JEUX LIT AVEC SALLY : Un livre québécois

C’était le thème du club de lecture du mois d’août

Nous étions 5 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Nitassinan, août 1936. Sur ordre du gouvernement canadien, tous les jeunes Innus sont arrachés à leurs familles et conduits à plus d’un millier de kilomètres, dans le pensionnat de Fort George, tenu par des religieux catholiques. Chaque jour, les coups pleuvent : tout est bon pour « tuer l’Indien dans l’enfant ». Montréal, 2013. L’avocate Audrey Duval recherche des survivants. Dans une réserve de la Côte-Nord, elle rencontre Marie, une vieille Innue, qui va lui raconter tout ce qui s’est passé à Fort George, les violences au quotidien, mais aussi l’amour et l’amitié. Un roman d’une grande sensibilité qui dévoile un pan méconnu de l’histoire des Amérindiens du Québec, par l’auteur de Kukum.

Roman de 268 pages – se le procurer

La Chronique dAmélie

Ceux qui ont eu le bonheur de lire « Kukum » ne me contrediront sans doute pas, entrer dans la culture innue par cette porte fut une expérience intense, belle, douce. Suivre à pas de velours les traces d’Almanda reste et restera un sentiment unique dans ma vie de lectrice.
On y percevait pourtant dans sa deuxième partie une bonne part du lugubre destin que le pays réservait à ses autochtones et à leur terre. Déjà c’était un déchirement, mais rien de comparable avec la lecture de « Maikan ».

Dans la nouvelle parution de la collection Talismans, Michel Jean se rend cette fois au cœur de l’ignominie.

Dans une obsession de destruction culturelle, plus proprement renommée « assimilation », le gouvernement Canadien s’est octroyé le droit de séparer des enfants autochtones de leurs familles. Les envoyant dans des pensionnats religieux dont le rôle était de « tuer l’indien dans l’enfant », il les a ainsi exposés à de nombreuses tortures physiques et morales.

Là où tout n’est que brutalité, violence et domination, Michel Jean ose s’armer d’un style délicat et pudique. L’effet obtenu, loin d’atténuer la colère du lecteur, intensifie le sentiment d’injustice qui suppure de toutes ces blessures inqualifiables assénées aux corps et aux âmes.

Par le biais des histoires croisées d’une avocate énergique et de trois pensionnaires définitivement marqués par leur vécu dans le pensionnat de Fort George, les pages se tournent tandis qu’un sentiment doux-amer s’installe. Certaines choses ne peuvent être réparées, mais elles doivent être racontées.

J’ai été particulièrement émue par Marie, Virginie et Charles, qui dans la douleur ont su puiser la lumière les uns dans les yeux des autres et l’apaisement dans la chaleur d’un geste. J’ai aimé voir peu à peu Audrey afficher un visage plus doux, plus empathique et montrer qu’elle n’était pas qu’une exécutante armée d’une bonne intention de façade.

Ce livre vous mettra en rage, mais lisez-le !

Maggy a lu

Résumé : Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle, leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très puritaine dominée par une Église implacable pour les femmes, Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés d’elle. « Marie Laberge signe une fresque vivante et généreuse. » Michel Grisolia – L’Express

Roman de 896 pages – se le procurer

La Chronique de Maggy

Je vais aller un peu à contre-courant des traditionnelles critiques écrites pour cette trilogie.
Je dois bien avouer que le contenu n’est pas inintéressant car beaucoup de thèmes sont abordés, sous l’angle canadien de surcroît. Donc, les ingrédients étaient là pour que je passe un bon moment: la condition de la femme dans les années 1930, le combat des suffragettes, les difficultés à allier religion et vie de couple, … le tout parsemé d’expressions québécoises. Mais finalement, j’ai eu l’impression de lire un roman de mœurs, et il faut bien avouer que durant le premier tiers je me suis franchement ennuyée.


Sans remettre en cause la qualité d’écriture de l’autrice, je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages et j’ai trouvé qu’il y avait vraiment trop de longueurs. La deuxième moitié m’a davantage intéressée, sans pour autant me captiver.
Bref, une déception qui ne me pousse pas à découvrir la suite de la série.


Priscilla a lu

Résumé : L’amour ne se rêve pas, il se vit ! Alors qu’elle s’attend à une demande en mariage, Sarah, pétillante trentenaire, tombe de haut lorsque Gabriel lui annonce qu’il la quitte. Profondément blessée par cette trahison, elle prend une décision radicale : se jeter à corps perdu dans son agence de relations publiques. Sept ans plus tard, Sarah enchaîne les succès professionnels et assume son célibat qui la protège d’une nouvelle désillusion amoureuse. Mais est-il si simple de renoncer à l’amour ?

Roman de 348 pages – se le procurer

La Chronique de Priscilla

J’aime bien ces histoires qui parlent d’amour mais sans romance 😁


Sarah, l’héroïne, est à la fois attachante, drôle, intéressante, intelligente, et surtout tout à fait crédible ( critère très important à mes yeux !)


L’auteure, elle, sait parfaitement faire passer des émotions et des messages forts tout en légèreté, avec une petite touche de cynisme qui me plaît particulièrement bien.


