Les Chroniques de St Mary Tome 1 : Un Monde après l’autre de Jodi Taylor

Chronique de Priscilla

D’abord merci à HC EDITIONS qui a eu la bonne idée d’offrir ce livre en téléchargement pour « occuper » pendant le confinement ! Ça faisait longtemps que j’étais attirée à la fois par l’histoire mais aussi par les très jolies couvertures de ces livres. C’était donc l’occasion idéale pour savoir si j’accrochais.

Cette lecture me laisse un peu mi-figue mi-raisin, convaincue mais pas trop quand même. Je suis partagée.

Le style est moderne et la plume fluide, ça se lit très bien même si le début est un peu laborieux car tous les personnages (et il y en a beaucoup) débarquent tous en même temps !

L’intrigue est vraiment sympa, en tout cas l’idée de base j’adore: un institut secret qui regroupent des historiens qui vont, pour étudier les événements majeurs qui font l’Histoire, voyager dans le temps pour les vivre de l’intérieur.

Malheureusement j’ai trouvé ces voyages sous exploités, certains vraiment survolés, alors que personnellement c’était ce qui m’intéressait le plus.

Les personnages sont sympas en revanche, cette partie là est un peu « barrée », on est pas dans le cliché et c’est agréable. Le langage qu’ils utilisent est parfois loin d’être châtié, au début j’ai été surprise mais pourquoi pas.

Il y a beaucoup d’action et de rebondissements. Parfois trop justement. Sur la fin c’est la surenchère.. J’ai trouvé que ça partait vraiment dans tous les sens.

Après c’est un premier tome. Je reste quand même curieuse de lire le deuxième pour pouvoir enfin dire si j’aime ou non cette saga ! 

Cette lecture valide :

La consigne n°2 du défi La Pluie de mots

A propos du livre :

Résumé : La jeune historienne Madeleine Maxwell vient de terminer brillamment ses études et s’apprête à passer un entretien à l’institut St Mary. Mais en pénétrant dans l’enceinte de ce centre de recherche historique, « Max » comprend très vite que celui-ci ne ressemble à aucun autre. Derrière la façade très académique de l’institut St Mary, les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs ont découvert le secret du voyage dans le temps. Ici, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent… Max découvre alors les possibilités qui s’offrent à elle. De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la jeune historienne va revivre d’extraordinaires événements. Alors qu’au sein de l’institut naissent des enjeux de pouvoir…

Roman de 350 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Priscilla. À découvrir 🤗

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Quartier lointain de Jirô Taniguchi

Chronique de Ranine

J’aime le postulat de base : se retrouver dans sa peau, quelques années en arrière, avec toute la mémoire de ce qui s’est passé. Qu’est ce qu’on change ?
Le héros de 48 ans se retrouve dans sa peau à 14 ans. Une occasion pour lui d’observer son père, qui va abandonner son foyer. L’occasion aussi de frimer auprès de ses amis en « prédisant » l’avenir.
Un manga hyper attachant, beaux dessins, belle histoire.

Cette lecture valide :

La Lettre J / Pays du défi Le Petit Bac

A propos du livre :

Résumé : Qui n’a jamais rêvé de retourner en enfance ? C’est exactement ce qui arrive à cet homme mûr, qui de retour d’un voyage d’affaires, fait un détour par sa ville natale, pour se recueillir sur la tombe de sa mère. Il est alors projeté dans le passé, où il revit une journée de son enfance, tout en gardant son caractère et son expérience d’adulte. Pour la première fois, il verra ses parents avec le regard de quelqu’un à même de comprendre.

Manga de 198 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ranine. j’aime beaucoup ce thème également ❤ Je m’étais régalée avec la lecture de Replay de Ken Grimwood

