JEUX LIT AVEC SALLY : Un livre québécois

C’était le thème du club de lecture du mois d’août

Nous étions 5 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Nitassinan, août 1936. Sur ordre du gouvernement canadien, tous les jeunes Innus sont arrachés à leurs familles et conduits à plus d’un millier de kilomètres, dans le pensionnat de Fort George, tenu par des religieux catholiques. Chaque jour, les coups pleuvent : tout est bon pour « tuer l’Indien dans l’enfant ». Montréal, 2013. L’avocate Audrey Duval recherche des survivants. Dans une réserve de la Côte-Nord, elle rencontre Marie, une vieille Innue, qui va lui raconter tout ce qui s’est passé à Fort George, les violences au quotidien, mais aussi l’amour et l’amitié. Un roman d’une grande sensibilité qui dévoile un pan méconnu de l’histoire des Amérindiens du Québec, par l’auteur de Kukum.

Roman de 268 pages – se le procurer

La Chronique dAmélie

Ceux qui ont eu le bonheur de lire « Kukum » ne me contrediront sans doute pas, entrer dans la culture innue par cette porte fut une expérience intense, belle, douce. Suivre à pas de velours les traces d’Almanda reste et restera un sentiment unique dans ma vie de lectrice.
On y percevait pourtant dans sa deuxième partie une bonne part du lugubre destin que le pays réservait à ses autochtones et à leur terre. Déjà c’était un déchirement, mais rien de comparable avec la lecture de « Maikan ».

Dans la nouvelle parution de la collection Talismans, Michel Jean se rend cette fois au cœur de l’ignominie.

Dans une obsession de destruction culturelle, plus proprement renommée « assimilation », le gouvernement Canadien s’est octroyé le droit de séparer des enfants autochtones de leurs familles. Les envoyant dans des pensionnats religieux dont le rôle était de « tuer l’indien dans l’enfant », il les a ainsi exposés à de nombreuses tortures physiques et morales.

Là où tout n’est que brutalité, violence et domination, Michel Jean ose s’armer d’un style délicat et pudique. L’effet obtenu, loin d’atténuer la colère du lecteur, intensifie le sentiment d’injustice qui suppure de toutes ces blessures inqualifiables assénées aux corps et aux âmes.

Par le biais des histoires croisées d’une avocate énergique et de trois pensionnaires définitivement marqués par leur vécu dans le pensionnat de Fort George, les pages se tournent tandis qu’un sentiment doux-amer s’installe. Certaines choses ne peuvent être réparées, mais elles doivent être racontées.

J’ai été particulièrement émue par Marie, Virginie et Charles, qui dans la douleur ont su puiser la lumière les uns dans les yeux des autres et l’apaisement dans la chaleur d’un geste. J’ai aimé voir peu à peu Audrey afficher un visage plus doux, plus empathique et montrer qu’elle n’était pas qu’une exécutante armée d’une bonne intention de façade.

Ce livre vous mettra en rage, mais lisez-le !

Maggy a lu

Résumé : Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle, leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très puritaine dominée par une Église implacable pour les femmes, Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés d’elle. « Marie Laberge signe une fresque vivante et généreuse. » Michel Grisolia – L’Express

Roman de 896 pages – se le procurer

La Chronique de Maggy

Je vais aller un peu à contre-courant des traditionnelles critiques écrites pour cette trilogie.
Je dois bien avouer que le contenu n’est pas inintéressant car beaucoup de thèmes sont abordés, sous l’angle canadien de surcroît. Donc, les ingrédients étaient là pour que je passe un bon moment: la condition de la femme dans les années 1930, le combat des suffragettes, les difficultés à allier religion et vie de couple, … le tout parsemé d’expressions québécoises. Mais finalement, j’ai eu l’impression de lire un roman de mœurs, et il faut bien avouer que durant le premier tiers je me suis franchement ennuyée.


Sans remettre en cause la qualité d’écriture de l’autrice, je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages et j’ai trouvé qu’il y avait vraiment trop de longueurs. La deuxième moitié m’a davantage intéressée, sans pour autant me captiver.
Bref, une déception qui ne me pousse pas à découvrir la suite de la série.


