteurs. Hanté par l’atrocité des crimes nazis, il va protéger et sauver le pianiste. Mort en 2000 à Varsovie, Wladyslaw Szpilman a eu une carrière internationale de compositeur et de pianiste. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que l’on redécouvre enfin ce texte, sobre et émouvant. « Un témoignage bouleversant venu du froid et de l’horreur. » Annie Coppermann – Les Échos

Roman de 297 pages – se le procurer

La Chronique d’Amélie

De 1939 à 1945, Varsovie est sous occupation Allemande. Wladyslaw Szpilman, pianiste émérite, polonais et juif, offre un témoigne aussi précieux qu’effroyable sur sa vie à Varsovie durant cette période. C’est un récit totalement hallucinant tant il semble invraisemblable qu’il ait pu survivre à tout ceci pour l’écrire.
Tandis que nos nerfs se tendent de concert avec les siens à chaque fois que la mort s’approche de si près qu’on en sentirait l’odeur ; que notre cœur se serre pour ceux qui n’ont pas eu la grâce du destin, l’auteur nous restitue également un panorama de toute une époque. La barbarie nazie dans son crescendo abominable ne nous est pas épargnée, et en réaction à celle-ci, se côtoient pêle-mêle toutes sortes de positionnements clivants. De la résistance à la collaboration, de l’espoir éperdu à la volonté d’en finir, du profit à la misère la plus extrême, au sein même du ghetto de Varsovie l’unité n’est pas de mise entre les opprimés.
Au fil du temps pourtant toutes ces voix s’amenuisent, laissant place à la solitude du miraculé emplie de cette peur permanente, omniprésente, qui n’a pour compagnes que la faim et une soif de vivre plus forte que tout quand il ne reste plus que ça à quoi se raccrocher. Cette folie aura-t-elle une fin ? Et laquelle… ?»


Arwen78 a lu

Résumé : Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.

Recueil de nouvelles de 381 pages. Se le procurer

La Chronique d’Arwen78

Divisé en sept parties, « La voix de la raison » est un intermède entre chaque nouvelle aventure du sorceleur. Elle est la suite  directe de la mission avec la stryge.
Grièvement blessé, Geralt de Riv se fera soigner dans le temple de la déesse Melitele par Neneke, sa grande prêtresse.
S’ensuivront des chapitres où on apprendra à  mieux connaître Geralt de Riv. Des chapitres qui font également référence à des contes tels que La belle et la bête …
Ce premier tome pose les bases  d’un monde plein de mythologie. Ces  nouvelles mettent en place les premières rencontres qui auront une importance dans la saga.
 Ce livre met en valeur le métier de Geralt et les difficultés  auxquelles le chasseur de monstres fait face. De caractère désabusé, teinté d’humour cynique, ce sorceleur saura nous charmer.
Dans ce livre, on découvre les missions risquées du sorceleur et les intrigues en cours. Les personnages secondaires sont forts.
A l’issue de ce livre, par curiosité,  je lirais bien le deuxième tome, surtout que cela me sort de ma zone de confort.

Audrey a lu

Résumé : Un best-seller international : David Gemmell Legend Award 2009 du Meilleur roman de Fantasy. Le royaume de Cintra a été entièrement détruit. Seule la petite princesse Ciri a survécu. Alors qu’elle tente de fuir la capitale, elle croise le chemin de Geralt de Riv. Pressentant chez l’enfant des dons exceptionnels, il la conduit à Kaer Morhen, l’antre des sorceleurs. Initiée aux arts magiques, Ciri y révèle bien vite sa véritable nature et l’ampleur de ses pouvoirs. Mais la princesse est en danger. Un mystérieux sorcier est à sa recherche. Il est prêt à tout pour s’emparer d’elle et n’hésitera pas à menacer les amis du sorceleur pour arriver à ses fins… 

Roman de 471 pages – se le procurer

Chronique dAudrey

Un tome que je suis assez curieuse d’avoir apprécié en toute objectivité.

Le cycle du Sorceleur est, par bien des endroits, quelque peu déroutant. Il commence par deux recueils de nouvelles qu’il est conseillé, sans être indispensables, de lire avant d’entamer le Sang des elfes.