Rêves de machines de Louisa Hall

Chronique de Kadeline

Dans rêves de machine, on retrace à travers les siècles une histoire possible de l’intelligence artificielle. Niveau temps, on part de loin car on commence avec Mary sur l’un des premiers bateaux de colons à destination des Amériques. Cela laisse perplexe de remonter si loin dans le temps, bien avant les ordinateurs mais c’est justifié. Et l’on s’arrête aux alentours de 2160 en parlant des conséquences du développement de l’IA.
Le sujet me plaisait énormément et ça partait vraiment bien mais au fur et à mesure que je tournais les pages ça s’est délité. Clairement je suis allée au bout pour pouvoir en parler au club de lecture sinon je me serais arrêtée au 2/3 maximum. 
Je reconnais qu’au niveau littéraire il y a eu de l’idée et du travail qui mérite de s’y attarder mais niveau histoire et rythme ce n’est pas terrible. On suit 5/6 personnages, chacun vit à une période différente, chacun a une façon de s’exprimer qui lui est propre mais aussi un style d’écrit personnel (compte rendu d’audience, dialogue, lettre…). C’est une sacrée prouesse de réussir un tel exercice. On sait toujours exactement qui parle et à quelle période on est. Mais cette force est aussi son principal défaut. Qui dit plusieurs styles et narrateurs, dit préférence. Il y a des passages où l’on accroche et d’autres non. Mary sur son bateau écrit un journal intime sous forme télégraphique ça m’horripilait de ne pas avoir de phrases construites ni cohérence dans un même paragraphe. Les dialogues entre une IA et une jeune fille qui avait une poupée très aboutie niveau IA c’était génial et les lettres d’Alan Turing aussi mais les autres au bout d’un moment je n’avais plus envie de les suivre et ils représentaient un grande partie du texte.
Outre l’IA, un autre fil conducteur est présent : le deuil et son acceptation. Chaque personnage vit une perte que ça soit un vrai décès ou l’éloignement d’un proche pour différentes raisons.
Je suis heureuse d’avoir découvert ce texte pour sa prouesse technique et sa qualité littéraire mais niveau histoire il y a vraiment un problème de rythme et d’inégalité des personnages.




Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : 1663, la jeune Mary Bradford fuit l’Angleterre avec sa famille pour le Nouveau Monde. À bord de leur navire, elle fait la connaissance de l’époux à qui ses parents la destinent. 1928, Alan Turing planche sur le fonctionnement du cerveau et de l’esprit humain. 1968, Karl Dettman crée le logiciel de discussion MARY. Il rencontre un succès immédiat auprès de son épouse qui lui consacre toutes ses nuits. 2035, la petite Gaby est au plus mal. Comme bien d’autres enfants, elle s’est vu confisquer le robot avec lequel elle avait noué des liens privilégiés. 2040, Stephen R. Chinn purge sa peine pour avoir conçu des poupées dotées d’une conscience si performante qu’elles ont complètement anéanti les relations sociales entre les adolescents de toute une génération. À travers les siècles et les continents, ces cinq voix s’entremêlent et tissent une histoire de la création de l’intelligence artificielle. Dans ce brillant roman, Louisa Hall nous propulse au cœur d’un futur dangereusement proche où les robots sont plus sensibles que leurs créateurs, posant une question essentielle : qu’est-ce qu’être humain ? Louisa Hall est née en 1982. Originaire de Philadelphie et diplômée de Harvard, elle a également suivi des études de médecine et de lettres. Elle est actuellement professeur à l’université de l’Iowa et à la Western Writer in Residence de l’université du Montana.

Roman de 432 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Kadeline. Malgré tes réserves, je me laisserais bien tentée par le sujet 🤔

Avec cette lecture, je conseille le thé Sélection de Baies de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

Les chroniques de St Mary – Tome 3 : une seconde chance de Jodi Taylor

Chronique de Iz43

Je ne me lasse pas des chroniques de St Mary.
Les sauts dans le temps sont passionnants . J’ai même envié Max car, comme elle, la Guerre de Troie est l événement historique que je préfère.
Si les expériences vécues par nos historiens préférés sont passionnantes, elles n’en restent pas moins émouvantes, bouleversantes et tragiques. Afin de ne pas altérer la ligne du temps, les historiens ne peuvent en aucun cas agir. Cela veut dire voir des gens mourir sans pouvoir leur porter secours. Et on comprend facilement la culpabilité et la tristesse ressenties.
Fort heureusement l équipe de St Mary sait rebondir. L’équipe est toujours aussi déjantée ( la fameuse course au fromage !), aime toujours autant picoler ou manger des saucisses.
Des liens étroits unissent les individus de St Mary même s ils le cachent souvent.
J ai trouvé ce tome très touchant . Quant à la fin je n ai pu m’empêcher de pousser un cri de frustration. Je n’ai pas encore le tome 4 sous la main.
J ai vraiment apprécié ma lecture. Jodi Taylor a une imagination incroyable et ferait aimer l’Histoire à n’importe qui. Je l’ai trouvée convaincante et originale.