Priscilla a lu

Résumé : L’amour ne se rêve pas, il se vit ! Alors qu’elle s’attend à une demande en mariage, Sarah, pétillante trentenaire, tombe de haut lorsque Gabriel lui annonce qu’il la quitte. Profondément blessée par cette trahison, elle prend une décision radicale : se jeter à corps perdu dans son agence de relations publiques. Sept ans plus tard, Sarah enchaîne les succès professionnels et assume son célibat qui la protège d’une nouvelle désillusion amoureuse. Mais est-il si simple de renoncer à l’amour ?

Roman de 348 pages – se le procurer

La Chronique de Priscilla

J’aime bien ces histoires qui parlent d’amour mais sans romance 😁


Sarah, l’héroïne, est à la fois attachante, drôle, intéressante, intelligente, et surtout tout à fait crédible ( critère très important à mes yeux !)


L’auteure, elle, sait parfaitement faire passer des émotions et des messages forts tout en légèreté, avec une petite touche de cynisme qui me plaît particulièrement bien.


Pour résumer le fond est sympa, la forme tout autant…il y a donc de quoi passer un bon moment de lecture ! Pour moi ça l’a été en tout cas 🙂

Sofinette a lu

Résumé : Né en 1185 en pays Cathare, Gondemar, fils du seigneur de Rossal, n’est pas un enfant comme les autres. Il est né voilé, signe de malédiction. À 14 ans, il fait la connaissance de Bertrand de Montbard, ancien templier et maître d’armes redoutable qui protège le village des brigands. Au fil des années, Gondemar devient un guerrier féroce. Jusqu’au jour où il est assassiné. Après un séjour en enfer, il revient d’entre les morts avec pour mission de protéger  » la Vérité « . L’enjeu de cette quête où vont s’affronter Cathares, Templiers, Croisés et Parfaits : le salut de son âme !  » Impossible de lâcher ce thriller ésotérique nourri de détails sur le quotidien des seigneuries et les jeux de pouvoirs entre l’Église et les rois.  » Ça m’intéresse

Roman de 544 pages – Se le procurer

Chronique de Sofinette

Fils inespéré du vieux seigneur Florent de Rossal, Gondemar nait « voilé » et est donc décrété damné par tout le monde. Craint ou ignoré, il grandit solitaire auprès d’un père qu’il trouve trop faible envers ses serfs. Suite à une attaque de brigands qui massacrent et vandalisent la seigneurie de Rossal, Florent embauche un vieux soldat pour faire l’éducation militaire de son héritier. Eduqué à la dure, le petit Gondemar se révèle un tyran qui prendra la place de son père et mènera sa seigneurie à sa perte. Au cours d’un combat vengeur avec les brigands qui avaient attaqué son village. il meurt et se retrouve aux portes de l’Enfer où un archange lui propose un marché : revenir sur terre pour sauver son âme en défendant la Vérité.
Nous retrouvons donc notre tyran dans le Sud Ouest de la France où, de croisé en chasse des hérétiques, il se retrouve à devoir prendre la défense de ces mêmes cathares…
J’avais découvert Hervé GAGNON, auteur canadien, avec la série Malefica que j’avais adorée. Je retrouve avec délice cette écriture fluide et très référencée historique avec cette fois-ci comme toile de fond, la croisade contre les Cathares au XIIe siècle. »

Sally Rose a lu

Résumé : Dans un monde hostile et froid, où règnent la misère et l’obscurité, des enfants cherchent, à l’ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d’innocence. Né par un matin d’hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d’existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie par la révolte, par la poésie et par l’amour ? Née en 1939 au Québec, Marie-Claire Blais est l’autrice d’une œuvre romanesque, poétique et théâtrale reconnue et récompensée dans le monde entier.  » C’est l’explosion d’une telle accumulation de forces que nous en demeurons étourdis… Le génie est là…  » Le Figaro  » L’autrice québécoise vivante la plus acclamée par la critique.  » The New York Times

Roman de 192 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Emmanuel nait un matin d’hiver dans une famille nombreuse et pauvre du Québec.
Je n’ai pas relevé d’élément qui permette de dater le récit mais ça doit être fin XIXe ou début XXe.
Durant cet hiver, quelques changements vont intervenir dans cette famille mais rien d’exceptionnel si on considère comme banals le décès d’adolescents et la vie dépravée de certains moines.
Car l’objet du roman est, me semble-t-il, d’aborder les sujets de la maladie, de l’inceste et de la pédophilie dans un environnement pauvre, misérable.
Je dis, me semble-t-il, car j’ai trouvé le récit assez brouillon avec des passages narratifs et des extraits de journal intime, des allers-retours dans la chronologie mais sans repères, je me suis perdue plus d’une fois.
Bien qu’il soit court, ce roman a été difficile à lire car trop confus à mon goût.

