JEUX LIT AVEC SALLY : La vie de couple

C’était le thème du club de lecture du mois de février

Nous étions 4 à explorer le sujet

Amélie a lu

Résumé : Un an et demi de bonheur… Roy et Celestial sont ce couple typique de la bourgeoisie afro-américaine d’Atlanta : un mari ambitieux, vissé à son ordinateur portable, et une épouse artiste, à l’aube d’une belle carrière. Il a suffi d’une méprise, d’une tragique méprise, pour que le rêve se brise en morceaux. Du mauvais endroit au mauvais moment. De la mauvaise couleur de peau. Injustement accusé de viol, Roy se voit condamné à douze ans de prison. Comment survivre à une vie volée ? Comment nourrir un amour que les murs, l’amertume et le temps corrompent à petit feu ? Et comment croire encore – pour le meilleur ou pour le pire – au rêve américain ? Lauréat du Women’s Prize for Fiction 2019

Roman de 405 pages – se le procurer

La Chronique d’Amélie

Le mariage est une promesse. «Jusqu’à ce que la mort nous sépare», ils se le sont jurés. Roy et Celestial, jeune couple fraîchement marié, se voient néanmoins séparés par un cataclysme tout aussi inattendu. Accusé à tort de viol, Roy est incarcéré pour de longues années.

Roy, l’ambitieux, à qui la réussite souriait, devient un noir de plus derrière les barreaux. Toute la famille fait bloc derrière lui pour le tirer de là. Pourtant le temps passe, les mariés ont désormais passé davantage de temps séparés qu’ensemble, les lettres se raréfient. Pour Roy à la liberté entravée, les jours s’écoulent avec brutalité dans la mélancolie du bonheur perdu. Dehors, sa femme avance. Alors que sa famille l’y ramène sans cesse, elle refuse de se laisser, elle aussi, emprisonner dans l’étendard trop lourd de la femme d’un martyr. Elle ne l’oublie pas, mais elle reste Celestial, une femme désespérément vivante.

Son ami de toujours, Andre, lui apparait d’un autre oeil, elle laisse libre cours à ses sentiments. Aurait-ce été le cas si Roy avait été là ? Quoi qu’il en soit ce qui n’aurait concerné que leur couple devient une question orageuse dans leur famille. Leurs parents n’ont pourtant pas eu une vie sentimentale toute lisse, mais en se détournant de son amour pour son mari, c’est comme si Celestial tournait le dos à toute une communauté.

J’ai été d’emblée conquise par l’écriture. Tayari Jones a créé une galerie de portraits complexes, des personnages criants d’imperfections et de vérité au phrasé singulier. Elle leur donne magnifiquement corps et voix dans des chapitres qui alternent introspection et échanges épistolaires. Elle décale le débat politique pour revenir aux individus, prenant soin d’alterner des points de vues étoffés dans lesquels s’affrontent la part d’égoïsme nécessaire pour mener une vie qui vous correspond et les responsabilités et sensibilités qui vous enjoignent à tenir compte d’autrui. Un mariage de sentiments totalement crédible et réussi mais, malgré tout, entaché par un scénario assez convenu. J’ai eu le sentiment qu’après être montée en puissance dans une partie de l’histoire qui n’était pas la plus facile à aborder l’autrice finissait part tourner en rond dans ce qui aurait pu être le point culminant avant de se faciliter la sortie.»


Maggy a lu

Résumé : Françoise Xenakis est irrévérencieuse une seconde nature chez elle. Marie Claire Une réflexion désopilante sur le couple. Figaro Magazine Un livre gai, grinçant, culotté. Marie-France Une réussite. Biba Le parler vrai de Xenakis n’endort pas le client. VSD On est attendri, amusé… une plume grinçante nous fait passer un bon moment. Magazine Littéraire

Roman de 247 pages. Se le procurer

La Chronique de Maggy

Comme elle l’avait promis en présentant un ouvrage précédent consacré aux épouses bien souvent invisibles de grands hommes, Françoise Xenakis revient avec un bouquin consacré aux maris de l’ombre.
Bonne idée sauf que, tout d’abord, elle n’a pas pu trouver de femmes célèbres qui étaient parvenues à garder leurs maris. Ensuite, allez savoir si c’est à cause du « pouvoir » que confère la célébrité, mais les femmes mises en avant ici sont assez imbuvables (et on comprend que leur mari se soit fait la malle). Et pour couronner le tout, désespérant de trouver des femmes célèbres mariées (et dont le mari ne serait pas également sur le devant de la scène), l’autrice s’est rabattue sur… Marie (oui, Marie de Nazareth, la « vierge », vous avez bien compris).