Cette lecture valide :

La lettre T du défi Abécédaire

A propos du livre :

Résumé : Derrière la façade très académique de l’institut St Mary, les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs ont découvert le secret du voyage dans le temps. Ici on n’étudie pas seulement le passé, on le visite…

Dans ce troisième tome, la jeune historienne Madeleine Maxwell et son équipe sont de retour et rien ne va plus. De la rencontre avec Isaac Newton au champ de bataille sanglant d’Azincourt, les historiens volent d’une catastrophe à une autre. Mais c’est surtout à Troie, alors qu’Achille et Hector s’apprêtent à s’affronter sous ses yeux, que le destin de Max va se jouer. Car si elle espère pouvoir percer le mystère du cheval de Troie, expliquer la destruction de cette cité mythique et toucher du doigt le destin tragique de Cassandre, elle va aussi devoir faire des choix irréversibles.

Roman de 352 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Iz43. Les voyages dans le temps font toujours rêver…😍

Days de James Lovegrove

Chronique de Ptitmousse

J’ai passé un très bon moment au cours de cette journée qui se déroule chez Days. On lit avec aisance cette description de réalité alternative. On se balade dans les rayons, trouvant tout cela dingue !
Sur une journée, on suit trois destins, trois points de vue différents sur le gigastore :
– Frank : employé depuis 30 ans
– Linda et Gordon : clients pour la première fois
– les sept frères Day : propriétaires et décisionnaires de Days
C’est la journée et les détails concernant ces derniers qui m’ont le plus enthousiasmé.
Les épisodes des ventes flash, où les gens deviennent dingues pour avoir 15% de réduction sur des produits dont ils ignoraient l’existence et donc dont ils n’avaient pas besoin d’acheter, sont criants de vérité, tragiquement…Sympa le clin d’œil pour le nom donnée à la responsable livres : Rebecca Dalloway :,-)Bon, à ce propos, je suis un peu perturbée par la fin ; il fallait bien trouver comment terminer le livre mais je n’ai que peu adhéré au pétage de plomb de cette dernière. De manière générale, la fin est glauque et cruelle (cf : Sonny, petit dernier des frères Day)… mais finalement n’est-ce pas tout ce mode de consommation qui est le plus affreux et cruel ?
Dernier détail : j’ai aimé les citations/apartés en début de chapitre.
Pour conclure, moi qui cherchais à entrer dans la SF, entrée appréciée et réussie !

PS : Heureusement, d’après de récentes études, il semble que l’on s’oriente vers une décroissance consumériste et moins d’achat en très grandes surfaces. Ouf !

Cette lecture valide :

La consigne n°3 du défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Days Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s’achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu’avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l’un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l’intérieur, à l’abri du monde et des tracas quotidiens, l’âme emplie par toutes les promesses qui s’offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on… mais à quel prix ?

Roman de 477 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Ce roman me tente bien, hop dans ma LAL 😍

PS : à noter que cette chronique a été rédigée avant le premier confinement 😉

Les mains pleines de lumière de VII

Chronique de Laehb

La science-fiction n’est pas mon style littéraire préféré, je ne suis pas très calée et ne saurais pas avoir de bons arguments ni même songer à vous proposer un commentaire intelligent sur ce genre. Je ne peux donc que vous parler de mon ressenti. J’ai beaucoup aimé la plume de cet auteur, il a vraiment une belle écriture, fine et recherchée, un vocabulaire châtié, ce qui, je trouve, se fait malheureusement de plus en plus rare. J’ai été immédiatement happée par son ambiance post-apocalyptique, et vraiment flippée car une catastrophe nucléaire est une de mes peurs, et malheureusement ce n’est pas une phobie insensée, ce monde futuriste pourrait tout à fait devenir réel… Je n’en dis pas plus, à vous de découvrir le plus flippant !
J’ai adoré les personnages, en particulier celui d’Andika pour lequel j’ai ressenti beaucoup d’empathie et d’affection contrairement à Artiom, malgré son rôle de narration, j’ai senti plus de distance.

