JEUX LIT AVEC SALLY : « noir » ou « blanc » dans le titre

C’était le thème du club de lecture du mois d’octobre

Nous étions 7 à explorer le sujet

Audrey a lu

Résumé : Après des années de guerre, la Terre sainte connaît enfin le calme. Baybars se retire au Caire et le prince Édouard rentre en Angleterre ourdir ses plans.
Mais, dans les deux camps, des hommes de l’ombre intriguent et complotent.
Pour une cause, pour la vengeance, pour le profit.
Pour la guerre.

Saint-Jean-d’Acre, 1274. Will Campbell est un Templier, un soldat entraîné au combat. Mais parce qu’il est membre d’une mystérieuse société secrète baptisée L’Âme du Temple, il est aussi un homme de paix qui a œuvré à la trêve désormais installée entre chrétiens et musulmans de Terre sainte.
Pourtant, les vieilles querelles ne demandent qu’à être rallumées. Édouard a promis au pape une nouvelle croisade et, en Orient, certains marchands commencent à trouver que la paix ne remplit pas assez leurs coffres. Quant au fils aîné de Baybars, il a décidé d’en découdre avec les chrétiens. Définitivement.
Alors que le pire se prépare, Will est tiraillé entre ses devoirs de Templier, son rôle au sein de L’Âme du Temple et l’amour impossible qui le lie à Elwenn. Lorsque son ami de jadis et faux frère d’aujourd’hui, Garin de Lyons, est envoyé par Édouard en Terre sainte, la vie de Will sombre définitivement dans le chaos et la destruction…

Conspiration, pouvoir et passion au temps des croisades : une épopée historique hors du commun.

Roman de 804 pages – se le procurer

La Chronique de Audrey

Une semaine pour lire ce pavé et pourtant ce n’est pas le manque d’attrait qui en est la cause.
Tome 2 d’une trilogie, je craignais, ayant lu le tome 1 il y a un bon moment, ne plus me souvenir de tout, me rappelant que ledit tome n’était pas sans beaucoup d’aventures. Au final, l’auteure gère très bien et nous dissémine de-ci, de-là des rappels.

On retrouve donc Will Campbell. Templier mais également membre d’une société secrète au sein de cet ordre : l’Anima Templi ou Ame du Temple. Nous le retrouvons en Terre Sainte, dans la ville d’Acre. Nous le retrouvons tout à ses difficultés : au sein du Temple, au sein du Cercle ou dans sa relation passionnée mais interdite avec Elwen. Sur fond de fresque historique, Robyn Young nous emmène dans une incroyable aventure dans ce Proche-Orient médiéval. Alors que Will et ses partisans œuvrent pour une paix, force est de croire que peu de personnes, musulmans comme chrétiens, ne la désirent pas, cette paix. Complots, trahisons sont de mises, le tout dans un rythme frénétique dans lequel on ne s’ennuie jamais.
L’auteure parvient à nous faire saisir la très mince possibilité de maintenir la paix entre les ambitions et croyances des uns et des autres. On parvient également à palper tout l’univers cosmopolite que représentaient ces terres orientales.
Centrée sur la dernière croisade, cette épopée ravira les férus d’histoire même si l’auteure admet avoir pris quelques libertés.

C’est en tout cas un récit qui m’apprit beaucoup sur cette période riche de l’histoire. Il me tarde de lire le tome 3 !