Pour résumer le fond est sympa, la forme tout autant…il y a donc de quoi passer un bon moment de lecture ! Pour moi ça l’a été en tout cas 🙂

Sofinette a lu

Résumé : Né en 1185 en pays Cathare, Gondemar, fils du seigneur de Rossal, n’est pas un enfant comme les autres. Il est né voilé, signe de malédiction. À 14 ans, il fait la connaissance de Bertrand de Montbard, ancien templier et maître d’armes redoutable qui protège le village des brigands. Au fil des années, Gondemar devient un guerrier féroce. Jusqu’au jour où il est assassiné. Après un séjour en enfer, il revient d’entre les morts avec pour mission de protéger  » la Vérité « . L’enjeu de cette quête où vont s’affronter Cathares, Templiers, Croisés et Parfaits : le salut de son âme !  » Impossible de lâcher ce thriller ésotérique nourri de détails sur le quotidien des seigneuries et les jeux de pouvoirs entre l’Église et les rois.  » Ça m’intéresse

Roman de 544 pages – Se le procurer

Chronique de Sofinette

Fils inespéré du vieux seigneur Florent de Rossal, Gondemar nait « voilé » et est donc décrété damné par tout le monde. Craint ou ignoré, il grandit solitaire auprès d’un père qu’il trouve trop faible envers ses serfs. Suite à une attaque de brigands qui massacrent et vandalisent la seigneurie de Rossal, Florent embauche un vieux soldat pour faire l’éducation militaire de son héritier. Eduqué à la dure, le petit Gondemar se révèle un tyran qui prendra la place de son père et mènera sa seigneurie à sa perte. Au cours d’un combat vengeur avec les brigands qui avaient attaqué son village. il meurt et se retrouve aux portes de l’Enfer où un archange lui propose un marché : revenir sur terre pour sauver son âme en défendant la Vérité.
Nous retrouvons donc notre tyran dans le Sud Ouest de la France où, de croisé en chasse des hérétiques, il se retrouve à devoir prendre la défense de ces mêmes cathares…
J’avais découvert Hervé GAGNON, auteur canadien, avec la série Malefica que j’avais adorée. Je retrouve avec délice cette écriture fluide et très référencée historique avec cette fois-ci comme toile de fond, la croisade contre les Cathares au XIIe siècle. »

Sally Rose a lu

Résumé : Dans un monde hostile et froid, où règnent la misère et l’obscurité, des enfants cherchent, à l’ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d’innocence. Né par un matin d’hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d’existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie par la révolte, par la poésie et par l’amour ? Née en 1939 au Québec, Marie-Claire Blais est l’autrice d’une œuvre romanesque, poétique et théâtrale reconnue et récompensée dans le monde entier.  » C’est l’explosion d’une telle accumulation de forces que nous en demeurons étourdis… Le génie est là…  » Le Figaro  » L’autrice québécoise vivante la plus acclamée par la critique.  » The New York Times

Roman de 192 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Emmanuel nait un matin d’hiver dans une famille nombreuse et pauvre du Québec.
Je n’ai pas relevé d’élément qui permette de dater le récit mais ça doit être fin XIXe ou début XXe.
Durant cet hiver, quelques changements vont intervenir dans cette famille mais rien d’exceptionnel si on considère comme banals le décès d’adolescents et la vie dépravée de certains moines.
Car l’objet du roman est, me semble-t-il, d’aborder les sujets de la maladie, de l’inceste et de la pédophilie dans un environnement pauvre, misérable.
Je dis, me semble-t-il, car j’ai trouvé le récit assez brouillon avec des passages narratifs et des extraits de journal intime, des allers-retours dans la chronologie mais sans repères, je me suis perdue plus d’une fois.
Bien qu’il soit court, ce roman a été difficile à lire car trop confus à mon goût.

JEUX LIT AVEC SALLY : Jane Eyre de Charlotte Brontë

C’était une des lectures communes du mois de mars

Nous étions trois lectrices à partager nos impressions

D’où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait ? Avec le sentiment d’y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l’histoire d’une formation, l’affrontement d’un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C’est la révolte d’une humiliée, d’une femme inconvenante parce qu’elle s’oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le «cygne noir», Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant. Cette voluptueuse autobiographie déguisée – derrière Jane, on devine Charlotte – donne l’impression d’une âme parlant à l’âme. Texte traduit et annoté par Dominique Jean. Édition dérivée de la Bibliothèque de la Pléiade. Préface de Dominique Barbéris.

Roman de 832 pagesSe le procurer

Chronique de Ptitmousse

La campagne anglaise, un manoir raffiné, une histoire d’amour, quelques secrets, vous pensez si j’ai aimé !

Oliver Twist, Harry Potter, Jane Eyre : il semble que les orphelins martyrisés soient décidément le lot des auteurs britanniques. Et ici, pour Jane, quel enfance misérable ! Où est-elle allée chercher tout ce malheur ? C’est tragique ! Que ce soit chez cette affreuse Mrs Reed ou dans l’institution, ce fut d’une tristesse à lire


Mais rapidement, ce fut un plaisir de ce plonger, de se couler dans cette ambiance. Il faut dire que c’est résolument romanesque. C’est exactement ce qui pour moi est un roman.
On n’a qu’une envie, revenir à sa lecture. Au début parce que toute cette misère est hallucinante et qu’on a hâte de voir comment Jane va s’en sortir. Puis, à partir du tiers, parce que le ténébreux Mr Rochester entre dans le jeu !