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Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl

Chronique de Coquelicot – 9 ans

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

J’ai bien aimé le livre « Charlie et la chocolaterie » parce que c’était rigolo quand tous les enfants sauf Charlie tombaient dans un piège. Le but de Mr Willy Wonka c’était de trouver un nouveau propriétaire pour l’usine de chocolat. Mon personnage préféré est Mr Willy Wonka parce qu’il était toujours drôle et tout le temps heureux.

Cette lecture valide :

La consigne n°7 du défi Des li(v)res jeunesse

A propos du livre :

Résumé : Le métier de visseur de capuchons de tubes de dentifrice ne permettait pas à Mr Bucket de subvenir aux besoins de sa nombreuse famille : Mrs Bucket son épouse, grand-maman Joséphine et grand-papa Joe, grand-papa Georges et grand-maman Georgina. Sans oublier son fils Charlie dont le rêve le plus fou était de manger du chocolat ! Aussi, quelle ne fut pas l’émotion du jeune garçon en apprenant que Willy Wonka invitait cinq enfants à visiter sa merveilleuse chocolaterie, la plus célèbre du monde entier. Les cinq enfants qui découvriraient un ticket d’or caché dans cinq bâtons de chocolat… «Moi, Willy Wonka, j’ai décidé de permettre à cinq enfants de visiter ma chocolaterie cette année. Ces cinq chanceux seront initiés à tous mes secrets, à toute ma magie.» Willy Wonka est le plus grand inventeur de chocolat de tous les temps. Et savez-vous qui est Charlie ? Charlie Bucket est le héros de cette histoire. Il y a quatre autres enfants dans ce livre, d’affreux petits garnements, nommés Augustus Gloop (goinfre), Veruca Salt(gâtée), Violette Beauregard (mordue de chewing-gum) et Mike Teavee (obsédé par la télé).Les voilà qui arrivent, avec leurs tickets d’or, à la chocolaterie Wonka ! Quels secrets vont-ils découvrir ?Notre tournée va commencer ! Mais ne vous dispersez pas ! Wonka n’aimerait pas perdre l’un de vous à ce stade…

Roman de 210 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Coquelicot. Tout comme toi, j’avais bien aimé ce roman plein de trouvailles amusantes ❤

Le Coup de Prague

Chronique d’AMR

J’ai découvert un peu par hasard Jean-Luc Fromental en lisant une BD dont le scénario rendait hommage à Georges Simenon, De l’autre côté de la frontière
Ici, il s’agit pour l’auteur et l’illustrateur Miles Hyman de mettre en bulles et en images un versant peu connu de la biographie de Graham Greene… Le Coup de Prague fait référence à la carrière d’espion de l’écrivain anglais, recruté pendant la seconde guerre mondiale par le MI6, le service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni. 
 
Graham Greene débarque à Vienne, au cours de l’hiver 1948 pour un bref séjour, officiellement à la recherche d’idées et de matière pour l’écriture du scénario du film Le troisième Homme que Carol Reed va réaliser quelques mois plus tard et qui deviendra l’un des plus grands films noirs de l’après-guerre.
À son arrivée, il est pris en charge par Elizabeth Montagu, une femme énigmatique, également liée aux services secrets britanniques par son passé militaire. Très vite, elle va comprendre les enjeux politiques camouflés derrière cette mission en apparence littéraire et cinématographique ; peu à peu, dans la capitale autrichienne meurtrie et occupée par les quatre puissances alliées, américaine, française, anglaise et russe, Graham Greene va l’entrainer à sa suite dans un jeu de piste captivant jusqu’au fameux « Coup de Prague »…
 