Kadeline a lu

Résumé : Venise, 1579 Dans les brumes de décembre, les cloches de San Zanipolo chassent les âmes en peine. À l’aube du carnaval, la cité des Doges s’éveille sur des cris : tordu dans une affreuse posture, une salive noirâtre aux commissures des lèvres, le corps dans vie d’un imprimeur est découvert derrière un étal de marché. Ce n’est que le premier cadavre aux lèvres noircies, la peste est de retour en ville ! Peste… ou complot ? Seule Flora, une jeune courtisane, entrevoit la vérité. Mais qui la croira ? Veronica Franco, sa tutrice ? Galeazzo Foscarini, qu’elle aime sans espoir de retour ? Les jours passent, le fantôme de Dandolo, le doge sanguinaire, revient semer le trouble dans les esprits. Le mal se répand, apportant son lot de violences et d’injustices pour un cortège macabre. Et tandis que les Vénitiens, terrifiés, cherchent des boucs émissaires, les vrais coupables poursuivent leur oeuvre de mort. Risquant sa vie, Flora ne pourra compter que sur son sang-froid pour noyer dans les eaux sombres de la lagune les malédictions de Venise… AUTEUR Philosophe de formation, Charlotte BOUSQUET est l’auteure d’une dizaine de romans pour les adultes et pour la jeunesse. Elle a récemment publié La Marque de la bête (Mango) et Arachnae (Mnémos), un thriller de fantasy inspiré d’une Renaissance italienne qu’elle adore. Elle a été récompensée par plusieurs prix, dont le prix Merlin pour Les Arcanes de la trahison (Nestiveqnen). ILLUSTRATEUR (couverture) Né en 1978, Aurélien POLICE est un illustrateur polyvalent qui exerce son activité tant dans la réalisation de pochettes de disques que les couvertures de romans, l’illustration d’articles de presse et de jeux de rôle que la réalisation de courts métrages. Essentiellement numérique, son travail mêle la photographie, les scans de peintures ou de dessins, et lui confère son style si particulier.

Roman de 286 pages. Se le procurer

La Chronique de Kadeline

Noire lagune se déroule au 16ème siècle à Venise. La ville sort d’une épidémie de peste et on commence à  trouver de nouveaux cadavres qui semblent  touchés par la peste : nouvelle épidémie ou crime en série ? La peste est interprétée comme un châtiment divin, un courroux qui tomberait pour punir les vices et les personnes de « mauvaise vie ». La conséquence directe de cette croyance est, qu’à chaque épidémie, on cherche un bouc émissaire dans l’espoir de calmer Dieu et faire fuir la maladie. La cible idéale à lyncher sont les prostituées et les courtisanes. Pour éviter une nouvelle série d’assassinats, une apprentie courtisane va mener l’enquête pour prouver que ce n’est pas la peste qui sévit. 

C’était une bonne lecture mais j’ai un souci avec le fait que ça soit classé roman pour ado car ça combine des choix d’écritures complexes. Charlotte Bousquet a une écriture très travaillée. Elle retranscrit l’ambiance du lieu et de l’époque de manière poussée. Le souci est que ça demande beaucoup de connaissances en amont pour entrer dans l’histoire et comprendre ce qu’on lit. Il y a énormément de termes spécifiques : les différentes pièces de costumes de carnaval, les différents métiers, les matériaux… Même moi, en tant qu’adulte plutôt cultivée, j’ai pagayé au départ. Le lecteur se retrouve avec un choix obligatoire : prendre le parti de ne rien comprendre ou passer son temps le nez dans le lexique (je conseille de lire le lexique avant de commencer le roman ça aide).Quand on est avec un texte qui demande un tel niveau de concentration, le classer en ado c’est osé. Je ne dis pas que les ados n’en sont pas capables,  juste que la combinaison plume, vocabulaire, univers et construction du récit  avec pour chacun un niveau d’exigence élevé, ce n’est pas courant. Il faut s’attendre à une très belle plume, beaucoup de vocabulaire peu familier et compliqué, et une intrigue foisonnante surtout dans les premières pages.  Le début est laborieux, la combinaison de tous les éléments peut faire beaucoup pour des ados. Il faut arriver à passer les 50/100 premières pages, après c’est beaucoup plus fluide. J’ai apprécié l’aspect historique qui est intéressant et instructif. Les personnages sont bien construits. Le texte est agréable à lire quand on a intégré tous les prérequis.  C’est un policier historique bien réalisé. Attention il y a des scènes très dures avec des animaux, des enfants et des femmes. J’ai beaucoup aimé cette lecture mais trouver la cible pour ce roman est complexe, il me parait  particulièrement difficile d’accès et sombre pour des ados et en même temps l’intrigue va un peu vite pour des adultes.