Ce tome est curieux. Avec le titre, on devine qu’un sujet est crucial : celui de l’existence de la petite Ciri. Qui est-elle ? Où est-elle ? Et surtout qu’annonce-t-elle? La Destinée l’a choisi, mais pour quel chemin? Des questions qui ne trouvent pas toutes leurs réponses dans ce tome.
A bien des passages, on est un peu déroutés. Outre les questions sans réponses, il y a les ellipses narratives, les allers-retours dans le temps et surtout l’absence de fil conducteur réel. Au final, quel est le but de ce tome si ce n’est poser la base de ce cycle ? En effet, on revoit Geralt le Sorceleur. On revoit Jaskier. On revoit Yennefer. On revoit Ciri. Par là, on apprend à mieux les connaître et apprécier. On apprend également le contexte ambiant, la guerre contre Nilfgaard.
Malgré ces différents éléments qui ont engendré une certaine perplexité, j’ai apprécié ce tome. J’ai aimé le ton de la narration. J’ai aimé les différentes actions. Je ne m’y suis pas ennuyée. J’ai aimé ce monde original. J’ai aimé cette fin qui appelle une suite à découvrir rapidement.

Kadeline a lu

Résumé : Esther Rudomin pensait que sa vie heureuse dans la ville polonaise de Wilno durerait toujours. Elle chérissait tout, depuis les lilas du jardin de son grand-père jusqu’au pain beurré qu’elle mangeait chaque matin à son petit déjeuner. Et lorsque les armées d’Hitler envahirent la Pologne, en 1939, et que les Russes occupèrent Wilno un an plus tard, le monde d’Esther resta intact : pour elle, les guerres et les bombes s’arrêtaient à la grille du jardin. Mais un matin de juin 1941, deux soldats russes, baïonnette au canon, se présentèrent. La tragédie n’est jamais loin tout au long de l’histoire d’Esther, mais les Rudomin gardèrent courage d’un bout à l’autre des cinq années que dura leur exil, malgré la faim et les privations.

Roman de 350 pages. Se le procurer

La Chronique de Kadeline

Avant de commencer, ne vous fiez pas à la quatrième de couverture, il y a un défaut d’impression et ce n’est pas celle du bon roman qui est imprimée, du moins sur mon exemplaire.
La steppe infinie raconte une partie de la vie de l’autrice : son quotidien pendant la seconde guerre mondiale. Esther et sa famille sont des juifs aisés de Wilno en Pologne (actuellement Vilnius en Lituanie). Quand la guerre est déclarée, la ville est envahie par les Russes. Un matin, toute la famille est emmenée. Ils sont alors envoyés non pas dans un ghetto ou dans un camps de concentration en tant que juifs mais en Sibérie en tant qu’opposants au communisme. Et si cette condamnation leur sauvait finalement la vie ? Ce roman autobiographique adapté aux jeunes lecteurs dès 11 ans montre un aspect peu connu de la seconde guerre mondiale. C’est un récit adapté au public cible tout en réussissant à ne pas cacher l’horreur de certaines situations. J’ai apprécié la façon dont c’était écrit et le déroulé de l’histoire qui prend une dimension insoupçonnée. On ne se contente pas de décrire la vie dans un camps et/ou une ville de Sibérie, ni de tourner tout le récit autour la seconde guerre mondiale. Si la vie quotidienne est décrite et la guerre reste présente, c’est avant tout un récit autour d’une enfant de 10 ans qui s’acclimate et grandit. Il y a un bel équilibre entre le contexte historique et géographique et la capacité d’adaptation d’un enfant avec toutes les problématiques qui priment quand on a une dizaine d’années. Tout en restant accessible, ce livre permet d’aborder beaucoup de choses très intéressantes en particulier les différences de réactions entre adultes et enfants face à une même situation. J’ai trouvé très bien traité l’aspect familial, la peur du changement et la capacité de résilience qui différent d’un personnage à l’autre. C’est une belle découverte qui aborde des thèmes peu mis en avant habituellement dans les récits autour de la seconde guerre mondiale.