Je regrette que le roman n’ait pas été plus long, j’aurai aimé découvrir plus en profondeur cette communauté et ses membres.

Un roman d’anticipation, science fiction, post-apocalyptique complètement hypnotique.

Le livre, l’objet, est très beau, de grande qualité, c’est à souligner et féliciter.

Cette lecture valide :

La consigne n°3 du Défi Les expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : Un matin, Artiom Khan se réveille inexplicablement dans un vaste no man’s land irradié. Il y trouve une communauté qui, malgré un dénuement extrême, s’est organisée sous la forme d’une collectivité utopique aux conceptions à l’opposé de celles du monde extérieur. Dans ce futur post-industriel à l’allure d’âge de pierre, Artiom fait la découverte d’une inquiétante plante censée lui permettre d’élucider les secrets de l’existence humaine. Mais quelles sont les véritables motivations de cet étrange végétal?

Les mains pleines de lumière est un roman de science-fiction menaçant sur fond de cataclysme nucléaire, une œuvre à la fois psychédélique et libertaire d’une impressionnante noirceur.

Roman de 196 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Laehb. Merci à l’auteur de nous avoir confié ce SP 🤗

JEUX LIT AVEC SALLY : Une autrice ou un auteur belge

C’était le thème du club de lecture du mois de juillet

Nous étions 4 à explorer le sujet

Laehb a lu

Résumé : Février 2052, un avion supposé infaillible s’écrase dans les Alpes, tuant Alice de Boisfort, la patronne d’une des plus grosses sociétés de robotique. Deux ans auparavant, Mark, son mari, équipe une androïde d’un programme criminel afin de s’emparer d’un marché juteux…Dans ce monde trop parfait, on ne craint plus vraiment la guerre ni le terrorisme et le travail est devenu optionnel depuis que la productivité et la prospérité sont assurées par de sages robots. Ces derniers se retrouvent d’ailleurs partout : dans les restaurants, les bars, les entreprises, même à la maison… Mais l’intelligence artificielle ne risque-t-elle pas de devenir trop forte pour l’homme ? A moins que ce ne soit l’homme qui reste définitivement trop faible… Il ne s’agit pas d’un roman sur les robots, c’est d’abord une aventure humaine faite d’émotions, de passions : on vit, souffre parfois ou intrigue, mais surtout on aime et s’amuse. Et les protagonistes sont pris, malgré eux, dans un engrenage machiavélique, victimes de leur génie, de leur fragilité ou encore, de leur part d’ombre…

Roman de 652 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Je lis très peu de science-fiction, je me lasse assez rapidement et je suis parfois perdue par tant d’ingénierie et cela m’empêche de me projeter dans le roman. L’exception qui confirme la règle?
Ici c’est pourtant bien de science-fiction dont il s’agit, nous sommes en 2050, les robots, androïdes et humanoïdes sont monnaie courante et remplacent peu à peu les humains dans les corvées ou basses besognes, leur comportement et qualifications sont régis par des lois strictes. Vous voyez où cela mène? Toute loi est un jour ou l’autre détournée, transgressée.
Et c’est parti pour un thriller truffé de complots, espionnage, contre espionnage, organisation secrète, réseau de résistance, très addictif. Je regrette toutefois des passages trop longs à mon goût et qui n’apportent pas grand chose ( routine domestique, description interminable de film bollywoodien, d’opéra ), j’aurai préféré à la place, passer plus de temps avec le réseau Hawking.
Un très bon premier roman, très prometteur, bravo Mme Aubry ! Je recommande cette lecture !

Maggy a lu

Résumé : « Il se passe bien des choses en cet hiver 1944 dans le bois du Renard, pas bien loin de Bastogne où le ciel joue une drôle de musique.
Maximilien, 12 ans, en compagnie de ses nouveaux amis Esther et Simon vont vivre une nuit de noël très particulière.
« Je n’en croyais pas mes yeux. Feu-Follet était là. Il grattait la neige.
J’en oubliai les soldats et sans geste inutile, je m’assis en tailleur au pied d’un sapin sans bouger un cil…
…il s’approcha, me renifla et peut-être attiré par ma chaleur, il vient se lover entre mes genoux…
Son pelage était doux comme les câlins de maman. »
« Dans le bois du Renard, là, au milieu des sapins, allait débuter un événement qui changerait ma vie. »