En revanche, les quelques aspects et scènes mystiques m’ont moins enthousiasmées. Enfin, concernant Jane, à au moins une reprise, elle m’a énervé : non, on ne fait pas ça ! Non, on ne part pas au nom d’une stupide loi morale ou religieuse ! Quand on aime profondément un homme et que lui aussi en retour vous aime, qu’il vous fait une telle déclaration non pas qui dure des minutes, des heures mais des jours, quand il est passionné, désespéré, abandonné (avouons-le on en rêve toutes de ce genre de déclaration !), et bien, on lui saute au cou, on l’embrasse et on reste !

Sinon, l’art du romanesque par excellence ! Une lecture de rêve !

Chronique de Sofinette

« Et dire que j’ai reculé pendant des années devant ce classique des classiques ! Il m’aura fallu cette LC pour enfin lire ce super chef-d’œuvre de la littérature britannique. Ne faites pas comme moi, à être intimidée par ce monument, c’est en fait une lecture très abordable, très fluide, captivante et émouvante !
Ce livre est présenté comme l’autobiographie de Jane Eyre, petite orpheline, qui est recueillie par sa tante où elle vit un peu « à la Cendrillon » avec ses vilaines cousines et son horrible cousin. Un jour où elle se rebelle un peu trop fort, sa tante l’envoie en pension très loin et elle y découvre des amies, des éducatrices et directrice attentionnées. Elle se passionne alors pour les études qu’elle termine brillamment 6 ans plus tard et devient elle-même Maîtresse de ce pensionnat de jeunes orphelines.
Au bout de deux ans, voulant ensuite voir du pays, elle passe une petite annonce et se retrouve institutrice particulière dans un château étrange, éloigné de tout, d’une petite orpheline recueillie par un châtelain bourru et célibataire endurci. Une relation étonnante va alors se lier entre la petite préceptrice et son maître. »

Chronique de Sally Rose

Elle est pauvre, orpheline et n’est pas jolie.
C’est ce qui s’appelle un mauvais départ dans la vie.
Élevée à la dure dans un pensionnat dont le gestionnaire a une tendance extrême à l’avarice, elle trouvera par la suite une place de gouvernante d’une charmante enfant. Celle-ci est la pupille du maître des lieux : Edouard Rochester.
Va s’en suivre une histoire d’amour torturée par les nombreux obstacles embusqués sur son chemin.
Roman romantique de la première moitié du XIXe siècle, Jane Eyre est une brique de bons sentiments et de tirades enflammées. De ce point de vue, j’ai retiré peu de plaisir de ma lecture.
En revanche, ce roman dresse le portrait d’une femme digne et courageuse, refusant les faiblesses de sa condition, jouant de la force de sa morale et de ses principes pour rester indépendante, autonome, maîtresse de ses choix.
Il reste que le bonheur semble ne pouvoir être accessible qu’après de nombreuses souffrances. C’est assez moralisateur mais sans doute assez vrai avec de fortes nuances.
C’était une relecture. Je suis plutôt satisfaite d’être allée au bout de ces 800 et quelques pages.

JEUX LIT AVEC SALLY : La couleur jaune apparaît sur la couverture

C’était le thème du club de lecture du mois de juillet

Nous étions 6 à explorer le sujet

Audrey a lu

Résumé : God damned ! Voilà que James Lacey, le charmant voisin d’Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis. C’est mal connaître Agatha. Délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l’élu de son cœur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l’a-t-elle retrouvé, pas le temps de s’expliquer : une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l’enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités… Avec plus de 200 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Roman de 290 pages – se le procurer

Une enquête légère, peut-être un peu trop légère à mon goût. Agatha Raisin, dans sa folle envie de reconquérir James Lacey (pourquoi ???) le suit dans ce qui devait être leur lune de miel : Chypre. Or, à l’instar de Miss Marple, les meurtres la suivent. De quoi pimenter leur quotidien sur place et rendre infernales ces vacances idylliques.

J’avoue être partagée sur cette enquête. On sait que ce sera léger mais pour le coup, je l’ai trouvé bien longue à venir. Surtout qu’on a l’impression que le meurtrier va se découvrir plus parce qu’il a peur qu’Agatha, avec sa réputation, s’en mêle, que parce qu’Agatha s’en mêle vraiment. L’aspect enquête est donc laissée de côté et les sentiments amoureux d’Agatha ont leur bonne place. Une trop bonne place à mon goût. La relation James-Agatha a de quoi lasser, je sais que je ne suis pas la première à le penser.
Le petit plus est le dépaysement de ce récit. La lecture, durant mes vacances d’été, m’a donné bien envie de découvrir l’île de Chypre et son histoire riche…

Kadeline a lu

Résumé : Les courants du Flux qui relient les systèmes stellaires de l’Interdépendance s’effondrent les uns après les autres. Conscients du danger, les plus riches se sont réfugiés au Bout, la seule planète habitable de l’empire. Ailleurs, quelques uns se mobilisent pour venir en aide aux plus démunis : Kiva Lagos Marce Claremont, Tomas Chênevert et l’Emperox Griselda II. Dernier volume de la série.