Laehb a lu

Résumé : Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au coeur des Sudètes. Ingénieur à la retraite, elle se passionne pour la nature, l’astrologie et l’oeuvre de William Blake. Un matin, elle retrouve un de ses voisins mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C’est le début d’une longue série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police enquête. Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante. Quand Janina Doucheyko s’efforce d’exposer sa théorie sur la question, tout le monde la prend pour une folle… Car comment imaginer qu’il puisse s’agir d’une vengeance des animaux ?

Roman de 288 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Je n’avais jamais lu cette autrice, et en toute honnêteté, je ne sais pas si je l’aurai découverte si elle n’avait pas été récompensée du Nobel de littérature.
Cette lecture a été une très bonne surprise. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais mais ce n’était pas à ça !
L’héroïne, ancienne ingénieure des ponts et chaussées a parcouru le monde et finit par s’établir dans un petit hameau éloigné, difficile d’accès dès que la neige apparaît. Il y a quelques maisons alentour mais la plupart sont fermées pour l’hiver, les propriétaires préférant la douce saison.
Lorsque un de ses voisins, braconnier notoire, célèbre pour sa cruauté, décède un petit os de biche coincé dans la gorge, elle y voit une vengeance des animaux de la forêt. Un simple retour des choses après tant de souffrances infligées.
Les morts brutales continuent, elle est persuadée du bien fondé de sa théorie, s’appuyant sur ses connaissances astrologiques et les thèmes astraux des victimes qu’elle aura calculés.
Vous imaginez bien l’accueil réservé à ces déductions. D’excentrique, elle passe à folle furieuse.
J’ai beaucoup aimé ce personnage. Elle est autant « barrée » qu’attachante et sa dévotion pour le règne animal émouvant.
Très belle découverte, très bonne lecture, je suis ravie de cet achat.

Maggy a lu

Résumé : Varsovie, 2005. Sous la houlette du docteur Rudzki, quatre patients ont investi l’ancien monastère de la Vierge Marie de Czestochowa. Entre huis clos et jeux de rôles, cette nouvelle méthode de thérapie de groupe, dite « Constellation familiale », ne manque pas d’intensité. Au point qu’un matin, l’un d’entre eux est retrouvé mort au réfectoire, une broche à rôtir plantée dans l’œil… Pour le procureur Teodore Szacki, l’expérience est allée trop loin. À moins qu’elle n’ait réveillé un passé enfoui, que la Pologne se tue à essayer d’étouffer… « On dévore ce polar polonais… Vous allez vous régaler avec cette histoire de thérapie collective qui dégénère. » Pascale Frey – ELLE « Un des livres les plus passionnants publiés l’année dernière et un portrait saisissant de la Pologne contemporaine. » Yann Plougastel – Le Monde Cet ouvrage a été finaliste du Grand Prix des lectrices de ELLE

Roman de 472 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

Alors qu’un groupe de personne avait participé à une thérapie de groupe, une « constellation familiale », dans la crypte d’un ancien monastère, l’un des patients du Dr Rudzki est retrouvé mort le lendemain matin, une broche à rôtir plantée dans l’œil. C’est Teodore Szacki, procureur à Varsovie, qui est chargé de l’enquête.

Le roman est découpé en journées, du 5 au 17 juin de l’année 2005; chacune d’entre elles est précédée des actualité et de la météo. Durant cette dizaine de jours, nous suivrons principalement le procureur Szacki, mari lassé, papa aimant mais trop souvent absent, fan de jeux vidéos, désargenté, fatigué de ses meubles Ikea dans son tout petit appartement, 35 ans et déjà les cheveux blancs, sur le fil de l’infidélité. Il deviendra un héros récurrent de l’auteur.

Au cœur de l’intrigue, l’étonnante thérapie de la « constellation familiale » développée par Hellinger au début des années 1990. Pour le néophyte, cette méthode qui s’appuie sur le principe du jeu de rôle semble relever de la supercherie. Pourtant, pour les initiés, elle porte ses fruits dans la résolution de conflits familiaux essentiellement. Notre procureur restera dubitatif, surtout qu’on touche presque au mysticisme, qui a peu de place dans la mémoire collective de la Pologne qui ressent toujours les stigmates des années communistes.