Roman de 202 pages – se le procurer

La chronique de Maggy

« Maximilien, qui avait 12 ans la veille de Noël 1944 dans la région de Bastogne, raconte à ses petits enfants ce réveillon inattendu qu’il a vécu, en plein coeur de la bataille des Ardennes.
C’est parce qu’il faut que le devoir de mémoire lié à la Seconde Guerre mondiale soit un devoir de compréhension, de paix et d’amour et pas une mémoire de haine que Françoise Colant, enseignante, a décidé d’abord de rédiger une pièce de théâtre sur ce thème. Estimant que la leçon devait s’adresser à tous les élèves et pas qu’aux siens, elle en a fait un roman, publié en auto-édition.

C’est donc tous les bons sentiments qui se sont rencontrés cette veille de Noël 44 quand des soldats allemands et américains, ainsi que deux enfants juifs se sont retrouvés à fêter la Nativité dans une ferme nichée dans le bois du Renard. Si ces scènes angéliques n’ont sans doute pas été légion, il est fort probable que certains rapprochements entre ennemis se soient tout de même déroulés. On en retrouve une également décrite au Bastogne War Museum, dans la cave d’un bistrot bastognard.

Mes quatre grands-parents ont vécu la bataille des Ardennes. Si deux d’entre eux nous racontaient assez aisément ces années noires, n’éludant pas grand chose de la détresse quand des amis se sont fait fusillés à Noville, quand des Allemands ont réquisitionné la ferme familiale pour en faire un de leur quartier, les obligeant à leur préparer leur repas (dans lequel ils crachaient allègrement !); les deux autres se sont fait plus discrets. Mon grand-père paternel, fait prisonnier et déporté en Allemagne ne m’a jamais rien raconté. Il faut dire qu’il nous a quitté quand j’avais 12 ans; je n’ai pas eu le temps de lui poser des questions.
Et finalement, j’ai retrouvé un peu de leurs souvenirs maintenant qu’ils sont tous partis vers d’autres cieux dans le récit de Françoise Colant, même si rien d’aussi joli que son roman ne semble leur être arrivé.

L’autrice a, je pense, atteint son but en rédigeant ce roman prônant l’humanisme, l’amour et le pardon. Parce qu’à notre époque, il n’est plus temps de ressasser et si on veut que le « plus jamais ça » soit une réalité, il faut commencer par expliquer, les bons comme les mauvais côtés. Et il faut faire comprendre que les soldats ne sont après tout que des hommes; que, quel que soit leur « camp », ils n’ont fait que ce que leur gouvernement leur a demandé, avec plus ou moins de motivation.

Le roman est rédigé avec un vocabulaire assez riche bien qu’il s’adresse à des enfants; c’était nécessaire. L’autrice n’a donc pas oublié de déposer quelques définitions en bas de page et conseille au jeune lecteur, avant la lecture, d’avoir un dictionnaire sous la main. Si les enfants n’auront pas une vue claire de ce qu’a pu être la guerre dans nos contrées, ils auront en tout cas matière à réflexion sur la différence de culture et de religion et sur la capacité de l’homme de passer outre ces différences pour vivre la fraternité et l’amitié. Aux adultes que nous sommes de compléter leur lecture en leur expliquant le contexte.

Der Krieg, nie Wieder
The War, never again
La guerre, plus jamais ça
« 

Priscilla a lu

Résumé : Quatre auteurs vous livrent des récits décalés, mélange d’émotion et d’humour, autour d’un fil conducteur, « la lecture », qui s’invite comme un personnage à part entière. Alice, cadre en ressources humaines, licenciée brutalement, se prend une cuite mémorable et enchaîne les péripéties et les rencontres. Maya et Jasmine, deux soeurs, tentent de convaincre leur père âgé de quitter la demeure familiale et ses souvenirs, pour une maison de retraite. Florence, célibataire déçue par ses histoires d’amour, vit chaque soir sa vie dans les livres, jusqu’au jour où l’un des personnages devient plus vrai que nature. A la Bibliothèque, Simon, étudiant, tombe sous le charme d’une mystérieuse lectrice qui modifie à jamais le cours de sa vie. La lecture sera-t-elle une réponse à leurs interrogations ?