Laehb a lu

Résumé : En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Devenu fou de rage depuis la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune et, surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’était compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges. Trente ans après  Misery, Stephen King renoue avec l’un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir, où l’on retrouve les protagonistes de  Mr Mercedes  (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… comme le pire.   Un suspense de très haut niveau et une intrigue au déroulé parfait qui vont faire passer au lecteur de belles nuits blanches. Renaud Baronian, Le Parisien.

Roman de 576 pages – se le procurer

La Chronique de Laehb

Tome 2 de la trilogie Bill Hodges.
Même si les enquêtes peuvent être lues indépendamment je le déconseille. Primo car ce serait dommage de passer à côté de Mr. Mercedes, et c’est déjà une raison plus que suffisante ! Mais aussi car on retrouve des personnages et des situations et cela pourra «divulgâcher» le premier opus ou vous laisser circonspect.
J’ai pris grand plaisir à lire ce Stephen King loin de ses habituels romans de science-fiction ou d’horreur. Celui-ci est un roman policier classique, roman à suspense où la tension dramatique n’est pas créée par l’interrogation sur l’identité du criminel car nous le suivons dès les premières pages et sur plusieurs décennies. Le suspense est ici dans le compte à rebours, Hodges reussira-t-il à le mettre hors d’état de nuire? J’apprécie beaucoup cette construction et le temps consacré à la description des personnages, à leur évolution.
La thématique de l’écrivain reclus, du fan obsédé-déçu et du personnage de fiction porté aux nues est vraiment intéressante et toujours autant d’actualité (depuis son Misery ou par exemple le fanatisme généré par Harry Potter) et fait forcément réfléchir la lectrice passionnée que je suis.
J’aurai aimé lire cette saga du Coureur et découvrir ce Jimmy Gold qui déchaîne les passions. Voilà le don du King, vous donner envie de plus, mais surtout de l’impossible !
Je vais évidemment me précipiter à la librairie commander le troisième et dernier volet, la dernière page dévoilant un rebondissement complètement dingue. Chapeau l’artiste !

Maggy a lu

Résumé : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles… L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Roman de 505 pages – se le procurer

La chronique de Maggy

J. Will Dodd nous livre les journaux de bord tenus par son arrière-arrière-grand mère à la fin du 19e siècle. A cette époque, les indiens vivaient encore libres dans la Grande Prairie même s’ils sentaient, comme une intuition, que les Hommes Blancs pouvaient être leur perte. C’est la raison pour laquelle le grand chef Little Wolf a fait le pari fou de proposer au président Grant d’échanger mille femmes blanches contre mille chevaux. Les enfants issus de ce mélange ethnique devraient être l’avenir du peuple indien et vivre en harmonie avec les Blancs dont ils détiendront une partie d’héritage. May Dodd se porte volontaire pour cette aventure qui s’annonce excitante… Ses carnets nous racontent cette folle année qu’elle a vécue au sein d’une tribu cheyenne pour qui les réserves indiennes n’étaient encore qu’un vague concept. On sait que tout n’est que fiction; d’ailleurs l’auteur le rappelle à la fin du roman. Mais c’est tellement bien raconté, c’est tellement criant de vérité, qu’on oublie tout au long de la lecture que cette histoire ne s’est jamais produite, que ces carnets sans âge n’ont jamais existé. Et c’est cela tout l’art de Jim Fergus: nous faire vivre une vraie aventure depuis son canapé. Parce qu’on l’a senti dans nos tripes l’enthousiasme de ces femmes téméraires, qui ne savaient pas très bien dans quoi elles se lançaient mais qui pensaient que ça ne pouvait être que pour un mieux. On l’a vue devant nous cette Grande Prairie où paissent les bisons, il a fait frémir nos narines ce feu de bois où des marmites mitonnent à toute heure du jour et de la nuit, on les a entendus ces « hou hou » au-dessus des galops des chevaux… Et c’était juste formidable ! Un bien beau voyage donc, dans un temps qui n’est plus depuis longtemps, au sein de ce peuple qui n’avait même pas de mot pour évoquer le concept du « mal », qui croyait un peu à la magie et beaucoup en la famille. Jim Fergus, sans être militant, nous propose un bel hommage à ces hommes et ces femmes, issus d’un autre temps et dont les âmes continuent certainement de parcourir la Grande Prairie.