Cette BD est un vrai roman graphique d’espionnage qui reprend des ambiances du film, Le troisième Homme, comme la visite des égouts, le trafic de fausse pénicilline… L’ensemble est d’ailleurs très cinématographique, avec des courses poursuites, des crissements de pneus, des scènes dans des bars, des hôtels, des planches sans textes très visuelles…
C’est aussi très sombre non seulement à cause de la saison hivernale, des façades abimées, des atmosphères obscures des clubs underground mais aussi par les parts d’ombre des personnages qui ne sont pas toujours ce que l’on croit qu’ils sont. Ici, les dessins et les couleurs de Miles Hyman servent tout un univers où les tons gris des extérieurs sont à peine contrebalancés par les lumières ocres ou rosées des éclairages intérieurs ou les tons plus chauds des vêtements des personnages.
Elizabeth Montagu est la narratrice intra-diégétique de cette histoire qu’elle auréole de sa personnalité ténébreuse et sensuelle. Elle se remémore les événements, analyse avec lucidité ses propres réactions au moment des faits ; en effet, Graham Greene la traite avec courtoisie, mais sans céder à ses charmes, et n’hésite pas à l’utiliser pour des tâches très subalternes et à la tenir éloignée de ses affaires.
L’intrigue est très complexe, toute en développements et ramifications inattendues jusqu’à un dénouement particulièrement surprenant. Personnellement, j’ai partagé « la brume mentale d’Elizabeth », me suis sentie un peu perdue souvent.
J’ai apprécié que ce récit tienne également compte de l’engagement politique de Graham Greene et de son rapport particulier à la religion ; Jean-Luc Fromental s’appuie vraisemblablement sur un solide travail de recherche.
 
Encore une fois, lire un roman graphique de Jean-Luc Fromental est un vrai régal, pour les yeux, pour la forme et pour le fond ; il nous donne à voir une autre facette de ce grand écrivain qu’était Graham Greene.
Une réussite !

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Hiver 1948, dans le blizzard de la capitale autrichienne sous occupation des quatre puissances. Dépêché par le studio London Films, G. travaille à l’écriture de son prochain long métrage, assisté par l’énigmatique Elizabeth Montagu. Cette dernière, dont le passé militaire et les relations l’attachent aux services secrets britanniques, découvrira bien vite que le prétexte artistique dissimule de véritables tensions politiques et que les lendemains de guerre ne sont pas toujours chantants. Cette mission en apparence paisible basculera dès lors dans l’atmosphère sournoise d’une révolution fulgurante que l’Histoire retiendra sous le nom de « coup de Prague ».

Bande dessinée de 112 pages – se la procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage AMR. À découvrir 🤗

Un Os à ronger de Kathy Reichs

Chronique d’Audrey

Toujours la même recette et toujours aussi vite lu ! Une série que je conseille vivement de découvrir. Cependant, ceci étant un des derniers tomes, on perd beaucoup à ne pas les lire dans l’ordre, bien que l’intrigue policière reste parfaitement compréhensible. En revanche, si vous n’aimez pas les mêmes recettes narratives, peut-être vaut-il mieux passer son chemin, car le schéma a tendance à se répéter.


Temperance Brennan , anthropologue judiciaire, est sur des momies de chiens qui font peut-être l’objet d’un trafic, lorsque l’on retrouve le corps d’une adolescente que l’inspecteur Slidell classe tout de suite dans la catégorie « tapineuse immigrée clandestine et droguée ». Inconnue au bataillon, personne ne semble beaucoup se bouger pour identifier cette victime. Sauf Brennan qui, avec son énergie habituelle, prend le problème à bras le corps. Moyen pour elle d’oublier ses soucis quotidiens. À moins qu’elle ne s’en rajoute justement un ? Il faut dire que la vie de Brennan est encore mouvementée. Sur le point (d’enfin !) divorcer de son ex-mari volage lui-même sur le point de convoler avec une jeune écervelée, sans nouvelles de Ryan aux abonnés absents (sans que l’on sache au juste pourquoi) et pétrie d’inquiétudes pour sa fille, soldat en Afghanistan, Tempe pense, cogite et se remue les méninges encore et encore dans cette narration qu’on aime tant. 


La narration est authentique. On est dans les pensées de Brennan. Avec toute sa morgue. Tous ces fils de pensées. Punchline et humour sarcastique sont là, juste ce qu’il faut. Brennan n’est pas d’un caractère facile avec ceux qui la prennent à contrepied et les échanges peuvent être tordants. On sent également la grande expérience professionnelle de l’auteure en tant qu’anthropologue judiciaire. Les détails techniques sont nombreux. Ce qui rajoute une patine d’authenticité qui n’est pas sans me déplaire.
Comme de coutume, Kathy Reichs dénonce des problèmes de société qu’elle rencontre dans son métier : ici, c’est le trafic d’êtres humains. À cela s’ajoute une petite pensée pour les soldats partis défendre Mère Patrie avec la 2e partie centrée sur l’Afghanistan.