Roman de 320 pages – se le procurer

La Chronique concerne l’ensemble de la trilogie

L’interdépendance est un système de gestion de planètes. Grâce aux flux qui permettent un voyage rapide, chaque planète est spécialisée. Chacune dépend donc de toutes les autres pour sa survie. Si cette répartition semble un excellent gage de paix, elle est aussi sa principale faiblesse : que faire quand les flux sont en train de disparaitre, isolant des planètes qui peuvent survivre en autarcie ? 
C’est au début de cet événement critique, que l’on rencontre Cardénia, Kiva et Marce. Trois personnages dont l’importance et l’entente sont a priori plus qu’improbables et pourtant ils sont au cœur du plus grand chambardement depuis des siècles. Entre un scientifique doué mais maladroit, une emperox arrivée là par défaut et une fille de guilde malembouchée ne pensant qu’au sexe et au profit, l’avenir de l’interdépendance est mal partie. Comme l’effondrement de l’empire n’est pas suffisant, on peut ajouter une bonne dose de manigances pour prendre le pouvoir et sauver sa peau.
L’idée de base et l’univers sont géniaux. Les personnages principaux et secondaires sont haut en couleur tout en étant crédibles. Les manigances sont bien pensées et nombreuses. Les différentes problématiques sur ce que les puissants considèrent comme primordial en période de crise est angoissant de réalité. J’ai beaucoup aimé la variété de personnages féminins qui chacun à sa façon est réussi. Sur le même principe, la gestion des règles est un détail de l’histoire très pertinent. Entre réflexions politiques, actions, aventures, complots et personnages il y a tout pour passer un bon moment.
Et pour conclure sur cette excellente trilogie, on retrouve ce qui pour moi est la force de cet auteur, de l’humour et des réparties aux petits oignons.

Laehb a lu

Résumé : Quand Sheila Webb, jeune secrétaire intérimaire, arrive au 19, Wilbraham Crescent, elle trouve la porte ouverte. Elle s’installe au salon pour attendre le retour de Miss Pebmarsh qui a loué ses services pour l’après-midi. Surprise ! Elle découvre la pièce encombrée de cinq pendules qui avancent toutes d’une heure. Mais une surprise plus grande encore l’attend : le corps d’un homme caché derrière le canapé. Quand Miss Pebmarsh arrive enfin, elle est bien incapable d’expliquer quoi que ce soit… En effet Miss Pebmarsh est aveugle ! Heureusement Hercule Poirot, tout jeune retraité, a tout son temps pour venir démêler l’écheveau de cet imbroglio.  Traduit de l’anglais par Jean-Marc Mendel

Roman de 230 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Encore une enquête où malgré tous les indices en poche je n’ai même pas entraperçu les motivations à cette mise en scène.  J’avais soupçonné le bon personnage mais n’avais aucune idée du pourquoi ni du comment. Il faut reconnaître que cette intrigue est particulièrement tordue, voire particulièrement tirée par les cheveux !
Le grand Hercule Poirot le dit lui-même,  on croirait lire une enquête policière de roman de gare.
J’y ai vu un clin d’œil d’ Agatha Christie à bon nombre de romans plus invraisemblables les uns que les autres mais qui ravissent le lecteur.  On se fait trimbaler de bout en bout et on en redemande !

Maggy a lu

Résumé : Un nouveau départ, l’envie d’y croire… Quand Axel, son mari, lui a proposé de quitter Paris et de déménager aux Engoulevents, le vieux manoir normand un peu délabré dont il a hérité, Margaux a dit oui. C’est vrai, les enfants auront plus de place ; lui, historien, n’a besoin que d’une bibliothèque et d’une bonne connexion internet ; elle, décoratrice, retrouvera facilement des clients. Et ils pourront toujours transformer une partie du domaine en gîte de charme. Mais si Margaux a accepté, c’est aussi pour une autre raison : elle veut tourner la page après une aventure qu’elle regrette encore et donner une nouvelle chance à son couple. Saura-t-elle trouver sa place dans un lieu chargé d’une histoire qui n’est pas la sienne ? Et comment regagner la confiance d’Axel ? Pourra-t-elle oublier ce qu’elle a laissé derrière elle, à Paris ? Axel, de son côté, réussira-t-il à revivre auprès de celle qu’il pensait si bien connaître ? Parviendra-t-il à se confronter à son passé et à faire des Engoulevents un véritable foyer ? Réparer les murs pour mieux réparer les cœurs. Pour ces deux âmes blessées reste L’espoir que le meilleur est à venir…

Roman de 265 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

 Axel et Margaux ont quitté Paris pour investir le manoir des Engoulevents, héritage familial d’Axel. Quitter la Capitale où Margaux est bien implantée en tant qu’architecte paysagiste est un grand risque. Mais la Normandie est supposée être un nouveau départ pour le couple et ses deux enfants. Parce que Margaux a trompé Axel et que malgré cela, ils veulent se retrouver, retrouver la confiance qui les unissait, ressouder leurs liens… La terre d’enfance d’Axel sera-t-elle propice à cette reconstruction ou finira-t-elle par totalement détruire leur couple?