Priscilla a lu

Résumé : Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé… « On finit totalement emballé, le cœur un peu serré… Vraiment, génial ! » Ouest France « Passé et présent se superposent et c’est peu dire que l’on passe par toutes les couleurs… » Marie France Ce roman a reçu cinq prix littéraires en 2011

Roman de 492 pages – se le procurer

La chronique de Priscilla

Il y a quelques mois j’avais lu la BD adaptée de ce roman et j’avais été séduite par son graphisme et encore plus par le dénouement de l’histoire, si bien que je m’étais promis de lire le roman.

J’ai particulièrement aimé cette lecture au goût de redécouverte. J’ai la sensation que d’en connaître l’issue m’a permis de mieux appréhender l’histoire et d’apprécier tout particulièrement toute la richesse et la complexité des personnages. 

J’imagine que pour beaucoup de lecteurs ce livre a insufflé une envie irrépressible d’aller faire un détour par Giverny, et je ne fais pas exception… Cela faisait déjà quelques mois que j’avais envie d’y retourner, encore plus maintenant que j’ai fini les Nymphéas noirs car l’auteur a parfaitement  su peindre les décors avec sa plume !

Je ne connaissais pas encore la plume de Michel Bussi (oui, oui c’est possible) et pourtant j’ai plusieurs titres dans ma PAL qui attendent d’être lus… je vais devoir m’y intéresser de plus près car avec les Nymphéas noirs j’ai passé un très bon moment.   

Sandrine a lu

Résumé : Bien qu’anglaise depuis 1810, l’île Maurice a gardé du temps où elle s’appelait Île de France l’habitude de notre langue et nombreux sont les mauriciens qui parlent le français de préférence à l’anglais. Elles se partagent aussi entre noirs et blancs, les premiers fournissant généralement le prolétariat et les seconds les éléments de la « bonne société » du pays, tel Maître Emile Galantie dont l’étude est des plus prospères.
Pourtant, à la génération suivante, son neveu et successeur sera surnommé avec commisération par ses pairs « le notaire des noirs ». Faillite apparente qui en masque une plus profonde: il aurait voulu être un réformateur, un martyr politique au besoin. Pourquoi? A cause d’un enfant mort à sept ans, son cousin André.
Le drame de cette mort qu’il pensait ainsi racheter, qu’il ne se pardonne pas, six mois ont suffi à le consommer. Six mois qui débutent le jour où Maître Emile Galantie décide de recueillir André dont le père a dû s’exiler à Madagascar à la suite d’une malversation. Cela, l’enfant ne le sait pas. Il a fait de son père un héros dont le retour coïncidera avec la révolution. Le plus beau cadeau qu’il reçoit est une longue-vue avec laquelle il guette le navire qui le lui ramènera. Mais tout va se liguer -l’affection comme l’égoïsme- pour détruire ses illusions, ses raisons de vivre.
Et c’est avec un talent bouleversant que Loys Masson raconte cette « passion enfantine ».