On commence donc avec Morris Meyerson, le mari de Golda Meyr à travers de pseudo lettres que s’envoyaient les époux. Alors que lui voulait continuer de vivre aux USA, sa dame vendra tous leurs meubles pendant qu’il est au travail pour acheter des tickets de bateau afin d’investir un Kibboutz dans un Israël pas encore né… Ces deux-là s’aimaient, mais ne vivaient vraisemblablement pas sur la même planète et ne regardaient certainement pas dans la même direction. Au bout d’un moment, Monsieur a refait sa valise…

On poursuit avec Colette qui nous raconte ses amours désabusées et qui, comme tout le monde le sait, mariée (pour la deuxième fois), a compté les épis de blés avec son beau-fils adolescent pour finir par épouser un homme plus jeune qu’elle de 16 ans pour terminer ses vieux jours.

Arrive Marie, mariée à un Joseph octogénaire, bougon, inféodé à ses enfants d’une précédente union et pas du tout père du petit Jésus, au propre comme au figuré. Marie passe son temps à pleurer et à balayer.

Enfin, on terminera avec des pseudo lettre écrites par Denis Thatcher a sa dame de fer de femme, avec qui il ne partage pas grand chose, qui s’ennuie ferme lors des déplacements officiels et qui abhorre la politique… Lui ne partira pas, on se demande pourquoi.

Je suppose qu’avec la répétition du « tiens-toi droite, tout le monde te regarde », l’autrice a tenté un ressort comique à l’image du langage parfois anachronique, du ton volontairement impertinent…

Mais, j’espère pour elle qu’elle a pris plus de plaisir à écrire son bouquin que moi à le lire.


Ranine a lu

Résumé : Pour sonder la sincérité de Dorante, qu’on lui destine sans qu’elle l’ait jamais rencontré, Silvia échange son habit avec sa servante Lisette. Mais la belle ignore que son prétendant a recours au même stratagème avec son valet. Ainsi travestis, les deux couples commencent à se parler d’amour, dans un chassé-croisé qui réjouit les serviteurs et met les maîtres à la torture. Les personnages parviendront-ils à se libérer de ce jeu de dupes dont ils avaient si peu mesuré les conséquences ? L’amour peut-il triompher des préjugés sociaux ? Intemporels, ces questionnements expliquent sans doute le succès jamais démenti de l’oeuvre depuis sa création en 1730. L’édition : • microlectures • sujets de devoirs • groupements de textes : – le discours amoureux – théâtre et travestissement – la question du bonheur dans la pensée des Lumières – du texte à la représentation • culture artistique : – cahier photos : les mises en scène de la pièce – un livre, un film : L’Esquive d’Abdellatif Kechiche (2004).

Pièce de théâtre de 160 pages – Se la procurer

Chronique de Ranine

J’ai dû voir cette pièce très jeune et ma mémoire étant faible, je n’en avais que peu de souvenirs. C’est très plaisant, mais j’aurai bien aimé plus de profondeur pour les personnages. On entre tout de suite dans le vif du sujet, la progression est rapide, je n’ai pas eu trop le temps de m’attacher.

Sally Rose a lu

Résumé : Échographie d’un père Elle et lui se sont rencontrés sur la côte basque, où ils ont l’habitude de passer leurs vacances. Là, sur fond de plages sauvages, de balades en scooter et de troquets naît bien plus qu’une romance estivale. Mais sur cette histoire idyllique, la vie va bientôt reprendre ses droits en confrontant le couple à la douleur d’une fausse couche. Alternant les souvenirs heureux et les épreuves du présent, cet émouvant roman nous confronte aux aléas de l’existence. Avec dérision et facétie, Harold Cobert s’interroge sur le destin, qu’il conjure à coups de superstitions et de croyances. D’inspiration autobiographique, Dieu surfe au Pays basque aborde le thème délicat de la perte de l’enfant à naître, du point de vue du père. Un récit tout à la fois tendre et enjoué, saisissant et grave. Prix du style 2010 et Jeune talent Cultura pour L’Entrevue de Saint-Cloud

Roman de 158 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Ils s’aiment.
D’un amour fou, tendre et généreux.
Ils veulent avoir un enfant.
Tout ne se passe pas comme dans un conte de fées.
Le narrateur nous emmène dans le tourbillon de leur amour naissant, leur rencontre foudroyante. Il nous fait vivre aussi les inquiétudes liées à une grossesse qui ne se passe pas bien.
Un magnifique roman sur le couple, sa résistance aux aléas de la vie sur ce que veut dire être deux lorsque la destinée vous fait une mauvaise surprise.
J’ai été touchée par ce récit d’un amour si fort sans être destructeur, bien au contraire.
C’est tendre, drôle, magique et malgré tout l’histoire se finit bien.
Comme dans les contes de fées. Comme dans la vie aussi, parfois. Souvent finalement

Avec ces lectures, je conseille le thé Flèche de Cupidon de Fruit-tea (code PROMO sur la page Les Partenariats)

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