Recueil de nouvelles de 220 pages – se le procurer

La chronique de Priscilla

Quatre auteurs. Quatre nouvelles. Un même fil conducteur: la lecture.
Une lecture rafraîchissante où le style de chaque auteur offre une diversité intéressante !
Connaissant ces auteurs par le biais d’un groupe de lecteurs sur Facebook ( où ils sont tous très abordables et accessibles, ce qui est assez rare pour être souligné ! ) je me suis beaucoup amusée à y retrouver pleins de clins d’œil au groupe et à ses membres.
J’avais déjà eu le bonheur de lire le roman et le recueil de poésie écrits par Dominique Van Cotthem et pour lesquels j’avais eu de gros coups de coeur. Sa plume et sa sensibilité me touchent particulièrement. Ici je la découvre dans un autre genre, et cette facette m’a bien plu également. Je suis admirative des auteurs capables de s’essayer – et de réussir – dans différents styles.
S’il fallait dire laquelle de ces histoires j’ai préféré je placerai sur la plus haute marche du podium la nouvelle d’Emilie Riger. Son récit est à la fois drôle, beau et complètement dans l’air du temps ! Ça m’a d’ailleurs donné envie de découvrir sa bibliographie 🙂

Sally Rose a lu

Résumé : À 18 ans, Alice est à l’âge des premiers « Je t’aime ». Pendant que Simon, son père, prend lui un nouveau départ : il vient de rencontrer Maude. Entre Alice et la nouvelle compagne de son père, les relations sont distantes, un statu quo de famille recomposée. Aussi lorsque Maude surprend l’adolescente à fumer du cannabis dans sa chambre, accepte-t-elle, devant ses supplications, de ne rien dire à Simon. Une innocente cachotterie qui provoquera, six mois plus tard, une immense tragédie… Il n’y a pas de petit mensonge. Et rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Roman de 496 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Maude et Simon forment une famille recomposée comme il en existe tant. Chacun gère sa tribu en ménageant les sentiments de l’autre avec pour objectif de faire tenir le couple avec les enfants et souvent malgré eux.

Le propos de l’auteur est de montrer que la force d’un amour (pour son conjoint ou pour son enfant) peut être ravageuse, entraînant les protagonistes aux confins les plus sombres de la haine.

Sur la base d’une histoire simple, de ce qui pourrait être un fait divers, l’auteur nous entraîne dans les méandres des émotions et sentiments contradictoires de quatre femmes dont le destin va devenir commun.

La construction de ce roman est excellente. Tout d’abord un prologue général sur le thème de l’Amour puis un état des lieux des personnages : tout est en place, l’histoire peut commencer. A la fois, polar et thriller, ce roman fait la part belle aux descriptions psychologiques que j’ai trouvées très justes lorsqu’elles évoquent des situations que j’ai pu connaître. Bien sûr, cela m’a donné une grande confiance sur la crédibilité du reste.

La tension monte tranquillement et le dénouement ne fait que renforcer la démonstration, même s’il est plus ou moins attendu.

Première lecture de cette auteure, ce roman me donne envie de découvrir ses autres titres.

Journal d’un marchand de rêves de Anthelme Hauchecorne

Chronique de Laehb

J’ai été épatée par la qualité de ce roman science fiction / steampunk / young adult / fantasy etc ! Une très belle écriture, une densité incroyable, des personnages très recherchés et quelle imagination! Tout comme son héros, cet écrivain devrait songer à être scénariste ou metteur en scène, j’espère que ce roman sera adapté au cinéma ou en série, en tout cas je suis sûre que ce serait une superbe réalisation.
Auteur à suivre!
(Petite anecdote : je ne suis clairement pas la cible de ce roman ayant perdu mon adjectif «young» depuis plusieurs années. Ce qui m’a fait particulièrement sourire est la note explicative du nom Ceausescu, un petit coup de vieux de plus 😉 )

 

 

Cette lecture valide :

La consigne n°10 du Défi Les Expressions gourmandes

A propos du livre :

Résumé : « Journal d’un marchand de rêves » est une grande aventure au pays des songes !
Une interprétation du marchand de sable époustouflante…
Prix Imaginales 2017

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais.
Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance.
M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page… La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance.
Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament…