Cette lecture valide :

A propos du livre :

Résumé : Lorsque la police découvre le cadavre d’une adolescente sur le bas-côté d’une route peu fréquentée de Caroline du Nord, Temperance pense rapidement que la victime pourrait être une immigrante illégale qui se prostituait. En parallèle, le médecin légiste lui demande d’examiner des momies de chiens péruviennes interceptées par la douane. Y aurait-il un lien entre ce trafic d’antiquités et la traite d’êtres humains ? À mesure que l’affaire se complique, Tempe doit en plus affronter une tourmente dans sa vie personnelle. Sa fille Katy, en deuil de son petit-ami mort en Afghanistan, s’est enrôlée impulsivement dans l’armée…

Roman de 512 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Audrey. Une série à découvrir 🤗

Le Passe-miroir, Tome 1 : Les Fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

Chronique de Ptitmousse

Vous les connaissez ces livres dont vous ne voulez pas reprendre la lecture parce que chaque page lue vous emmène irrémédiablement vers la fin 😦 ? Et bien, voilà, ce roman est de ceux-là. Bon, pourtant, je l’ai quand même dévoré !

Je ne sais pas comment rédiger cette critique pour qu’elle reflète mes sentiments à la lecture. C’est tellement tout ce que j’aime en littérature : secrets, nouveau monde, amour, suspense ! La découverte de ce nouveau monde n’est d’ailleurs pas sans me rappeler Harry Potter, ma référence.

C’est avec une écriture très agréable, efficace qui rend la lecture aisée et rapide que Christelle Dabos nous propose une plongée délicieuse et très agréable dans cet univers fantasy. On y est transporté. Ophélie est une anti-héroïne a priori pas très jolie, un peu gauche et renfermée mais attachante. Le fiancé inconnu, venu d’un pays lointain apporte son lot de mystères et de romantisme.
Il y a également du suspense, par rapport à ce qui se trame contre Ophélie et Thorn mais aussi par rapport à leur relation : quand va-t-elle réussir à le séduire (parce qu’il est évident tout de suite pour moi, qu’elle y arrivera, mais quand…?) ? Quand va-t-il baisser sa garde ou laisser fondre sa carapace ?

Une légère, toute légère déception sur la fin, où je trouve qu’il nous manque un petit quelque chose à nous mettre sous la dent. Oui, il y aura un second tome, on l’a bien compris, mais j’aurais voulu avoir une petite avancée plus marquée dans l’histoire. En même temps, je suis partagée parce que je trouve aussi que cette « pause » arrive pile au bon moment, le moment choisi pour la fin est top, l’entre-deux monde en quelque sorte qui sera un entre-deux tomes.

Heureusement, il me reste 3 tomes à lire, même si un peu secrètement et sûrement de manière dingue, une partie de moi espère que le tout dernier sera moins bon, pour que j’ai moins de mal à terminer cette série. Enfin bon, d’ici là , direction le 2 tout bientôt !

Cette lecture valide :

La consigne n°56 du défi Les Déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Le premier livre d’une grande saga fantastique, qui a révélé le talent exceptionnel d’un nouvel auteur.

Roman de 550 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Ptitmousse. Une série à découvrir 🤗

JEUX LIT AVEC SALLY : Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier

C’était une des lectures communes du mois d’août

Nous étions deux lectrices à partager nos impressions

Quand il est entré dans le supermarché, il s’est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l’a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l’ont arrêté, personne n’aurait imaginé qu’il n’en sortirait pas. Cette fiction est librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.

Roman de 64 pagesSe le procurer

Chronique de Maggy

On l’imagine assis sur un casier vide au fond d’une cave ou marchant de long en large dans quelques mètres carrés. Peut-être tire-t-il convulsivement sur une cigarette, peut-être est-il avec un portable à l’oreille… En tout cas, il est abasourdi, il est révolté, il est en colère; il est triste aussi, sans doute. Et il parle, il parle, il parle… il ne peut plus s’arrêter. Il raconte ce que la caméra a capté, il imagine ce qui est passé par la tête de cet homme au moment où les coups pleuvaient, ce jeune homme mort pour avoir bu une bière sans être passé par la caisse, il envisage la réaction des parents atterrés… Et toujours il s’exprime, les mots semblent doués de vie, ils sortent de lui avant même qu’il ait pu construire des phrases, une logorrhée sans fin… Elle n’avait d’ailleurs pas de début cette incontinence verbale. le lecteur l’a choppé au milieu d’une phrase qui n’est toujours pas terminée 60 pages plus tard.