Parce qu’au-delà de l’enquête proprement parlée, c’est toute la Pologne, et plus précisément sa capitale, qui tisse la toile de fond du roman. Une Pologne toujours meurtrie par son passé, des Polonais qui doivent parfois continuer à craindre ce qui se cache dans les administrations corrompues, une Varsovie à l’architecture défigurée qui ne parvient pas à entrer dans la modernité.

Les impliqués est donc un roman intéressant à plus d’un titre. D’abord parce que le polar polonais, ce n’est pas ce qui court nos rues occidentales (et celui-ci a quand même reçu le prix du meilleur de sa catégorie en son pays en 2008); ensuite parce qu’on ne connait rien ou pas grand chose de la machine judiciaire au pays de Jean-Paul II (dont la marque est encore bien présente puisqu’il n’est mort que quelques semaines avant le début de l’intrigue) et que les arcanes de la justice y semblent bien différentes de celles que l’on connait et enfin parce que l’auteur utilise l’histoire de son pays comme ingrédient de son enquête.

Bref, un auteur à découvrir.



Sally Rose a lu

Résumé : À Varsovie, au cœur de l’hiver, l’inspecteur Mortka est appelé sur le lieu d’un incendie. Dans les ruines fumantes, on découvre le corps de Jan Kameron, un businessman qui fraye parfois avec la mafia. Sa femme, Klaudia, lutte pour sa vie à l’hôpital. Mortka aimerait croire à un accident, mais il lui faut se rendre à l’évidence : un pyromane sévit dans les rues de la capitale, balançant des cocktails Molotov par les cheminées et semant la mort sur son passage. Il faudra toute la ténacité de Mortka pour mener à bien une enquête où les fausses pistes abondent. Sans compter sa hiérarchie qui lui colle une profileuse dans les pattes, et le comportement suspect de son adjoint porté sur la boisson.     Un livre sombre et âpre, plein de mystères. Le polar polonais a désormais sa star.  Philippe Blanchet, Le Figaro.   Porté par une intrigue percutante et une galerie de personnages bien trempés, Pyromane tient ses promesses.  Estelle Lenartowicz, Lire. Traduit du polonais par Erik Veaux.

Roman de 448 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

C’est une ville de Varsovie sous la neige par des températures autour de 20 degrés en-dessous de zéro dans laquelle l’inspecteur Jakub Mortka poursuit un pyromane en série a priori doublé d’un meurtrier.
Alors qu’il vient de divorcer et vit en colocation avec des étudiants bruyants, il entame cette enquête dans un pays où les autorités doivent composer avec la pègre et où l’alcool réchauffe davantage que le bois.
Ce roman policier est de facture ultra classique et c’est ce qui fait son charme. Pas de globules inutiles, des petites cellules grises en action, un collègue alcoolique, un procureur pas sympa : tout ça est un peu caricatural mais ça se passe en Pologne ce qui apporte un certain dépaysement
À essayer

La montagne noire de Maria Jalibert

Chronique de Ptitmousse

Le début est d’une tristesse terrible qui m’a déprimée ! Ensuite, c’est aussi improbable qu’angoissant. Je n’ai pas du tout passé un bon moment ! Alors oui, le côté aventure fonctionne mais voilà, trop de choses qui me chiffonnent.

En plus, on touche un peu au fantastique ; aïe, mauvais point pour moi. Enfin, (attention, spoiler !) j’ai été assez insatisfaite d’un détail de la fin : puisque Rémi semble récupérer la jument, si Sonia existe, elle est maintenant dans la montagne sans personne, sans sa fidèle jument et seule compagne ! Il n’y a que moi que ça perturbe ?

Pour conclure, lecture sans aucun plaisir me concernant mais c’est très subjectif.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Rémi est  envoyé en colonie par son oncle et sa tante chez qui il vit depuis qu’il a perdu ses parents. Mais le jeune garçon se sent à l’écart et lors d’une sortie pique-nique au cœur de la forêt, il est oublié par le groupe. Difficile de  ne pas se laisser submerger par la peur, seul et perdu au cœur d’une forêt pleine de mystères ! Le premier roman de Maria Jalibert, une artiste aux multiples facettes.