Quand on ouvre un roman de Françoise Bourdin, on sait à quoi s’attendre. Et pour moi, ses romans sont toujours des lectures doudou.
Comme d’habitude, l’autrice s’est attachée à une problématique universelle (le reconstruction d’un couple après un adultère), a campé ses personnages dans une région qu’elle n’hésite pas à mettre en avant pour servir l’intrigue (la Normandie, qu’elle connait bien puisque c’est là qu’elle réside), a construit des personnages qui ressemblent un peu à Monsieur et Madame tout le monde et a saupoudré le tout de beaucoup de bienveillance.

Comme assez régulièrement dans ses écrits, Françoise Bourdin fait la part belle aux personnages masculins et très vite on avale les pages aux côtés d’une famille sympathique qu’on aimerait bien avoir comme voisins.

La cuvée Bourdin 2021 reste donc dans la lignée classique de sa bibliographie et c’est tant mieux !

Sofinette a lu

Résumé : Providence, le grand nulle part. La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect. Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. A la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté. Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté?

Roman de 496 pages – Se le procurer

Chronique de Sofinette

Liberté, liberté chérie… Que dire qui n’ait pas déjà été dit sur cette merveille de roman de LŒVENBRUCK « Nous rêvions juste de liberté » ?
Basiquement, c’est l’histoire d’une bande d’ados « à la vie à la mort » qui décide de quitter la petite ville miséreuse de Providence pour tracer la route à motos. De rencontres en amitiés et en amour, de drogues en crimes et en meurtres, la bande de Bohem va-t-elle résister aux galères et à l’âge adulte ?
Un road movie splendide, poignant, irrésistible, une écriture fluide, rapide, captivante… à lire absolument !! »

Sally Rose a lu

Résumé : Voici les péripéties poignantes et drôles de Junior, un jeune Indien Spokane, né dans une Réserve. Rien ne lui sera épargné – il a été le bébé qui a survécu par miracle, l’enfant dont on se moque et il est désormais l’adolescent qui subit en soupirant coups de poings et coups du sort. Jusqu’au jour où cet éternel optimiste réalise qu’un déplorable avenir l’attend s’il ne quitte pas la Réserve. Admis à Reardan, une école prestigieuse surtout fréquentée par les Blancs, Junior se sent devenir un Indien à temps partiel…   « Vraiment excellent, poignant et hilarant, réconfortant et sincère, sage et intelligent… » Neil Gaiman

Roman de 288 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Junior est né avec une hydrocéphalie dans une réserve indienne.
Autant dire que son départ dans la vie était empreint de difficultés.
Junior nous raconte son enfance dans la réserve, sa famille, son meilleur ami, l’école, le basket …
Sa vie va être profondément modifiée lorsqu’il décidera d’aller à l’école des blancs.
C’est avec un humour décapant que l’auteur retrace son enfance passée sous le sceau de la différence, celui de la malformation et du racisme.
Les situations cruelles deviennent cocasses tant le narrateur est animé par le pardon et l’espoir.
Un très beau livre adressé à la jeunesse.
A noter de sympathiques illustrations dans la tonalité du récit

JEUX LIT AVEC SALLY : Duo d’auteurs – Livre écrit à quatre mains

C’était le thème du club de lecture du mois de juin

Nous étions 5 à explorer le sujet

Kadeline a lu

Résumé : La France coloniale vit ses derniers feux. Chez les Desforêt, sous la férule d’un père haut-fonctionnaire, on grandit dans l’idée d’une hiérarchie des races et des sexes. Les drames en Indochine, à Nouméa, puis la lecture de Simone de Beauvoir conduiront la mère, Mona, et la fille, Lucie, à s’émanciper. Une liberté conquise à deux, qui conduira au militantisme et à la révolution, jusque dans les bras d’un certain Fidel Castro… Au-delà du roman, il y a aussi cette promesse crépusculaire entre Évelyne Pisier, 75 ans, et Caroline Laurent, 28 ans, leur amitié folle, comme une ultime transmission. Cet ouvrage a reçu le Grand Prix des lycéennes de ELLE, le Prix Marguerite Duras et le Prix Première Plume

Roman de 480 pages – se le procurer

Il y a des livres qu’on a du mal à sortir, de peur de ne pas l’aimer alors qu’on apprécie beaucoup une des personnes qui l’a écrit. C’est le cas pour Et soudain la liberté et qu’est-ce que j’ai eu tort de le laisser trainer, j’ai passé un excellent moment.
Evelyne Pisier est décédée pendant l’écriture de sa biographie romancée. Pendant celle-ci, une très belle amitié est née entre elle et son éditrice Caroline Laurent. Ce texte est un hybride où s’intercale les passages entre l’histoire initialement prévue et ceux contenant les réflexions, les doutes… de Caroline Laurent. Cette construction donne une histoire très intimiste avec des échos touchants. On navigue entre passé, présent et échos de passé plus vaste. La plume est belle et prend aux tripes.
Niveau histoire entre la fin du colonialisme, la naissance d’une conscience féministe et militante et la relation au communisme c’est une tranche d’histoire qui est mis en avant. C’est un beau texte intéressant et touchant.