Roman de 544 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Laehb. A découvrir 🤗

Androïdes T03 – Invasion de Sylvain Cordurié & Emmanuel Nhieu

Chronique de AMR

Quel beau projet des éditions Soleil ! Quatre équipes d’auteurs, quatre récits complets, un seul thème : l’androïde.
Une belle épigraphe d’Isaac Asimov, commune aux quatre tomes, sur les trois lois de la robotique…
Une superbe collection de BD dans laquelle je me suis plongée avec grand intérêt. Dans l’univers des intelligences artificielles, l’androïde est la seule machine à forme humaine, construite à l’image de l’homme avec un physique et des caractéristiques apparentées…
Invasion de Sylvain Cordurié et Emmanuel Nhieu reprend la thématique du héros malgré lui, sorte d’élu sur qui repose l’avenir d’un monde et nous plonge dans un univers perdu où le seul espoir serait entre les mains et les pouvoirs psychiques spéciaux de quelques télépathes, « empathes » ou kinésistes.
 
Jerrod véhicule les stéréotypes du genre : il ne sait pas ce qu’il fait là, a une grande gueule, un franc-parler misogyne et grossier et vraisemblablement un passé lointain ou des gènes de mauvais garçon ; il va devoir apprendre à se servir de ses dons dans l’urgence et affronter ses doutes. Lui et ses nouveaux compagnons portent une combinaison futuriste et évoluent dans un milieu de fin du monde et d’extinction de l’espèce humaine. La menace est omniprésente mais sa nature reste mystérieuse : des entités extraterrestres énergétiques, conscientes et intelligentes s’incarnent dans les matières qu’elles façonnent et sont en guerre contre des envahisseurs microbiens qui se sont installés sur terre après avoir dévasté leur planète…
 
Le scénario de Sylvain Cordurié est truffé de clins d’yeux à Star Trek, à Matrix ou encore à l’œuvre de H.G. Wells et sans doute à tout un univers référentiel qui m’a peut-être échappé… Cela pourrait être drôle mais j’avoue que j’ai un peu buté sur la tonalité générale des dialogues, vulgaire, grossière, trop je-m’en-foutiste peut-être… Il m’a bien fallu deux lectures pour m’approprier cette histoire, en comprendre les tenants et aboutissants : « après, on fait quoi ? »
 
Les dessins d’Emmanuel Nhieu ont plutôt sombres avec un effort d’éclairage sur les visages. J’ai préféré les grandes planches représentant des décors urbains, des attaques, des explosions ou encore les ambiances souterraines. Les physionomies humaines m’ont paru moins réussies, pas assez différenciées… Et pour cause, me diront celles et ceux qui ont lu cet album…
 
Ce n’est pas mon préféré de la série, mais c’est un bel album que les amateurs apprécieront.


Cette lecture valide :

La lettre N du Défi L’abécédaire

A propos du livre :

Résumé : Sortant d’un long sommeil artificiel, Jerrod est totalement perdu. Il ne sait pas pourquoi il était endormi. Il ne connaît pas les individus qui l’ont réveillé et tous portent la même étrange combinaison que lui. Il comprend encore moins d’où leur viennent leurs étonnants pouvoirs, pourquoi la ville où il a grandi est quasi-déserte et à quoi correspondent les visions qui l’assaillent. Autant de sujets qui attendront d’avoir leurs réponses. Car à peine est-il sur pied qu’une créature titanesque tente de les tuer, lui et ses protecteurs. Il ne doit sa survie qu’à leur adaptation à un combat qui a commencé il y a trois jours. Un combat à l’échelle mondiale…

Bande dessinée de 56 pages – se la procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. Quel suspens jusqu’au 4è et dernier tome ! 😲

Androïdes T02 – Heureux Qui Comme Ulysse de Geyser, Olivier Peru et Sébastien Lamirand