Roman de 256 pages – se le procurer

La chronique de Sandrine

Alors qu’il n’est plus qu’un vieillard solitaire, celui que l’on nomme avec mépris ‘’le notaire des noirs’’ convoque les fantômes de son passé pour raconter sa trajectoire, celle d’un jeune homme bien sous tous rapports, amené à succéder à son oncle dans sa florissante étude notariale mais qui abandonna sa riche clientèle de colons blancs pour aider les Mauriciens noirs opprimés, en mémoire d’un jeune garçon mort trop tôt. Ses souvenirs le ramènent au temps de sa jeunesse, il n’avait pas encore trente ans, vivait chez son oncle Emile Galantie et sa tante Marthe, un couple stérile qui se détestait férocement. Son cousin Fernand, un ivrogne et un escroc, exilé à Madagascar pour cause de malversations financières, laissait derrière lui le petit André, âgé de sept ans, recueilli par les Galantie. André était chétif, fragile, rêveur. Il voyait en son père un révolutionnaire au service des noirs et guettait tous les jours son retour sur une mer désespérément vide. Immédiatement attaché à cet enfant comme un père à son fils, l’apprenti notaire jalousait tous ceux qui auraient pu capter l’affection d’André mais il le délaissait parfois au profit d’Aline, une femme mariée aussi gironde que passionnée. Victime de la pingrerie de l’oncle Emile qui refusait de l’envoyer en pension où il aurait pu se faire des camarades de son âge, victime de l’égoïsme du narrateur trop occupé par sa liaison, victime de la cruauté des adultes qui brisèrent ses rêves d’enfant, André, petit à petit, sombra dans la fièvre, pour finir par s’éteindre à petit feu. 

Roman du sentiment paternel, de l’enfance et de la cruauté du monde, Le notaire des noirs est un huis-clos tragique dont l’issue est connue dès le début. André va mourir, six mois à peine après son arrivée chez les Galantie. Mort d’avoir été mal aimé, mort d’avoir trop rêvé, mort par la faute d’adultes égoïstes et jaloux. Car même si le narrateur voyait en lui un fils et l’aimait sincèrement, il n’a pas su le protéger de la trop dure réalité, il n’a pas su mettre de côté ses sentiments et ses instincts pour se consacrer entièrement à cet enfant trop fragile. 

Mais Le notaire des noirs est aussi le roman de l’île Maurice, sa végétation luxuriante, ses cyclones meurtriers et la colère sourde des noirs contre les colonialistes blancs. On y sent l’amour de l’auteur pour son île mais aussi une critique de la société blanche qui y règne, méprisante jusque dans sa générosité. Emile Galantie, soucieux de sa position et de ses biens en est le représentant, vacillant devant les changements profonds qui se préparent. 

Un roman triste et cruel, porté par l’écriture poétique de Loys Masson. 

Sally Rose a lu

Résumé : 1961. Après avoir vu La Vérité de Clouzot, inspiré de sa vie et dans lequel Brigitte Bardot incarne son rôle de meurtrière, Pauline Dubuisson fuit la France et s’exile au Maroc sous un faux nom. Lorsque Jean la demande en mariage, il ignore tout de son passé. Il ne sait pas non plus que le destin oblige Pauline à revivre la même situation qui, dix ans plus tôt, l’avait conduite au crime. Jean-Luc Seigle signe un roman à la première personne où résonnent avec force les rêves et les souffrances d’une femme condamnée par les hommes de son temps.

Roman de 256 pages – se le procurer

Chronique de Sally Rose

Pauline Buisson a tué son ex-fiancé. Elle a été condamnée et a passé plusieurs années en prison. Quand elle sort, elle se réfugie au Maroc où personne ne la connaît.

Le film de Clouzot, La Vérité, avec Brigitte Bardot, est une libre adaptation de ce fait divers. Il va centraliser la soi-disant connaissance du sujet du quidam.

Dans ce roman écrit à la première personne, Pauline Dubuisson prend la parole pour raconter son parcours, sa relation aux hommes et sa grande souffrance de n’avoir été jugée que sur les apparences.

L’auteur a un style sans pareil pour décrire les sentiments de cette femme que la société a condamné à perpétuité.

On n’oublie pas qu’elle a tué mais on prend conscience de la persistance des émotions et des sentiments. Très touchant

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