Laehb a lu

Résumé : Quand le chauffeur de l’inspecteur Pendergast du FBI prie le lieutenant Vincent D’Agosta de le suivre, celui-ci s’attend à retrouver son ami dont il est sans nouvelles. Mais D’Agosta se voit confier une lettre dans laquelle son ami lui demande d’empêcher Diogène, son propre frère, de commettre un crime qui marquerait l’apothéose de sa carrière criminelle.

Roman de 528 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Nouveau tome de la série Pendergast,  deuxième tome de la trilogie Diogène et toujours autant de plaisir à cette relecture.
Toute la folie et le machiavélisme de Diogène,  le frère tueur en série, se révèlent et atteignent un sadisme incroyable. Rien ne pourra le détourner de son macabre dessein : s’en prendre à son frère et le faire horriblement souffrir.
Comme d’habitude, le duo d’auteurs nous offre une intrigue très bien ficelée,  des rebondissements, du suspense et une terrible envie d’enchaîner avec le tome suivant.
Un bon petit pavé qui se dévore et nous délecte !

Maggy a lu

Résumé : TROUVEZ LA FAILLE L’aventure est loin d’être terminée pour le jeune archéologue Will Burrows et son ami Chester. Alors qu’ils sont toujours à la recherche du Dr Burrows, ils s’enfoncent de plus en plus dans les profondeurs souterraines. Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées, les Styx trament un horrible complot qui pourrait avoir de terribles conséquences pour le monde d’en haut. Et même si les deux garçons rencontrent quelques alliés, Will n’est pas au bout de ses peines. Sa sœur n’en a pas encore fini avec lui… TROUVEZ LA FAILLE

Roman de 579 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

 Nous avions laissé Will, Cal et Chester dans un train aux portes des Profondeurs. C’est là que nous les retrouvons dès la première page, toujours à la recherche du père adoptif de Will, le Dr Burrows.
Nous ferons aussi la connaissance de Sarah, la mère biologique de Will et Cal, et de deux renégats: Drake et Elliott qui permettront aux trois adolescents de survivre à travers ce monde effrayant qui se déploie sous le sol de Londres.

Ce deuxième tome est donc la suite directe du premier. Comme pressenti, l’univers qui y est décrit est plus riche que précédemment puisque nous passerons tout le récit sous terre. Malheureusement, à l’image du premier opus, le rythme a du mal à s’installer dans la première moitié pour s’ajuster parfaitement à mes attentes après un peu plus de 200 pages. Si dans le premier volume j’ai mis cela sur le compte de la mise en place du contexte et des personnages, ici, je m’explique moins cette baisse de régime assez longue alors que l’intrigue elle-même est trépidante. A voir si cela se confirme par la suite puisque la fin est telle qu’il est évident que je vais me procurer le tome suivant.

Sofinette a lu

Résumé : Le docteur Nora Kelly est stagiaire à l’Institut archéologique de Santa Fe. Depuis la mort de ses parents, le ranch familial a été laissé à l’abandon. Un soir, elle s’y rend et découvre la maison saccagée. Elle est agressée par une étrange créature dont elle ne sait s’il s’agit d’un homme ou d’un animal, qui lui réclame « la lettre ». Nora découvre alors un courrier écrit par son père quinze ans plus tôt, évoquant Quivira, la légendaire cité des Indiens anasazis, dont il confirme l’existence et la localisation. Nora parvient à convaincre son patron de financer une expédition. Prête à tout, elle ne s’attendait pas à avoir pour compagnie l’horreur et la mort.

Roman de 544 pages – Se le procurer

Chronique de Sofinette

En visitant le vieux ranch familial abandonné, Nora KELLY est agressée par deux créatures maléfiques qui lui réclament « la lettre ». En s’enfuyant, elle découvre cette lettre écrite par son père à sa mère, 20 ans plus tôt. Il y est fait mention de la découverte d’une cité perdue. Avec l’aide de l’Institut d’Archéologie dans lequel elle travaille et accompagnée par Sloane, la fille du patron, elle va marcher sur les traces de son père et diriger cette équipe à la recherche de la mystérieuse « cité d’or » de Quivira.
Très agréable moment de lecture, plutôt aventures que thriller d’après moi. Mais l’épopée semée d’embûches, de croche-pieds, de trahisons et de morts est écrite à un rythme effréné par ce duo Preston et Child et m’a fait découvrir par ailleurs, l’existence de cette ancienne civilisation amérindienne, les Anasaris.

Sally Rose a lu

Résumé : 2016. Morgan Scali n’est pas encore le terroriste le plus recherché d’une planète en danger. Traumatisé par la mort de sa femme, il a tout plaqué pour découvrir l’Afrique, sa beauté frappante, et les ravages qu’y commet l’Occident… 2028. Jusqu’où est prêt à aller le capitaine Julian Stark pour retrouver sa fille, que ses idéaux écologiques ont poussée dans la radicalisation violente ? Du Congo à l’île d’Oléron, le Bien et le Mal se livrent une guerre sans merci. Mais qui est qui et à qui la faute ?