Roman de 128 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Sans doute que ce livre a été publié sans le travail efficace d’un lecteur/correcteur 😉

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Dis Mamie, c’est quoi la guerre ? de Annie Massy

Chronique de AMR

Comment parler de la guerre aux enfants, à celles et ceux qui ont la chance de n’avoir pas connu de telles périodes dans leurs vies ? Et aussi, pourquoi en parler ?
 
Je connais bien déjà Annie Massy pour ses romans historiques…
J’ignorais qu’elle encadrait aussi des ateliers d’écriture. Dis Mamie, c’est quoi la guerre ? est une mise en forme des travaux d’un groupe de femmes qui ont choisi de s’exprimer sur des souvenirs communs, des souvenirs d’enfance. Et, leur enfance, elles l’ont vécue pendant la seconde guerre mondiale. Ce livre a été édité en 2003, puis réédité et enrichi en 2019.
 
L’originalité de ces écrits réside dans la focalisation ; les personnages, huit femmes, se remémorent la vie quotidienne des enfants pendant la guerre en gardant leur vision d’alors, en s’efforçant de la transcrire en mots. Ce n’est pas facile, car elles font partie d’une génération qui n’a pas l’habitude de s’épancher, de s’analyser, de mettre des mots sur des traumatismes ; à leur époque, les enfants et les adolescents n’avaient pas le même droit à la parole qu’aujourd’hui et on ne prenait pas la peine de leur donner des explications sur l’actualité.
Toutes ces femmes étaient d’origine modeste, ouvrière ou paysanne et vivaient dans les environs de Chaumont ; plusieurs d’entre elles sont aujourd’hui décédées.
Pour les aider à s’exprimer, un personnage fictif a été créé de toute pièce par Annie Massy, un petit-fils collectif en quelque sorte, qui les questionne, les pousse dans leurs retranchements, explore leurs non-dits ; il a la faculté de grandir avec elles, d’avoir l’âge qu’elles avaient au moment des faits et ainsi de suivre la chronologie des événements entre la déclaration de guerre et la fin de l’occupation, soit de sept ans à dix-huit ans environ.
 
Ce livre est présenté sous forme de dialogue entre Arthur et les Mamies et couvre différents thèmes de manière chronologique depuis la déclaration de guerre jusqu’à la débâcle et l’après-guerre, en passant par l’exode, les contacts avec les Allemands, les retours en zones occupées, les difficultés d’approvisionnement, les pillages, les bombardements, les persécutions des juifs, la résistance… Surtout, il est question de la vie quotidienne, des façons de vivre, de l’école, des jeux et des corvées confiées aux enfants. Quelques photos et cartes postales illustrent les récits.
L’écriture est sincère, naturelle, mais toujours avec retenue ; si tout est dit, c’est souvent à mots couverts. Il y a beaucoup de pudeur dans ces témoignages, de dignité aussi. Pas de pathos excessif, jamais…, de la discrétion toujours.
 
Annie Massy a fait là un très beau travail de mémoire, dans le respect de la parole de chacune des participantes.
Un livre nécessaire, à mettre entre toutes les mains. Des témoignages uniques et pourtant à portée universelle.

Cette lecture valide :

La consigne n°20 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Quand Geneviève Lamontre a demandé à Annie Massy d’aider des Anciens à écrire leurs souvenirs, celle-ci n´a pas été enthousiaste mais il est difficile de lui dire « non », surtout qu’elle s’engageait à s’occuper de toute l’organisation des réunions. Des vingt personnes du départ, il est resté sept femmes, toutes nées vers 1931, et qui voulaient raconter leurs souvenirs de leur première enfance. L’aventure littéraire a duré dix-huit mois. Rapidement, l’intérêt des textes recueillis au gré des séances est devenu évident : plus de soixante ans plus tard, les anciennes fillettes de la guerre racontaient leurs souvenirs comme si elles les revivaient, leur donnant ainsi une vie et une actualité exceptionnelles.