Chronique de AMR

Quel beau projet des éditions Soleil ! Quatre équipes d’auteurs, quatre récits complets, un seul thème : l’androïde.
Une belle épigraphe d’Isaac Asimov, commune aux quatre tomes, sur les trois lois de la robotique…
Une superbe collection de BD dans laquelle je me suis plongée avec grand intérêt. Dans l’univers des intelligences artificielles, l’androïde est la seule machine à forme humaine, construite à l’image de l’homme avec un physique et des caractéristiques apparentées…
Heureux qui comme Ulysse est le deuxième opus de la série…
Avec un titre porteur d’un tel univers référentiel, mon horizon d’attente de littéraire était donc d’emblée plutôt exigeant.
Au XVIème siècle, Joachim du Bellay écrivait un poème que celles et ceux de ma génération ont appris : 
« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge ! …»
L’Odyssée d’Homère est le récit du retour d’Ulysse à Ithaque, une longue errance pleine de tours, de détours et de rencontres variées au cours de laquelle Ulysse va se révéler à la fois inventif, rusé, capable de se cacher sous différentes identités. Il y a deux narrateurs qui racontent l’histoire, centrée sur la seule action du retour, mais avec deux départs différents, celui d’Ulysse pour revenir chez lui et celui de son fils, parti à sa recherche : un aède aveugle et Ulysse lui-même mêlent des récits enchâssés.
Voilà pour l’introduction de ma chronique et un avant-goût de ce que je pensais trouver dans cet album.
 
Le scénario d’Oliver Peru mêle également plusieurs récits, celui de l’l’histoire mise en abyme qu’un androïde raconte à l’unique passager, endormi en stase, d’un immense navire d’exploration spatiale dont le voyage dure depuis plus de six cents ans et celui que nous sommes en train de lire qui raconte le retour sur terre de ce dernier survivant, plus de mille ans après le départ de la mission. L’Androïde se révèlera d’ailleurs un excellent conteur tout au long de l’aventure.
Deux intelligences artificielles rivalisent de logique et d’ingéniosité pour mener à bien cet improbable retour, l’une aux commandes du vaisseau et l’autre élevant de son mieux un enfant humain né au cours du voyage ; cette opposition collaborative continue après l’amerrissage car la terre retrouvée révèle bien des surprises quant au devenir de la planète au quatrième millénaire.
 
La trame narrative reprend le schéma des rencontres homériques nous offrant, entres autres, de nouveaux homo-sapiens, un robot de guerre capable de contourner les lois fondamentales d’Asimov…
J’ai trouvé certains passages techniques un peu longs et, naturellement, préféré les références mythologiques, humoristiques, ironiques quand la réalité et le discours sont en décalage.
 
L’androïde est vraiment le personnage principal de l’album et il est assez exemplaire et fascinant, sans tomber dans les topos du genre. Les dessins de Geyser et les couleurs de Sébastien Lamirand donnent réellement vie à son visage dont les traits sont souvent plus expressifs que ceux des humains ; le scénario le place dans des postures empathiques, patientes, intuitives, presque émotionnelles…
 
Quant au contrat de départ, je dirais qu’il est en partie respecté… Du Bellay était en filigrane pour nous parler du retour au pays, quels que soient les sacrifices à faire pour y parvenir et y vivre la fin de sa vie. Homère n’était pas loin mais il m’a peut-être manqué une réelle présence féminine, une part plus belle à des alter ego des déesses, sirènes ou simples mortelles largement mises en lumières dans L’Odyssée… Je suis sans doute trop proche de mes classiques…
Enfin, celui qui rappelle le plus le personnage d’Ulysse dans cette BD n’est pas, selon moi, celui qui porte son nom, mais bien AC7+, l’androïde.
 
Un bel album.
À découvrir.

Cette lecture valide :

La consigne n°9 du défi La Pluie de Mots

A propos du livre :

Résumé : Au XXVe siècle, l’ISS OXYGEN est le premier vaisseau d’exploration spatiale à quitter la Terre avec des enfants à son bord. Alternant les phases d’hibernation, plusieurs familles se relaient aux commandes du navire. Pour s’occuper des plus petits durant les périodes d’éveil, l’équipage compte sur AC7+, un androïde de compagnie réputé pour son stock illimité d’histoires. Hélas, après quelques siècles paisibles, une nuée d’astéroïdes croise la route de l’ISS et transforme le vaisseau en épave. Seules deux créatures survivent à la catastrophe : AC7+ et Ulysse, un nouveau-né. Changement de mission pour l’androïde : il faut élever le garçon et le ramener sur la planète bleue.

Bande dessinée de 52 pages – se la procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. Hâte de connaître le contenu des deux tomes suivants 😃