Roman de 631 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Ce thriller est à associer à Islanova des mêmes auteurs. En effet, il raconte le passé et le futur des personnages qui ont participé à l’expérience du coup d’État.
Le contexte : l’eau est un bien rare et plus rare à certains endroits du monde qu’à d’autres.
Jusqu’où peut-on aller pour bousculer les consciences et obliger chacun à prendre ses responsabilités pour éviter la fin de l’humanité ?
C’est donc dans le cadre d’un roman sur l’écoterrorisme que les auteurs font passer un message qui leur tient à cœur : préserver l’eau et la distribuer de façon équitable à travers le monde. Car aujourd’hui, certains meurent de soif tandis que d’autres lavent leur voiture tous les jours.
Les auteurs souhaitent également apporter une réflexion philosophique sur le sujet de la violence qui pourrait servir les plus grandes causes. Au lecteur de démêler ses sentiments et sa rationalité.
C’est agréable à lire et la construction alternant le passé et l’avenir est un bon moyen de maintenir l’attention.
On peut regretter que l’engagement des auteurs n’apparaissent pas davantage, faisant de ce diptyque, un roman comme les autres.

JEUX LIT AVEC SALLY : Complot de Nicolas Beuglet

C’était une des lectures communes du mois de février

Nous étions quatre lectrices à partager nos impressions

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux. Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les Forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre. Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées. Le soupçon d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas…  » Envoûtant.  » Michel Primault – Femme actuelle  » Un thriller féministe et haletant.  » Adeline Fleury – Le Parisien

Roman de 576 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

Sarah Geringën croyait s’être trouvé un havre de paix en achetant une maison avec Christopher, pensant y couler quelques jours tranquilles après sa précédente enquête. C’est sans compter sur le Ministre de l’Intérieur norvégien qui la réclame pour une affaire de haute importance. Sarah se retrouve quelques heures plus tard sur une petite île au Nord de la Norvège, par une nuit glaciale, à tenter de comprendre une scène de crime particulièrement étrange et dont la victime ne lui est pas inconnue.

Nicolas Beuglet nous livre ici un thriller particulièrement haletant, que le lecteur aura du mal à lâcher avant la toute fin. Je n’ai pas lu le premier tome, ça ne m’a pas empêchée de m’immerger dans l’histoire dès les premières pages.
Et de la Norvège au Liban, c’est dans une véritable course contre la montre que l’auteur nous entraine à toute vitesse.
En toile de fond, une certaine histoire de l’inconscient collectif qui fonde l’humanité.

L’écriture addictive de l’auteur nous prend par les tripes, pas seulement à cause d’un meurtre à élucider mais aussi parce qu’on veut comprendre le fondement même du complot dont il est question, en découvrir les arcanes. Saluons particulièrement le travail de recherche de Nicolas Beuglet qui nous fait douter tout le long de la véracité ou pas des théories que ses personnages échafaudent et qui nous parlent au quotidien. Difficile d’en dire plus sans déflorer l’intrigue pour les prochains lecteurs.

Un vrai coup de maître !

Chronique de Priscilla

Me voilà réconciliée avec Nicolas Beuglet !
Si son premier livre Le cri, encensé par beaucoup, ne m’avait pas spécialement plu… J’ai dévoré et adoré Complot.
Une chose que je ne peux pas retirer au talent de l’auteur, quel que soit le livre, c’est sa capacité à donner un rythme à ses intrigues dignes de très bons films. 

Ce qui m’a fasciné dans Complot c’est que le sujet tourne autour d’un thème qui m’est cher: la place faite aux femmes dans la société. Société d’hier et d’aujourd’hui.
Et c’est ce sujet, propre à enflammer les discussions et déchaîner les passions, qui font de ce  » simple » thriller une pépite. 
Sans compter qu’un thriller capable de faire réfléchir et s’interroger sur un sujet aussi important, ça ne se refuse pas !

Et j’ai été d’autant plus sensible à ce livre qu’au-delà du thème choisi il y a aussi la justesse et la clairvoyance dont l’auteur fait preuve dans sa façon de l’appréhender… ça force le respect. 


À lire ! Vite ! 🙂

Chronique de Sofinette13

Deuxième opus de Sarah, l’enquêtrice norvégienne et Christopher, le journaliste français. La Première Ministre norvégienne est retrouvée assassinée sur son île déserte, selon un rituel macabre qui va mener Sarah et son compagnon sur la piste d’un mouvement masculiste qui veut empêcher la révélation que veulent faire au monde entier la Première Ministre et ses comparses.
J’ai bien aimé le début de ce livre, où on retrouve les bons ingrédients du « Cri » : suspense, rythme effréné, écriture fluide et agréable. Par contre, pour moi, ça a commencé à se gâter vers la moitié du livre quand c’est parti sur une théorie alambiquée ésotéro-féministe. Même si le raisonnement est interpellant, je ne m’attendais pas à cela. Cela reste quand même une lecture agréable.

Chronique de Sally Rose

Une inspectrice norvégienne est appelée en renfort sur une scène de crime. Sa réputation la précède : froide, terriblement efficace.
Cette mission l’emmènera jusqu’au Liban et lui fera découvrir le travail de trois femmes qui ont sacrifié leurs vies pour des études politiques, scientifiques et spirituelles dont les conclusions vont révolutionner le monde.
Enfin… si on les laisse parler. C’est pourquoi Sarah se lance dans une course contre la montre pour empêcher une organisation de les tuer pour les faire taire. Car une partie de l’humanité pourrait avoir fort à perdre par ces révélations.
Un thriller plutôt original dans ses fondements et que j’ai trouvé beaucoup plus intéressant et concret que l’opus précédent (Le Cri).
Un propos féministe dans un livre écrit par un homme et ça tient la route. Chapeau !