On dit que la guerre est une affaire d’hommes : ici c’est celle racontée par des petites filles, comme elles l’ont vécue (en focalisation interne très réussie) et à qui on n’avait pas le temps d’expliquer les choses. Si elles n’ont pas tout compris, elles l’ont bien ressenti et elles le racontent.

Ce livre a tout de suite trouvé son public : les mamies et leurs petits enfants, et a fait le tour de la France. Mais si vous le prêtez à un homme qui a connu cette période, méfiez-vous, il risque de ne pas vous le rendre ; si vous en parlez autour de vous, vous déclenchez le retour des souvenirs et des discussions sans fin : ce sont les effets que produit ce livre. Il permet des dialogues entre générations en montrant la vie quotidienne pendant la guerre de 1939-1945 et pendant la reconstruction, jusqu’à 1949. Beaucoup de livres ont été écrits sur cette période historique mais celui-ci le fait d’une façon tout à fait originale, comme le prouve son succès inattendu.

Recueil de témoignages de 152 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. Je suis très émue devant ce recueil de témoignages, ma grand-mère ayant toujours refusé de parler de cette époque. Je vais commander un exemplaire à l’autrice (pour ceux qui sont intéressés la marche à suivre est indiqué en bas de cette page) 🙏

Ici radio bambou de Martin Booth

Chronique de Kadeline

Dans ici Radio-Bambou, on suit Nicholas, un petit britannique vivant à Hong Kong à l’aube de l’invasion japonaise en 1941. Il est sauvé par les employés de maison chinois et part vivre avec eux dans la campagne au bord de la mer. Il apprend la pêche, les corvées de la ferme, le cantonais, les coutumes chinoises… Son quotidien est assez doux au vu de la période concernée. Il prend conscience de son statut privilégié peu à peu et tente d’y remédier à son échelle. Découvrir la seconde guerre mondiale du côté de l’Asie n’est pas fréquent surtout dans les ouvrages jeunesse. L’idée d’utiliser le point de vue d’un petit britannique permet d’évoquer en douceur un sujet doublement délicat : les prisonniers européens en Asie et la vie des chinois occupés. Tout est dit avec tact via les yeux d’un enfant qui se rend compte que sa situation qui semble dure est en fait privilégiée au vu des habitants des villes ou des prisonniers.
C’est un roman d’apprentissage dans toute sa grandeur qui est réussi même si j’ai un bémol lié à la traduction française. Il y a un point qui me dérangeait et en allant lire un extrait en V.O. je me suis aperçue que c’était beaucoup plus nuancé, beaucoup moins prononcé. Ah Kwan, Ah Tang et Ah Mee ont travaillé des années auprès des Britanniques. Ils devraient parler sinon couramment  au moins de manière simple mais correct. Or en français les expressions « non eux pas faire », « nous partir »… pullulent et surtout cohabitent avec des mots très complexes qui donnent un langage peu logique.

Cette lecture valide :

La consigne n°12 du défi Les Rougon-Macquart

A propos du livre :

Résumé : Noël 1941. L’armée impériale japonaise occupe Hong Kong. Tous les combattants sont capturés puis exécutés ou emprisonnés. Nicholas Holford, un garçon de 11 ans dont les parents faisaient partie du Corps des volontaires de la défense, est sauvé des rafles de l’envahisseur nippon par Ah Kwan, Ah Tang et Ah Mee, les domestiques des Holford, puis exfiltré dans les Nouveaux Territoires.
Recueilli par la famille d’Ah Tang et s’appelant désormais Wing-ming, le jeune Anglais, qui était un enfant choyé, doit s’adapter à une vie rurale très laborieuse. Petit à petit, alors qu’il apprend le cantonais et devient membre à part entière de la famille Tang, ses souvenirs s’estompent.
Mais la guerre a tôt fait de se rappeler à lui et il doit aider la guérilla communiste. Il se voit ainsi confier une mission périlleuse où il devra « passer de la musique sur Radio-bambou ».

Roman de 168 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Kadeline. A découvrir 🤗