Un texte fort, qui se lit d’une traite, sans pause, sans respiration. Un tour de force de la part de l’auteur qui n’a pas voulu que le monde oublie qu’on peut mourir pour une bière, au 21e siècle, en France.
« 

Chronique de Sally Rose

J’ai découvert ce texte à la faveur de la représentation donnée à la Comédie française par Denis Podalydès. Une mise en scène sobre qui déploie toute l’intensité du propos.
Ce texte d’une soixantaine de pages n’est qu’une longue phrase dont le début et la fin ne sont pas notés, une grande respiration qui raconte comment un homme qui a volé et consommé une canette de bière dans un supermarché, a été battu à mort par les vigiles de la sécurité.
Chaque ressenti est décomposé, ceux de l’homme qui reçoit les coups, ceux des hommes qui les donnent. Les pensées sont séquencées, contextualisées, comme un ralenti d’une violence inouïe.
La construction de ce récit adapté d’un fait divers plonge le lecteur en apnée, l’empêchant de reprendre sa respiration, le faisant vibrer de tout son être.
Prévoir une bonne heure pour la lecture, elle ne peut se faire que d’une traite.

LC décembre 2021 : L’Ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle

Résumé : Il était une fois un ours qui voulait devenir un homme… et qui devint écrivain. Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine, un plantigrade comprend qu’il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et de ses supermarchés aux linéaires débordants de sucreries… Le livre sous le bras, il s’en va à New York, où les éditeurs vont se battre pour publier l’œuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique ! Devenu la coqueluche du monde des lettres sous le nom de Dan Flakes, l’ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes…

Pour participer :

Participants :

  • Maggy
  • Sally Rose

LC Polar décembre 2021 : Le Journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Résumé : Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique, L’Inconnu, dont l’auteur, R.M. Holland, a vécu et enseigné en ces lieux. Fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, Claire travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie, est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de L’Inconnu…Claire devient suspecte aux yeux de la police. Le mystère s’épaissit lorsqu’elle découvre dans son journal intime une écriture qui n’est pas la sienne : « Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas. « L’inconnu, lui, la connaît, jusqu’à ses moindres secrets, et il n’est visiblement pas étranger aux meurtres qui vont se succéder. Claire arrivera-t-elle à changer la fin de l’histoire ?

Pour participer :

Participants :

  • Maggy
  • Sally Rose

LC classique décembre 2021 : Pauline de George Sand

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Résumé : «Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d’un blanc scrupuleux et d’une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation.» Aurore Dupin (1804-1876), connue en littérature sous le pseudonyme de George Sand, est une figure centrale de la littérature du XIXᵉ siècle. Elle a activement travaillé à la diffusion d’idées où le progrès, la liberté, l’égalité et la justice le disputent à la place des femmes dans une société qu’elle souhaite entièrement renouvelée. «Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d’un blanc scrupuleux et d’une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante…»

Pour participer :

  • 1 le notifier en commentaire
  • 2 Se procurer le livre – À noter que le texte, libre de droits, est disponible gratuitement en EPUB et en PDF
  • 3 le lire
  • 4 le chroniquer pour obtenir des points cadeaux (facultatif)

Participants :

  • Sally Rose

En décembre, Jeux Lit Avec Sally

Le club de lecture

Une saga familiale

En décembre, beaucoup d’entre nous se préparent à la grande réunion de famille autour des fêtes de fin d’année : plaisir, contrainte, rancœur, jalousie, joie et partage, de multiples situations président à ces réunions. C’est la bonne période pour se plonger dans le contexte familial des personnages de littérature.

Pour les séries, seul le tome 1 sera accepté

Le nombre de participants est limité à 10. Inscrivez-vous !

Participants :

  • Amélie
  • Kadeline
  • Laehb
  • Maggy
  • Priscilla
  • Sofinette
  • Sally Rose

Les lectures communes

  • Le classique du mois : Pauline de George Sand – s’inscrire
  • Le polar du mois : Le Journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths- s’inscrire
  • Le roman du mois : L’Ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle – s’inscrire