Le mot de Sally Rose

Avec cette lecture, je conseille le thé Cool winter de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

JEUX LIT AVEC SALLY : Hortense de Jacques Expert

C’était une des lectures communes du mois de janvier

Nous étions cinq lectrices à partager nos impressions

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. 2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille  ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît  ? Une intrigue fascinante et haletante, inspirée d’un fait divers.   Jacques Expert est un manipulateur de grand talent. Un acrobate de l’émotion au style sobre et impeccable. Marie Rogatien, Le Figaro magazine.   La fin vous foudroie sans crier gare.  Julie Malaure, Le Point.

Roman de 345 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

Impossible de pitcher ce roman au-delà de la 4e de couverture.
Comme chaque fois, Jacques Expert nous fait douter tout au long de notre lecture. Qui sont les bons ? Qui sont les méchants ? Rien n’est jamais totalement noir et blanc avec cet auteur ; le gris lui-même est tout empli de nuances.
Au gré des chapitres, nous sommes dans la tête de Sophie, la mère dont la fille lui fut arrachée il y a une vingtaine d’années et dans la tête d’Hortense, la jeune femme que Sophie pense être sa fille retrouvée. Le tout entrecoupé d’extraits d’audiences de « témoins » de ce qu’on pressent être une tragédie, sur laquelle on ne pourra qu’élaborer des hypothèses, jusqu’à la fin, la toute fin…

Remarquable dans la mise en place et l’augmentation de la tension, l’intrigue nous empêche de lâcher l’ouvrage. Et quelle fin ! Hortense fait partie de ces romans dont on se souviendra longtemps une fois la dernière page tournée.

Chronique de Priscilla

Terriblement addictif !
Un de ces livres qui a réussi à déjouer mon amour pour le sommeil, et ils sont peu nombreux.
Je l’ai dévoré en très peu de temps, complètement embarquée dans ce thriller psychologique qui nous balade tout du long.
J’ai bien vu quelques ficelles venir mais malgré tout je suis restée dans le doute, et l’attente, jusqu’aux dernières pages !
Et quel final : glaçant.
Peut-être trop rapide, mais finalement c’est aussi ça qui déstabilise le lecteur et rend la fin si puissante. Une fois fermé j’y pensais encore.
Mon premier Jacques Expert, certainement pas le dernier. 

Chronique de Ranine

Ouf ! La dernière page et toute l’histoire est chamboulée. J’ai été touchée par cette femme à qui on a enlevé sa fille, Hortense. Elle vie depuis cet enlèvement une vie morne et triste, seule, sans but. Et puis, un jour, elle croit retrouver Hortense. Mais est-ce vraiment elle ? Est-ce qu’on ne la manipule pas ? Jacques Expert est un expert (oui, c’est facile !) pour nous mener sur de fausses pistes et des chausse-trapes. Et ça marche, car jusqu’à la toute dernière page, je n’avais rien deviné du dénouement. Superbe moment !

Chronique de Sofinette13

Hortense est l’histoire d’une petite fille de pas encore 3 ans, arrachée à sa mère par son père naturel qui est venu l’enlever dans son lit en pleine nuit. Sophie, sa mère, va passer 18 ans à la rechercher…

Hortense est le deuxième livre que je lis de Jacques EXPERT et je suis toujours autant perturbée par la fin tellement… inattendue ! Tout au long du livre et de l’histoire, le suspense et la tension montent crescendo, j’avais du mal à lâcher le livre, attendant la fin avec impatience. Et quand j’ai refermé le livre, c’était un sentiment de vide et d’incrédulité, comme une sensation de « mais comment est-ce possible ? »

Chronique de Sally Rose

Sophie est une femme blessée irrémédiablement par la vie.
Alors que sa fille Hortense avait trois ans, en 1993, elle lui a été enlevée par son géniteur. Celui-ci l’avait abandonné pendant sa grossesse.
Malgré une enquête menée pendant plusieurs années, malgré le soutien de sa famille, de ses amis et de ses collègues, elle n’a plus jamais eu de nouvelles de sa fille et a sombré dans l’abattement le plus profond.
Jusqu’au jour où elle croise une jeune femme qui ressemble à sa fille comme deux gouttes d’eau. Nous sommes en 2015.
Le récit alterne entre celui de Sophie, celui de la jeune femme et les dépositions datées de 2015 des personnages en rapport avec l’affaire de la disparition.
La tension monte au fil des pages, on se doute bien que la réalité va contraster avec les espoirs de Sophie mais je me suis laissée surprendre par la fin. J’avais envisagé plusieurs hypothèses mais pas celle de l’auteur.
Bref, la magie Jacques Expert a bien fonctionné, avec une construction sur deux périodes, avec la distillation discrète de quelques pistes pour attiser le suspense et une psychologie des personnages plutôt bien fouillée.

Le mot de Sally Rose

Avec cette lecture, je conseille le thé Porte Bonheur de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)