La chambre des dames de Jeanne Bourin

Chronique de Laehb

Depuis que je suis petite, j’ai entendu ma mère et ma marraine parler de ce roman, le conseiller dès qu’il était question de roman historique ou de fresque familiale. Il y a une dizaine d’années, j’ai récupéré leurs vieux livres, vestiges du Grand Livre du Mois, les romans de Jeanne Bourin faisaient partie du lot mais je n’étais toujours pas vraiment décidée à me lancer, la romance n’étant pas du tout mon genre de prédilection.
Il serait bien trop réducteur de ne parler que de romance. Oui c’est une romance mais plus tragique que mièvre, c’est avant tout un roman historique exceptionnellement bien documenté mettant à l’honneur les us et coutumes de la petite bourgeoisie au XIIIe siècle.
J’ai particulièrement apprécié la présentation de ces artisans d’art, orfèvres, enlumineurs, drapiers et artistes jongleurs et trouvères, leurs routines rythmées par les offices religieux, les descriptions de leurs tenues, mobilier et quotidien en général. J’ai moins apprécié les romances que j’ai trouvé assez répétitives, que voulez-vous, on ne se refait pas… Sentiment aggravé par la profonde inimitié ressentie envers le personnage de Guillaume, personnage central à toute l’intrigue.
Ce roman a plus de 40 ans et c’est peut-être grâce à son âge qu’il est agréable de lire cette belle écriture au vocabulaire châtié sans niaiseries.

Cette lecture valide :

La consigne n°14 du défi Les déductions élémentaires

A propos du livre :

Résumé : Jamais le Moyen Age n’avait inspiré un tel roman, chronique chaude et familière d’une famille vivant au XIIIe siècle, dans le royaume de Saint Louis. Jeanne Bourin y conte l’existence quotidienne des Brunel, orfèvres à Paris, surtout celle des femmes et, tout particulièrement, de deux d’entre elles : Mathilde, la mère, trente-quatre ans, et Florie, sa fille, quinze ans, qui se marie. Tout semble tranquille, assuré. Rien ne l’est, car une folle passion et des événements dramatiques vont ravager la vie des Brunel. Si l’intrigue est imaginaire, le cadre historique, lui, ne l’est pas. Une documentation rigoureuse donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, s’est plu à confirmer dans sa préface : les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en ce XIIIe siècle rayonnant où l’on mêlait gaillardement vie charnelle et vie spirituelle. Et bien des idées reçues se voient battues en brèche. Grand Prix des lectrices de Elle , Prix des Maisons de la presse, La Chambre des Dames a fait l’objet d’un grand feuilleton télévisé sur TF1.

Roman de 576 pages – se le procurer

Le mot de Sally Rose

Merci beaucoup pour ce partage Laehb. Je garde un excellent souvenir de la série télévisée mais je ne crois pas avoir déjà lu le roman. A découvrir 🤗

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4 commentaires sur “La chambre des dames de Jeanne Bourin

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